Ciao Bella – Serena Giuliano

« J’aime écrire car cela ne fait pas de bruit. L’écriture permet de crier en silence, de pleurer sans larmes, de communiquer sans paroles.
Parler, c’est terrifiant. »

Note : 3 sur 5.
En librairie depuis le 5 mars 2020 chez Pocket – 272 pages, 7.70€

4ème de couverture :

Anna a peur – de la foule, du bruit, de rouler sur l’autoroute, ou encore des pommes de terre qui ont germé… Pour affronter sa deuxième grossesse, elle décide d’aller voir une psy.
Au fil des séances, Anna livre avec beaucoup d’humour des morceaux de vie. L’occasion de replonger dans le pays de son enfance, l’Italie, auquel elle a été arrachée petite ainsi qu’à sa nonna chérie. C’est toute son histoire familiale qui se réécrit alors sous nos yeux…
À quel point l’enfance détermine-t-elle une vie d’adulte ? Peut-on pardonner l’impardonnable ? Comment dépasser ses peurs pour avancer vers un avenir meilleur ?

Ce que j’en ai pensé :

Ciao Bella raconte l’histoire d’Anna, une jeune femme traumatisée par un passé ponctué de violence, celle de son père sur sa mère. Aujourd’hui, Anna a des peurs, beaucoup de peurs. Elle va donc se confier à Lizy, comme elle aime l’appeler, sa psychologue et entame une longue thérapie. A travers ses confessions, nous apprenons beaucoup de choses sur le passé d’Anna, son présent aussi, ainsi que sa peur de l’avenir. Arrachée à sa terre natale, l’Italie et plus précisément Naples alors qu’elle n’est qu’une enfant, elle nous raconte comment elle a su se construire et grâce à qui.

Ciao Bella est un roman aux allures légères qui pourtant traite de nombreux sujets bien difficiles : la violence, l’immigration, l’intégration, le racisme, la maternité, la résilience etc. Si j’ai aimé l’histoire, la relation entre Anna et son mari ou encore sa Nonna adorée, j’ai pourtant eu plus de difficultés à être sensible à la plume de Serena Giuliano. C’est tout à fait personnel puisque son écriture est pourtant fluide et ponctuée d’humour. Peut-être est-ce avant tout le manque d’attachement que j’ai pu ressentir vis à vis d’Anna plus que la plume en elle-même, je l’ignore. Pour me faire une véritable idée à ce sujet, je compte lire prochainement un autre livre de cette autrice.

J’ai beaucoup apprécier partir en voyage en Italie, découvrir des petites coutumes que je ne connaissais pas alors que je vis à quelques centaines de kilomètres de ce charmant pays. Les chapitres très courts donnent également un très bon rythme à l’ensemble, j’ai une forte appétence pour ce format et j’ai donc naturellement enquillé les pages. Avalé en 24h, ce roman est parfait pour la saison. J’avoue avoir eu la chanson Bella ciao, bella ciao, ciao, ciao en tête pendant des heures et des heures, conditionnée par les séries TV.

J’ai vraiment eu le sentiment que ce livre était une confession personnelle, bien que je me sois rendu compte dans les remerciements que ce n’était pas tout à fait le cas. La simplicité de l’histoire la rend d’autant plus crédible et j’imagine qu’il est aisé de s’identifier aux personnages lorsque nous sommes parents, ce qui n’est pas mon cas. En revanche, pour hypocondrie et les angoisses, pas de problème, j’étais au RDV !

En bref :

Un moment sympa mais pas marquant, j’ai tout de même très envie de découvrir d’autres romans de l’autrice. Une histoire sous forme de chroniques rafraichissantes. Un petit rayon de soleil dans ma bibliothèque !

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