Quais du polar 2019 – Lyon

« Quand je pense à tous les livres qu’il me reste à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux. »

Jules Renard


Jour 1: Vendredi 29 mars

7h28, je monte dans le train depuis la gare de Chambéry direction Lyon Part-Dieu. Les sacs et les valises remplient de livres ont eu du mal à fermer.

Petit saut dans le passé, rappelez-vous, la période des fêtes de fin d’année, lorsque nous n’étions encore que des enfants et que nous étions impatients que le Père Noël arrive. On avait du mal à dormir tant l’excitation était énorme. Eh bien c’est exactement ce que je ressens. J’ai attendu ce week-end pendant des mois. Organisée comme à mon habitude, le planning est fait et bien rodé (normalement je vais pouvoir faire tout ce que je veux…); je suis prête !

Une fois arrivée à Lyon, sous un soleil éclatant, nous déposons les affaires à l’hôtel, à 15 minutes à pieds du Palais de la Bourse où les auteurs se trouvent pendant 3 jours. Petit déjeuner rapide en terrasse et nous voilà sur les marches du palais, trépignant d’impatience. Nous sommes dans les premiers, il n’y a pas encore la foule énorme annoncée (il est prévu près de 90 000 visiteurs sur le week-end).

Palais de la Bourse

Une fois à l’intérieur, c’est parti pour un repérage rapide, je fais le tour de tous les libraires, regardant où se trouvera chaque romancier. Je check tout ça et j’enregistre tout dans ma petite tête. J’achète mon premier bouquin, « Boréal » de Sonja Delzongle. La dédicace commence dans 15 minutes, je suis en place.

10h30, première rencontre: Sonja arrive, grande, avec ses yeux bleus perçants. Elle s’installe, sourit et prend le temps. Je suis assez intimidée devant cette auteure que j’apprécie énormément et qui m’a vraiment bouleversé avec « Quand la neige danse ». Très gentille et accessible, elle me signe mes deux livres. J’ai du mal à lui parler, je me contente juste de profiter et de réaliser (ça y est j’y suis !).

Après près d’une heure à vagabonder à travers les rayons, à acheter des livres (déjà!) nous ressortons du Palais, les prochaines rencontres prévues sont à 15h. Pause déjeuner au soleil, profitant de la tiédeur du temps. Je vois le monde qui arrive et je suis heureuse. Heureuse de voir que la lecture réunit autant de personnes.

Afin d’éviter la longue file d’attente qui se créée rapidement pour accéder au bâtiment, nous décidons de rentrer assez vite avant 14h. Même si en tant qu’adhérente à Quais du Polar j’ai une carte « coupe-file », je préfère rester sur mon organisation de base. Direction le stand de la librairie Decitre, où Olivier Norek est prévu en signature. J’y rencontre un couple sympathique venant de Belgique spécialement pour le festival (!!!). On discute, on passe le temps, Olivier n’arrive que dans 1h30 mais une foule compacte commence déjà a se former. Je suis agréablement surprise, lors de ma visite il y a 2 ans, il était seul à son stand et aujourd’hui les gens attendent patiemment jusqu’à 3 heures pour le rencontrer. Il a définitivement marquer les esprits avec « Entre deux mondes ». J’en profite pour acheter « Surface » qui doit sortir le 11 avril mais qui est en avant première ici.

S’armer de patience lorsque l’on vient dans ce type de Salon est indispensable. Norek arrive, il est charismatique, souriant. C’est mon tour, je me présente et lui tend mes livres, lui disant que je viens de terminer « Entre deux mondes ». J’avais tellement de choses à lui dire, je voulais qu’il sache à quel point j’ai été bouleversé, mais finalement c’est lui qui a lancé le sujet « Je l’ai terminé cette semaine… » sa réponse fût tout naturellement « Et ça va? ». Non Monsieur Norek, ça ne va pas du tout du tout ! Évidemment je me suis contentée de lui répondre « Non et vous? ». Je vous raconterai ce qu’il m’a dit lors de ma chronique qui paraîtra très vite sur ce roman… Merveilleuse rencontre, gros coup de cœur.

Un salon sur 3 jours, c’est un timing assez serré, c’est pour quoi je ne me laisse pas le temps de me remettre de mes émotions que je file vers la librairie Le bal des Ardents où Niko Tackian a commencé ses signatures. Je n’attends que 5 petites minutes et mon tour arrive. Je suis ravie de le rencontrer, après avoir lu tous ses livres ! Je me présente, je lui dit que nous avons échangé ensemble sur Facebook concernant ma chronique sur « Avalanche Hôtel » et il m’explique pourquoi il a publié uniquement la mienne sur sa page. Je suis touchée et flattée, ses compliments me vont droit au cœur. Il est vraiment sympa, drôle, avec sa tête de bandit lorsque je lui demande une photo (super moment!)

De nouveau, je repars arpenter les allées de bouquins qui à chaque coin de table me sautent dans les mains. Impossible de résister, j’ai déjà bien entamé mon enveloppe budget!

Afin d’être sûre de ne pas rater mon chouchou anglais, M.J Arlidge, prévu à 17h00, je me pointe devant le stand et je fais le pied de grue. Très rapidement je sympathise avec la libraire. Je tombe par hasard sur Camilla Grebe, personne devant, Hop j’en profite et je lui achète « Le journal de ma disparition ». Très gentille, elle parle le français, nous échangeons quelques mots et je retourne 3 pas à côté pour attendre Matthew. Voyant la patience de maître dont je fais preuve (et tous les conseils que je donne autour de moi concernant l’acquisition des livres de Arlidge), la libraire m’offre un mug édition Points.

17h00. Changement de plan, le stand est trop petit, on déménage de l’autre côté de la librairie, je donne un petit coup de main pour placer les livres, « Am Stram Gram »; « Il court il court le furet »… j’aligne tout, tout doit être parfait pour Arlidge qui vient d’arriver.

Sourire, quelques mots échangés en français, il est super sympa ! Je lui demande timidement une petite photo avec lui, il me dit de venir derrière le stand, je suis ravie. Accessible et sympathique, je m’attendais à une forte affluence pour lui, quelle fût ma surprise en voyant que nous sommes à peine 5 personnes.

Nous quittons le Palais de la Bourse. Je suis sur mon petit nuage, heureuse. Un jus de fruit en terrasse, pour prendre le temps de réaliser, de lire les signatures, de vous les publier sur Insta. Direction l’hôtel, puis un petit bouchon lyonnais où nous dinons avant de nous effondrer de fatigue à 22h00. La tête remplie de bons moments, je m’endors et recharge les batteries pour le lendemain.

Sonja Delzongle – Olivier Norek – Niko Tackian – M.J Arlidge – Camilla Grebe
Achats du jour !


Jour 2: Samedi 30 mars

C’est LE grand jour ! Levée de bonne heure et bonne humeur, c’est aujourd’hui que je rencontre enfin Maxime Chattam, après 14 ans d’attente. Petit déjeuner rapido en terrasse et nous voilà sur les marches du Palais ou 7 personnes sont déjà là. Il est 8h15, les portes s’ouvrent à 10h00. Rapidement le petit groupe de lecteurs que nous sommes sympathisons. Le couple de Belges, rencontré hier est au RDV. L’attente est fraiche mais agréable. Rapidement la foule grandit et une immense file humaine se créée. Les gens n’hésitent pas à se lever tôt pour venir. Je commence à ressentir une impatience à la limite du supportable. Le temps passe, 9h45. Voyant les adhérents sortir leur carte « coupe-file » je commence à stresser. Maxime est en dédicace à l’ouverture pour peu de temps, sa conférence est à midi. Je me décide alors à sortir moi aussi mon sésame. Je me place sur la bonne file. Je lève la tête et là je le vois. Il arrive, tout sourire à côté de nous, Mr Chattam, l’auteur merveilleux qui m’a ouvert les portes du polar. Sourire jusqu’aux oreilles, je suis aux anges.

10h00. Les portes s’ouvrent, les sacs sont fouillés, je suis passée très rapidement dans les premières (oui oui on peut dire que sur ce coup je suis carrément une groupie!). Je marche vite pour me diriger vers la librairie Vivement Dimanche où Maxime s’est déjà installé. Une bénévole me donne un ticket, l’un des 40 tickets distribués ce matin pour éviter une foule trop grande avant la conférence. J’ai le numéro 2. Je réalise, il est là en face de moi, tout sourire. J’attends, fébrile, que mon tour arrive. Une dame me demande pour passer avant moi, elle n’a qu’un livre à faire signer quand nous, nous en avons 6. « Allez-y Madame ! ». Puis la bénévole vient me chercher, 5 minutes après mon arrivée. Me voilà face à lui, face au maître du polar français (en tous cas pour moi). Je suis heureuse, j’ai le cœur gonflé. Je lui tends mes livres, nous discutons un peu, il sourit en voyant le prénom de ma petite sœur « Faustine, je pense savoir l’écrire! » .

J’ai du mal à réaliser sur le moment que je me trouve face à mon romancier fétiche, à mon idole (disons les choses hein…), il est simple, poli, gentil, abordable et adorable. Lorsque nous faisons la photo ensemble je suis, je pense, la fille la plus heureuse du salon ! (Je ne vous la publie pas, c’est un souvenir merveilleux mais ma tête de bêbête ne me met franchement pas en valeur !). Je lui dit que, grâce à lui je me suis mise à lire du thriller, il y a 14 ans, je l’ai remercié.

Maxime Chattam

Il m’a fallu quelques minutes ensuite pour, à l’écart, calmer les tremblements de mes mains. Ça y est ! Je l’ai enfin rencontré, vous n’imaginez pas à quel point ce moment je l’ai rêvé ! L’arrivée si matinale était surtout pour pouvoir combiner à la fois la rencontre avec lui à l’ouverture mais aussi la certitude d’être à l’heure (et bien placée) pour la conférence de midi avec Maxime & Olivier Norek.

Il est à peine 10h30, nous avons un peu de temps, je décide alors de faire un tour rapide du salon, les auteurs sont nombreux depuis l’ouverture. Je vois alors Dathan Auerbach, auteur américain de « Bad Man » (je voulais acheter ce livre depuis un moment, l’occasion était trop belle pour la laisser filer!) Personne à son stand. Je me dirige donc vers lui (encore tremblotante) et lui tend le livre que je prends face à lui. Il semble surpris et heureux de me le dédicacer! Agréable moment où nous avons échangé en franglish. Il m’a offert un pin’s de son bouquin et nous avons fait une photo ensemble. Belle rencontre, j’ai à présent hâte de le lire!

Hop hop, le temps presse, Direction La Chapelle de la Trinité à moins de 200 mètres du Palais de la Bourse. Quelques personnes sont déjà là, je joue la carte « Coupe-file » et entame la file « abonnés ». Première, je suis ravie. Une bonne heure d’attente plus tard, les portes s’ouvrent et nous voilà au deuxième rang, face à Maxime et Olivier. La chapelle est magnifique et grande.

12h00. Chattam n’est pas encore là, retardé par ses dédicaces (vu le monde je vous assure que c’était prévisible!). Il est arrivé 10 minutes après et la conférence a commencé.


« La littérature comme arme de défense des droits de l’enfant », présenté par Thierry Saudejaud, Secrétaire Général d’UNICEF France.

Vraiment intéressante, cette conférence met en lumière les actions de l’UNICEF et la manière dont les auteurs se servent de la littérature pour faire passer leur message. Maxime Chattam, parrain de l’organisme, très engagé a sorti son livre « Ambre », personnage tiré de sa série « Autre Monde » et cèdent tous ses droits d’auteurs au profit des enfants. Quant à Olivier Norek, c’est à travers les enfants migrants arrivés (ou pas) dans la jungle de Calais qu’il dénonce les conditions de vie affreuses dans lesquelles ils vivent. Les deux écrivains pensent que la lecture permet aux enfants de s’exprimer en enrichissant leur vocabulaire et en le permettant ainsi de partager avec des mots plutôt qu’avec de la violence. D’après eux (et même si je ne suis pas maman, je suis d’accord avec eux), il faut expliquer (avec les bons mots bien sûr) aux enfants ce qui se passe dans le monde afin de leur éviter de se trouver face à la réalité des choses de façon inattendue et violente. Un sujet sensible mais que les auteurs ont abordé avec humour et franchise. Une belle conférence !

13h00. On déjeune rapidement au pied du palais pour y retourner avant la foule de l’après-midi. Pensant aller voir Jacques Expert dimanche matin, je ne l’avais pas programmé sur cette journée. Erreur de ma part! Il était encore là, 40 minutes après la fin de sa séance de dédicaces, j’ai donc racheter d’autres livres (de toutes façon je les voulais tous donc bon!) et j’ai pu le rencontrer. Charmant, il a pris le temps, malgré son retard de planning pour m’expliquer comment il avait enquêté sur les romans que j’avais choisi. Un auteur vraiment sympathique qui nous montre qu’il aime venir à la rencontre de ses lecteurs. Un réel plaisir d’avoir pu partager ces quelques minutes avec lui. Mr Expert se lève pour nous dire bonjour et se lève pour nous dire au-revoir en nous serrant la main, ce geste peut vous paraître anodin mais dans un salon avec des centaines de personnes qui attendent leur tour, c’est franchement appréciable.

J’ai ensuite rencontré Shari Lapena, auteure canadienne que je n’ai pas encore lu mais que je voulais découvrir, lisant rarement des thrillers domestiques (à part certains de B.Abbel) je lui ai donc acheté ses deux romans. La signature a malheureusement été expéditive… Espérons que les livres soient plus sympas!

C’est avec impatience que j’ai attendu l’arrivée de Peter James, et pourtant, je ne l’ai jamais lu. A force de voir de très bonnes critiques sur « La maison des oubliés », j’ai vraiment hâte de le découvrir et j’ai profité d’être à Quais du polar pour me le procurer. Très sympathique, il essaie de parler français et est très abordable. J’ai bien pris conscience de l’ampleur de sa carrière vu le nombre de titres disponibles sur son stand. Je suis contente de le découvrir après l’avoir rencontré. J’attends beaucoup de cette lecture donc j’espère de tout cœur ne pas être déçue.

J’ai clôturé ma journée avec Sandrine Collette, que j’avais déjà eu l’occasion de rencontrer il y a deux ans. Toujours aussi avenante, ce fût un plaisir pour moi de la revoir et de lui dire tout le bien que j’ai pensé de « Juste après la vague » qui, comme ma chronique publiée il y a quelques jours le dit si bien, a été un véritable coup de cœur en ce début d’année.

Dathan Auerbach – Jacques Expert – Shari Lapena – Peter James – Sandrine Collette
Achats du jour!

C’est la tête remplie de souvenirs merveilleux, particulièrement celui de ma rencontre avec Maxime Chattam (vous l’aurez compris) que s’est achevé mon salon Quais du Polar. Ayant réussi à faire rentrer mon planning de 3 jours sur 2, sans pour autant courir ou bâcler mes journées, j’ai profité de Lyon le dimanche pour y rejoindre des amis.

L’attente fût longue avant d’être enfin au festival mais sincèrement, si vous hésitez encore à y aller… Foncez l’année prochaine ! On pourrait même se retrouver pour un petit déjeuner autour du polar et ainsi, partager notre passion commune autour d’un café.

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