« Le vendredi après-midi, j’allais à la bibliothèque faire le plein de livres pour pouvoir passer le week-end à lire. Des livres qui me permettraient de chasser la solitude. »

Une lecture qu’on dévore comme un bon film du dimanche soir
C’est le genre de roman qu’on croise partout sur les réseaux : dans les stories, les reels, les comptes booksta les plus suivis et qu’on finit forcément par vouloir découvrir.
La Menteuse, premier roman de Sophie Strava, a beaucoup fait parler de lui ces dernières semaines, et à juste titre : c’est un thriller psychologique efficace, addictif et diablement bien mené.
Soyons honnêtes : ce n’est pas le thriller de l’année, ni une révolution du genre. Mais alors, qu’est-ce qu’il fonctionne bien !
J’ai tourné les pages sans voir le temps passer, happée par la narration et par cette héroïne aussi agaçante qu’attachante.
Un page-turner redoutablement efficace
Dès les premières pages, l’autrice installe une tension douce mais constante, un sentiment d’inconfort mêlé de curiosité.
On sait que tout va finir par exploser, mais on ignore quand ni comment et c’est précisément ce qui rend la lecture si prenante.
La narration à la première personne est un excellent choix : elle nous plonge directement dans la tête de Sloane, dans ses justifications, ses petites rationalisations, ses angoisses aussi. On n’est jamais tout à fait avec elle, ni totalement contre elle.
J’ai particulièrement aimé cette sensation de “lecture série Netflix”, ce rythme soutenu, cette envie constante de reprendre le livre pour “juste un chapitre de plus”.
Les bonnes raisons de lire La Menteuse :
- Une très bonne héroïne : Sloane est imparfaite, menteuse, parfois pathétique, mais terriblement humaine. On la juge et on la comprend à la fois.
- Une narration efficace : Rythme, suspense, rebondissements… tout est pensé pour maintenir l’attention sans pause.
- Un ton accessible et addictif : C’est fluide, moderne, sans longueur, un roman qu’on dévore d’une traite.
- Un twist bien amené : Pas le plus surprenant du genre, mais suffisamment habile pour relancer l’intrigue et offrir une vraie satisfaction de lecture.
- Une autrice prometteuse : Pour un premier roman, Sophie Strava frappe fort : c’est intelligent, bien construit et terriblement efficace.
Un thriller domestique dans la lignée de Freida McFadden
Impossible de ne pas penser à La Femme de ménage ou à d’autres thrillers domestiques récents :
une héroïne un peu fantasque, un cadre bourgeois où tout semble parfait, une tension psychologique qui monte doucement, un twist à mi-parcours, et un final qui renverse les perspectives.
Les ressemblances sont là, mais La Menteuse ne se réduit pas à une copie.
C’est un roman plein de personnalité, porté par une plume vive et un vrai sens du rythme.
On sent que Sophie Strava connaît ses codes, joue avec eux, et surtout sait ce que ses lectrices recherchent : du suspense, des émotions, et cette dose de glamour empoisonné propre aux thrillers domestiques.
Un très bon moment de lecture
La Menteuse ne vous fera pas sursauter au point d’en perdre le sommeil, mais il vous tiendra éveillés plus tard que prévu.
C’est un thriller popcorn, de ceux qu’on lit comme on regarde un bon film : avec plaisir, sans prise de tête, mais avec un vrai sens du spectacle et de la narration.
Et c’est peut-être ça, finalement, sa plus grande réussite : réussir à nous captiver sans nous épuiser.

En bref :
Sophie Strava signe un premier roman habile et addictif, porté par une héroïne complexe et un suspense savamment dosé. Pas un chef-d’œuvre, mais un excellent divertissement psychologique, qui séduira tous les amateurs de thrillers domestiques.
Une lecture idéale pour celles et ceux qui aiment les secrets, les faux-semblants et les belles maisons où rien n’est jamais aussi parfait qu’il n’y paraît.
4ème de couverture :
Sloane Caraway est une menteuse. Rien de bien méchant : ses petits mensonges sont inoffensifs, destinés à embellir sa vie tristement banale, comme elle dit. Alors, quand Sloane aperçoit une fillette en larmes dans un parc, elle ne peut pas s’en empêcher : elle dit au (très séduisant) père de l’enfant qu’elle est infirmière et l’aide à retirer un dard d’abeille du pied de sa fille.
Grâce à cette rencontre fortuite, Sloane devient la nounou des riches et privilégiés Jay et Violet Lockhart. Ils ont tout : les montres de luxe et les tenues haute couture, la maison new-yorkaise digne d’un magazine déco, la meilleure école privée pour leur fille…
Sloane les envie et elle est prête à mentir sur tout, ou presque, pour faire partie de leur famille. Mais à mesure que la liste de ses mensonges s’allonge, le vernis lisse des apparences se craquelle. Et si Sloane n’était pas la seule à mentir ?
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