Nous rêvions juste de liberté – Henri Loevenbruck

« Dans la vie je crois qu’il vaut mieux montrer ses vrais défauts que ses fausses qualités. Vaut mieux surprendre que décevoir. »

Nous rêvions juste de liberté - Henri Loevenbruck
En librairie depuis avril 2015 –  488 pages, 9.40€

Re re re lecture

Cher Henri,


Je ne sais jamais comment parler de Nous rêvions juste de liberté.
Chaque fois que je m’y essaie, j’ai l’impression que les mots sont trop petits, trop sages, pas assez vivants pour dire ce que ce livre provoque en moi. Alors aujourd’hui, je t’écris directement.

Parce que ce roman, depuis de nombreuses années, n’est plus seulement une lecture. Il fait partie de moi.
Il y a quelques jours, je l’ai repris entre mes mains. Une relecture. Une de plus.


Et comme à chaque fois, tout est revenu immédiatement. Le cœur qui s’emballe, le corps qui réagit avant même que l’esprit ne comprenne. Cette sensation très particulière de savoir que je vais être bousculée, encore, sans pouvoir y échapper.
Ce livre est vivant. Il ne s’est jamais figé dans un souvenir.


Dès les premières pages, j’étais à nouveau sur la route. Dans le bruit du moteur. Dans la poussière, la vitesse, l’urgence de vivre. Bohem, le Chinois, La Fouine, Prof, Mani, Fat Boy… et Freddy. Toujours Freddy. Ils étaient tous là, comme s’ils ne m’avaient jamais quittée. Comme une bande de frères un peu trop bruyants, un peu trop vrais, mais indispensables.


Ta plume me frappe à chaque lecture. Elle est brute, directe, sans fioritures. Elle raconte comme on parlerait à quelqu’un en qui on a confiance. Il n’y a pas de mensonge, pas de posture. Juste la vérité d’un regard, d’une voix, d’un vécu. Et c’est précisément pour cela que ça touche aussi fort.


Comment expliquer qu’une bande de gamins un peu à la dérive puisse émouvoir à ce point ?
Comment expliquer qu’on s’attache autant à des personnages imparfaits, parfois violents, souvent perdus, mais profondément humains ?
Peut-être parce que tu écris la liberté sans la travestir.
Pas une liberté de carte postale.

Mais une liberté exigeante, inconfortable, parfois destructrice.
Une liberté qui grise autant qu’elle fait mal.
À chaque lecture, ce roman me pose la même question, encore et encore : qu’est-ce qu’être libre, vraiment ? Et jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour le devenir ? Tu ne donnes jamais de réponse toute faite. Tu laisses le lecteur se débrouiller avec ça. Et c’est ce qui rend cette histoire si puissante.


Et puis il y a ce moment, hors du livre.
Cette rencontre lors du salon Quais du Polar.
Quand tu as écrit le nom Bohem sur un simple bout de papier. Un geste anodin, sans doute. Mais pour moi, il a pris une valeur immense. Ce prénom, ce personnage, cette histoire… je les ai ensuite gravés sur ma peau. Aujourd’hui, Bohem est tatoué sur moi. À jamais. Comme une trace indélébile de ce que ce roman m’a fait, de ce qu’il représente, de ce qu’il m’a transmis.


Refermer Nous rêvions juste de liberté est toujours un arrachement. Il y a ce moment précis où je reste immobile, le livre fermé, avec ce besoin urgent de silence et d’air. Comme après une tempête. Comme après quelque chose d’essentiel.


Ce roman est devenu mon livre préféré.
Celui que je cite par réflexe, celui que je garde près de moi.
Celui auquel je reviens quand j’ai besoin de ressentir fort.
Celui qui me rappelle que lire peut être une expérience physique, viscérale, bouleversante.

Alors merci.
Merci pour Bohem.
Merci pour la route.
Merci pour cette histoire qui, des années plus tard, continue de battre dans ma poitrine.
Et surtout, merci de m’avoir offert un livre auquel je reviendrai toujours.
Avec toute mon affection de lectrice,
et un amour immense pour ce roman.


« Nous avions à peine vingt ans, et nous rêvions juste de liberté. »

Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paye cher.

« Nous rêvions juste de liberté » réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Lœvenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road movie fraternel et exalté.

Nous rêvions juste de liberté
Providence, hors du temps et de l’espace.
A peine sorti de l’enfance, à l’heure des premiers émois et des premières désillusions, Hugo, dit Bohem, rencontre une bande avec laquelle il se lie de manière indéfectible. Plus qu’amis, ils seront frères et ensemble, ils vont former un clan avec un maître-mot : être libres.
Mus par ce besoin irrépressible, ces rêveurs intrépides vont entreprendre une traversée du pays dans une quête initiatique semée d’épreuves, d’excès et de bonheurs. Guidant leur devoir d’insoumission, trois valeurs tutélaires : loyauté, honneur et respect. Les idéaux résisteront-ils réalité ?

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