« Quoi qu’il puisse se produire dans nos petites vies, les vagues déferlaient et déferleraient jusqu’à la fin du monde. »

Une quête mondiale, un lien sororal renforcé… et l’ombre de Pa Salt qui se rapproche
Après avoir voyagé aux côtés de Maïa, Ally, Star, CeCe, Tiggy et Électra à travers le monde, ce septième tome avait quelque chose de particulier avant même d’être ouvert. Parce qu’il ne s’agit plus de découvrir les origines d’une sœur en particulier… mais de retrouver celle qui manque depuis le début. Cette fameuse septième étoile des Pléiades, celle dont l’absence plane sur toute la saga. Et forcément : ce tome est à la fois une promesse et un tournant.
Ce que j’ai trouvé très agréable ici, c’est que, pour la première fois, les sœurs évoluent réellement ensemble. Elles communiquent davantage, se soutiennent, s’écoutent, se heurtent parfois aussi… mais surtout, elles avancent en groupe, portées par un objectif commun.
Cette quête de la sœur disparue agit comme un ciment. Elle met en lumière leur lien, leurs différences, leur affection. Et je trouve que cela donne une chaleur particulière au récit. On est moins dans une aventure individuelle et plus dans une dynamique de famille, au sens large.
Lucinda Riley en profite également pour s’attarder sur leurs vies personnelles, sur ce qu’elles sont devenues, sur leurs évolutions. Cette attention portée aux personnages est l’une des grandes forces de la saga, et elle fonctionne encore très bien ici.
Une chasse aux indices aux quatre coins du monde
L’intrigue, elle, est construite comme une véritable course. Un indice, une piste, un déplacement… et une impression constante que la vérité se cache juste derrière la prochaine porte.
De la Nouvelle-Zélande à l’Irlande, en passant notamment par le Canada et la France, on suit les traces d’une mystérieuse femme dont le nom revient comme une obsession. Mais bien sûr, rien n’est simple : les pièces du puzzle se dévoilent lentement, et l’autrice joue sur le mystère, les omissions, les zones d’ombre.
C’est un tome qui a donc une vraie énergie narrative, une sensation de mouvement permanent… même si, paradoxalement, j’ai aussi ressenti par moments une forme d’étirement.
Je vais peut-être vous choquer : je n’ai pas réussi à m’attacher à Merry. Cela dit, je reconnais aussi que cette antipathie n’est pas forcément un défaut d’écriture : c’est un personnage construit de manière à déranger, à questionner. Et on sent qu’il y a une raison à son attitude. Mais en tant que lectrice, cela m’a parfois fatiguée, parce que j’avais envie que l’histoire avance plus vite, que les obstacles soient moins “évités”.
Comme toujours dans Les Sept Sœurs, l’alternance passé / présent structure le roman et j’adore ça. La toile de fond liée à l’Irlande et à sa lutte pour l’indépendance est intéressante, documentée, et apporte une vraie singularité au tome. J’ai d’ailleurs apprécié de découvrir davantage cet aspect historique, notamment les tensions politiques et sociales qui traversent le pays.
Ce tome a aussi un rôle particulier : il prépare. Et cela se sent. On est à un moment où la saga bascule doucement vers ce que tout le monde attend depuis le début : Pa Salt. Ses secrets, son histoire, son mystère. La sensation est parfois celle d’un roman qui ouvre des portes, qui aligne les pièces… pour nous amener vers le grand final.
J’ai même eu, par moments, l’impression que le récit était volontairement étiré afin de laisser de la place à ce qui viendra ensuite. Ce n’est pas désagréable en soi, mais cela explique pourquoi ce tome ne sera pas mon préféré de la saga.
Les bonnes raisons de lire ce tome :
- Parce que c’est le tome où les sœurs sont le plus réunies et solidaires
- Pour la quête mondiale, très rythmée, avec une vraie sensation de course au mystère
- Pour approfondir la dynamique familiale et l’évolution de chaque sœur
- Pour découvrir un pan historique différent (Irlande, lutte d’indépendance)
- Parce que l’histoire de Pa Salt se rapproche… et que ça donne envie de lire la suite

En bref :
La sœur disparue est un tome à part dans la saga. Un tome pivot. Un tome de transition aussi.
Je ne peux pas dire que ce soit mon préféré, et certaines parties m’ont moins emportée, notamment à cause d’une héroïne difficile à apprécier et d’une partie historique un peu moins marquante pour moi.
Mais malgré ces réserves, Lucinda Riley réussit encore à maintenir cette magie propre aux Sept Sœurs : ce mélange de voyage, de transmission, d’émotion et de secrets familiaux qui nous fait tourner les pages sans même nous en rendre compte.
Et surtout… Pa Salt se dessine enfin à l’horizon.
4ème de couverture :
Maia, Ally, Star, CeCe, Tiggy et Électra. Recueillies bébés par l’énigmatique Pa Salt, les six sœurs d’Aplièse ont chacune découvert leur histoire. Mais elles ont toujours su qu’elles devraient être sept, comme les étoiles des Pléiades auxquelles elles doivent leurs prénoms. À présent que leur père a disparu, elles n’ont qu’un indice pour trouver leur dernière sœur : le dessin d’une bague en forme d’étoile à sept branches.
Les six sœurs se lancent dans une quête haletante à travers le monde. Peu à peu, elles découvrent une magnifique histoire d’amour, de bravoure et de sacrifice, qui a commencé près d’un siècle plus tôt, alors que d’autres courageuses jeunes femmes avaient décidé de risquer leur vie pour changer le monde autour d’elles…