Série Fear The Flames, Livre 01 : La Reine du feu
« Avouer que ça ne va pas a toujours été un problème, car je déteste faire porter le poids de mes émotions à quelqu’un d’autre. Il est plus simple d’afficher un sourire que personne ne regarde de trop près. »

Dragons, vengeance et found family : une romantasy ultra addictive
Je suis tombée sur La Flamme des dragons un peu par hasard, en naviguant sur internet. Et parfois, il ne faut pas plus qu’un titre, une couverture, une promesse… pour savoir qu’on va craquer. Là, c’était immédiat : j’ai été séduite en deux secondes. Ni une ni deux, le livre a été attaqué dès son arrivée. Et après avoir lu plusieurs avis mitigés, je vous le dis très simplement : je fais partie de l’équipe qui a vraiment beaucoup aimé.
Je suis encore assez novice en fantasy / romantasy, donc j’imagine que je ne lis pas avec les mêmes attentes que certains lecteurs aguerris. Et peut-être que c’est exactement pour ça que cette lecture a si bien fonctionné sur moi : elle m’a embarquée, sans me perdre.
J’ai vu passer des retours disant que le worldbuilding était léger ou pas assez développé. Je comprends l’argument, vraiment. Mais de mon côté, c’était… parfait.
Parce qu’ici, l’histoire se concentre surtout sur les personnages, sur leurs blessures, leurs liens, et sur les conflits entre royaumes. On est davantage dans l’émotion, la tension, les alliances et la politique que dans une exploration ultra détaillée de la géographie ou de la magie. Et personnellement, c’est précisément ce que j’ai apprécié : j’ai eu l’impression d’être happée par une intrigue qui va à l’essentiel sans jamais perdre en intensité.
Des tropes exactement comme je les aime
J’ai pris un plaisir immense à reconnaître (et savourer) plusieurs tropes que j’adore :
- la politique dans le monde magique et les jeux de pouvoir
- l’héritière cachée qui finit par se révéler
- un enemies to lovers… qui bascule assez rapidement (et je ne dis pas non)
- et surtout… la found family, mon péché mignon absolu
Si je devais résumer l’ambiance du roman : ça claque.
J’ai adoré les nombreux dialogues, les joutes verbales, la répartie, les provocations parfaitement dosées. Ça rend le récit très vivant, très fluide, et ça joue énormément sur l’addiction. Le genre de lecture où tu te dis “allez, encore un chapitre”… puis tu lèves la tête deux heures plus tard.
Les trigger warnings en début de roman sont, selon moi, totalement justifiés. Certaines scènes sont vraiment violentes, dont une en particulier qui marque. Avec mes lectures habituelles (thrillers, polars et romans noirs en général), je suis « habituée ». Mais je pense que c’est important de le souligner : sous ses airs de romantasy “grand public”, ce tome contient des passages plus durs.
Concernant les scènes intimes : elles sont assez explicites, oui, mais sans jamais tomber dans le manque de respect ou la vulgarité. J’ai trouvé que c’était écrit de façon intense, assumée, mais toujours dans une dynamique de consentement et de désir partagé. Tout ce que j’aime !
Je plaide coupable : Cayden vient s’ajouter à ma liste de bookboyfriends. Je m’en fiche complètement d’avoir dépassé la trentaine, je n’en reste pas moins une rêveuse lorsque je lis !
Elowen est une héroïne forte, indépendante, courageuse, avec une rage de vivre et une détermination que j’ai adorées. Et pourtant, Cayden incarne ce protecteur sombre mais touchant, celui qui impressionne, rassure, agace… et qui finalement devient indispensable. C’est exactement le type de duo que j’aime : deux fortes têtes, deux blessures, deux orgueils, et une tension permanente.
Et les dragons alors ?
Oui, les dragons sont évoqués régulièrement… mais ils n’apparaissent pas tout de suite. Certains lecteurs pourraient être frustrés. Moi, pas du tout.
Parce que la montée en pression, la tension, les enjeux politiques et émotionnels sont tellement prenants que je n’ai pas eu besoin qu’ils soient omniprésents dès le départ. Au contraire, cette attente renforce l’envie, le danger, la promesse. Et elle donne encore plus de poids à ce qu’ils représentent.
Et alors… ce final.
Mon cœur s’est accéléré, j’avais les nerfs en pelote (dans le bon sens), et c’est exactement ce que je recherche dans ce type de lecture. C’est un tome introductif, oui, mais pour moi il fait largement le job : il pose les bases, installe les personnages et donne une seule envie…se ruer sur la suite dès sa parution. Et connaissant mon niveau de patience (spoiler : il est inexistant), je redoute déjà l’attente interminable qui me sépare de ces personnages… et surtout de ces cinq dragons.
Les bonnes raisons de lire ce livre
- Une romantasy addictive, difficile à lâcher
- Une héroïne badass et des personnages attachants
- Une found family savoureuse (gros point fort du roman)
- Des dialogues piquants et des joutes verbales réussies
- Un final parfait qui donne envie de lire la suite immédiatement

En bref :
La Flamme des dragons a été une excellente surprise et une lecture terriblement addictive. Entre la tension permanente, les personnages ultra attachants, les dialogues piquants et cette found family qui fait vraiment chaud au cœur, j’ai tourné les pages à une vitesse folle. Un premier tome introductif, oui, mais largement efficace… et surtout un final absolument parfait qui me laisse dans un seul état : l’impatience. Vivement la suite.
4ème de couverture :
Elowen Atarah, princesse d’Imirath, était autrefois aimée, choyée et épanouie. Jusqu’à ce que son père la trahisse, l’emprisonne dans les donjons du palais et lui dérobe ses dragons.
Des années plus tard, après avoir réussi à s’enfuir, elle n’a qu’une idée en tête : récupérer les créatures féroces qu’elle a perdues et se venger des violences qu’elle a subies. Qui de mieux pour l’aider que l’homme le plus redouté de tous les royaumes de Ravaryn ?
Cayden Veles, commandant de l’armée de Vareveth, lui propose un marché dont elle rêve depuis son exil : il l’aidera à libérer ses dragons à condition qu’elle s’engage avec lui dans la guerre contre Imirath. Et même s’il l’insupporte comme aucun autre et qu’elle n’a aucune confiance en lui, rien n’unit plus deux alliés réticents qu’un ennemi commun mortel…