« C’est parfois plus facile de parler avec des étrangers qu’avec des proches. Il m’est arrivé de me confier à des inconnus dans des endroits improbables. »

Une lecture fluide et accessible
Voir le nom de M. Night Shyamalan sur un roman, c’était fichu pour moi. Je suis une grande admiratrice de son univers, de son rapport au mystère, au surnaturel et aux failles humaines. Alors un livre co-écrit par lui ? Réservé, acheté, lu aussitôt. Le résumé, en plus, me rappelait un peu Sixième Sens. Autant dire que mes attentes étaient haut perchées.
Le roman se lit très rapidement. Les chapitres courts donnent un bon rythme, l’écriture est simple, directe, efficace. On avance sans jamais buter, porté par cette histoire d’amour teintée de paranormal et par une atmosphère douce, un peu étrange, presque mélancolique.
Les thèmes de fond sont forts : le deuil, les traumatismes, la culpabilité, ce qu’on garde en soi après une perte. Sur le papier, tout me parlait.
Et pourtant… je suis restée un peu à distance.
Les personnages m’ont semblé construits de façon assez superficielle. Je les ai compris, mais je ne les ai pas profondément ressentis. Je ne me suis pas vraiment attachée à eux, et dans un roman aussi centré sur l’émotion et les relations, ça a clairement joué sur mon ressenti.
Une intrigue qui m’a paru trop familière
J’ai aussi eu une forte impression de déjà-lu.
Entre l’ambiance qui rappelle Sixième Sens et certains éléments qui m’ont fait penser à Et si c’était vrai de Marc Levy…, je n’ai eu aucune vraie surprise. J’anticipais beaucoup, et ça a enlevé une partie de la tension et du frisson que j’espérais. Je lisais, oui, mais sans cette petite boule au ventre ou cette obsession de vouloir absolument savoir la suite. En fait, il n’y a clairement eu aucun frisson.. Peu d’émotions en règle générale d’ailleurs. Ca me crève le cœur d’écrire tout ça. Peut-être un peu trop de Sparks et pas assez de Shyamalan…
Les bonnes raisons de le lire (quand même) :
- Une lecture très fluide, parfaite si vous voulez un roman qui se dévore rapidement
- Une ambiance surnaturelle douce, accessible même à ceux qui lisent peu de fantastique
- Des thèmes universels : deuil, amour, blessures du passé, résilience
- Une histoire d’amour mélancolique qui pourra toucher les lecteurs sensibles
- La curiosité de découvrir un projet littéraire lié à M. Night Shyamalan
Les raisons qui m’ont un peu (beaucoup) freinée :
- Des personnages qui manquent de profondeur à mes yeux
- Une intrigue que j’ai trouvée prévisible
- Une impression de mélange d’histoires déjà connues, sans réel effet de surprise
- Un attachement émotionnel qui ne s’est pas installé
- Un roman que j’ai lu vite… mais sans avoir envie d’y retourner entre deux sessions

En bref :
Ce n’est pas une mauvaise lecture, à proprement parlé. Elle reste fluide. Mais elle ne m’a pas marquée, et venant d’un projet associé à Shyamalan, j’attendais ce petit choc, ce vertige, cette surprise qui n’est jamais vraiment arrivée.
En revanche, je suis très curieuse de l’adaptation cinéma prévue en 2026. Je me dis que sur grand écran, avec sa mise en scène, l’histoire pourrait prendre une toute autre dimension.
4ème de couverture :
Tate Donovan, architecte new-yorkais, demeure troublé par les ultimes confidences de sa sœur : celle-ci lui aurait transmis son don de voir les morts… Pour tourner la page après sa disparition, Tate s’installe dans une maison d’hôtes dans le Massachusetts. Il y fait la connaissance de Wren, une femme aussi attachante qu’énigmatique, et tombe très vite sous son charme. Mais alors que le lien qui les unit s’intensifie, des phénomènes surnaturels inquiétants viennent menacer leur amour naissant. Une âme blessée hante ces lieux. Tate est le seul à pouvoir l’aider, mais cela pourrait bien signifier perdre celle qu’il aime.