La Trilogie du Mal, T3 : Maléfices – Maxime Chattam

« Elle savait que le passé n’était parfois que saveurs, et que les goûts ne pouvaient s’échanger.
Celui de l’amertume moins que tout autre. »

La Trilogie du Mal, T3 : Maléfices - Maxime Chattam
Édition collector 2025 Michel Lafon
En librairie depuis le 6 novembre 2025 en éditions collector chez Michel Lafon – 679/1040 pages, 39.95€

Refermer la boucle, près de vingt ans plus tard

Troisième et dernier tome de La Trilogie du Mal, Maléfices marque la fin d’une relecture entamée avec autant de curiosité que d’appréhension. Relire cette trilogie près de vingt ans après ma première découverte n’a rien eu de nostalgique au sens naïf du terme. Ce n’était ni mieux, ni moins bien qu’à l’époque. Juste… différent. Et sans doute plus profond.

Avec le recul, je me rends compte que cette relecture m’a surtout permis de déplacer mon regard. Là où, plus jeune, j’étais happée par l’action, l’horreur et la tension pure, je me suis aujourd’hui davantage attardée sur la dimension psychologique, sur la mécanique du Mal, sur ce que Maxime Chattam dissèque avec une précision presque clinique.

S’il y a bien un tome qui m’a marquée plus que les autres, c’est celui-ci. Maléfices joue avec une peur profondément ancrée, quasi universelle : l’arachnophobie. Et Chattam ne s’en sert pas comme d’un simple gimmick. Il installe lentement, méthodiquement, une angoisse diffuse, rampante, qui finit par contaminer chaque page… et le lecteur avec. Ce qui rend l’ensemble si efficace, c’est justement cette impression de crédibilité totale. Rien ne paraît gratuit. Tout est amené avec suffisamment de détails, de rigueur scientifique et de logique interne pour que l’on se surprenne à se demander : et si…
Résultat : une lecture qui rend fébrile, presque paranoïaque par moments, tant l’angoisse est bien dosée.

Réunir Joshua Brolin et Annabel O’Donnell pour conclure cette trilogie est, à mes yeux, l’une des grandes forces de Maléfices. Ces deux personnages que j’aime tant trouvent ici un terrain commun, une complémentarité évidente, presque nécessaire. Je me suis moins attachée à leur évolution individuelle, je les connaissais déjà, après tout, mais j’ai pris un immense plaisir à les voir affronter ensemble l’impensable. Leur duo apporte une densité émotionnelle et intellectuelle supplémentaire à l’enquête, renforçant encore le sentiment d’urgence et de danger.

Côté intrigue, Chattam ne nous fait aucun cadeau. Les fausses pistes s’enchaînent, les certitudes vacillent, et même un lecteur aguerri de thrillers se retrouve régulièrement pris à contre-pied. C’est retors, parfois dérangeant, souvent brillant. Je n’avais conservé que les grandes lignes de l’intrigue en mémoire, et c’est sans doute ce qui a rendu cette relecture aussi intense. J’ai pu me laisser surprendre à nouveau, douter, hésiter, me tromper… exactement comme lors d’une première lecture.

Cette relecture m’a rappelé à quel point La Trilogie du Mal a compté dans mon parcours de lectrice. Après Les Arcanes du Chaos, c’est elle qui a définitivement ouvert la porte du thriller et du roman noir dans ma vie. Elle a façonné mes goûts, mes attentes, mon amour pour les récits sombres, exigeants, sans concessions.

L’édition collector parue fin 2025 a été le déclencheur parfait pour replonger dans cet univers. Et je ne regrette absolument pas ce retour en arrière.

  • Pour découvrir (ou redécouvrir) une trilogie fondatrice du thriller français moderne
  • Pour la profondeur psychologique des enquêtes, bien au-delà du simple sensationnel
  • Pour Joshua Brolin, profiler marquant et complexe, et son évolution sur les trois tomes
  • Pour l’ambiance oppressante, sombre, sans concessions, propre à Chattam
  • Pour des intrigues retorses, pleines de fausses pistes, qui malmènent le lecteur
  • Pour explorer le Mal sous toutes ses formes, sans édulcoration
  • Pour mesurer à quel point ces romans restent efficaces, même vingt ans plus tard
  • Et parce que certaines lectures laissent une empreinte durable dans une vie de lectrice
Clôture magistrale de La Trilogie du Mal : avec Maléfices, Maxime Chattam livre un final angoissant et psychologique. Une relecture marquante, vingt ans plus tard, pour une trilogie fondatrice de mes goûts littéraires.

Maléfices est, pour moi, le point d’orgue d’une trilogie marquante, dérangeante et fondatrice. Une lecture toujours aussi efficace, qui réveille des peurs primales et confirme le talent de Maxime Chattam pour raconter le Mal, avec un grand M, sans jamais le banaliser.

Cette trilogie aura toujours une place à part. Dans ma bibliothèque, bien sûr. Mais surtout dans mon cœur de lectrice.


Une ombre inquiétante rôde dans les forêts de l’Oregon, là où se passent parfois des choses dont nul homme ne devrait rien savoir. C’est d’abord un employé de l’environnement qui est retrouvé mort, le visage horrifié. Aucune trace du criminel… Dans le même temps, des femmes disparaissent en pleine nuit, pendant le sommeil de leur époux. Pas de trace d’effraction dans les maisons… Et puis se répand une épidémie singulière, du jamais vu : les foyers de Portland sont envahis par des araignées aux piqûres mortelles. Les victimes s’accumulent et la psychose s’intensifie.
Et s’il n’y avait qu’une seule et même personne derrière tout cela ?
Un être pas comme les autres.
Peu à peu, on commence à murmurer le pire… Et s’il n’était pas humain ?
Joshua Brolin et Annabel O’Donnel s’immiscent dans l’enquête. L’ex-profiler du FBI et la détective new-yorkaise vont entrer dans la toile et faire face à l’impensable.
Une nouvelle génération de tueur.
Lorsque le suspense rencontre la pire de nos peurs..

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