« Je compris qu’il m’offrait la vérité entière, nue, comme la première fleur du printemps s’épanouit avant de se flétrir au soleil. »

Un univers maritime simple mais efficace
Concernant ce roman, j’étai sans attente particulière, sans pression. Juste avec l’envie de se laisser porter.
Je pensais plonger dans une pure fantasy, avec magie, créatures et univers foisonnant. Et finalement… pas vraiment. L’autrice nous propose plutôt une aventure maritime, un roman d’apprentissage, ancré dans un monde rude, plutôt réaliste, où la mer est aussi fascinante que dangereuse. Et même si ce n’était pas ce que j’imaginais au départ, je me suis laissée emporter, j’étais juste mal renseignée au départ.
L’univers est intéressant, même s’il reste relativement accessible. Ce n’est pas une fresque complexe ou un worldbuilding très développé. Pourtant, cela fonctionne.
Les paysages marins, la vie à bord du navire, les tensions entre les membres d’équipage… tout cela crée une atmosphère immersive et prenante.
On sent que la mer est au cœur du récit. Elle est presque un personnage à part entière : imprévisible, brutale, mais aussi pleine de promesses.
Une héroïne à laquelle on s’attache très vite
Fable est une jeune fille forte, déterminée, forgée par la survie. Abandonnée par son père sur une île hostile, elle a appris à se débrouiller seule, à ne faire confiance à personne, à lutter chaque jour pour continuer à avancer. Impossible de rester insensible face à ce personnage. Elle est courageuse, mais aussi fragile, humaine, parfois perdue.
C’est ce mélange qui la rend crédible et attachante. On a envie de la voir réussir, de la voir trouver sa place dans un monde qui ne lui a rien offert.
Alors, oui, le roman reste clairement destiné à un public young adult. Mais l’écriture est fluide, maîtrisée, et surtout jamais simpliste.
On tourne les pages sans s’en rendre compte. Le rythme est bien géré, les chapitres s’enchaînent naturellement, et la tension monte progressivement. Ce n’est peut-être pas une lecture qui bouleverse ou surprend profondément, mais c’est une lecture agréable, efficace et très divertissante.
Je n’avais aucune attente particulière en commençant ce livre. Et c’est probablement ce qui a rendu la lecture encore plus plaisante.
Pas de déception, pas de grande surprise non plus. Juste le plaisir d’une bonne aventure.
Mais la fin… fait parfaitement le job. Elle donne clairement envie de se plonger dans la suite. Et finalement, n’est-ce pas ce que l’on attend d’un premier tome ?
Les bonnes raisons de lire Fable :
- Une héroïne forte, crédible et attachante
- Une ambiance maritime immersive
- Une écriture fluide et accessible
- Un rythme efficace qui rend la lecture addictive
- Une fin qui donne envie d’enchaîner avec le tome 2
Les “moins bonnes” raisons :
- Un univers relativement simple
- Peu de surprise dans l’intrigue
- Un côté très jeunesse qui peut ne pas plaire à tous
- Moins de fantasy que ce que l’on pourrait imaginer

En bref :
Une lecture agréable, fluide et dépaysante, parfaite pour s’évader quelques heures sans prise de tête. Pas un coup de cœur, mais un très bon moment de lecture qui me donne envie de continuer cette aventure maritime.
4ème de couverture :
Fable, 17 ans, est la fille du marchand le puissant des Goulets près de la mer sans Nom. Pourtant, après la mort de sa mère au cours d’une tempête, son père l’a abandonnée sur une île peuplée de voleurs où elle a dû se battre pour survivre. Plongeuse, découvreuse de gemmes qu’elle revend pour assurer sa subsistance, Fable poursuit un but : quitter l’île et rejoindre son père afin d’obtenir son héritage, une place dans sa flotte. Pour cela elle doit gagner le continent où il a établi son comptoir commercial. Elle fait appel à West, le jeune capitaine d’un navire marchand, le Marigold, qui accepte de l’emmener. Mais une fois à bord, alors qu’elle doit faire ses preuves et être acceptée par l’équipage, elle découvre que West et son navire ne sont peut-être pas ce qu’ils paraissaient être…