Anathema (The Eating Woods, T1) – Keri Lake

« J’ai peur de l’inconnu. Du temps laissé au destin, et dont nous ignorons la durée. »

Anathema (The Eating Woods, T1) - Keri Lake
En librairie depuis le 7 janvier 2026 chez Hlab –  636 pages, 23€

Une immersion exigeante mais captivante

Je n’avais encore jamais vraiment exploré la dark fantasy. Je lis de la romantasy, de la fantasy plus classique, mais ce sous-genre… c’était une première. Et quelle première. Plusieurs fois, j’ai vu ce livre en librairie, plusieurs fois, j’ai hésité. Jusqu’au jour où, d’un coup, j’ai eu besoin d’aller l’acheter.

Dès les premières lignes, Keri Lake installe une ambiance suffocante, presque irréelle. La forêt n’est pas qu’un décor : c’est un personnage à part entière. Une forêt maudite, oppressante, où la nuit semble éternelle. Un univers gothique, brutal, fascinant, qui enveloppe le lecteur dans une atmosphère lourde et hypnotique. Très vite, on comprend que ce roman ne fait aucun compromis. Les trigger warnings sont nombreux, et ils ne sont pas là pour décorer. Trauma, violence, manipulation, noirceur psychologique… Tout est assumé. C’est sombre, adulte, dérangeant par moments, mais toujours cohérent.

Ce qui m’a le plus marquée, c’est l’exigence de cette lecture. Le vocabulaire fantasy est dense, les références nombreuses, et honnêtement, le glossaire au début du roman est une bénédiction. Sans lui, je pense que j’aurais été complètement perdue au départ. Mais une fois les repères posés, la magie opère.

Les chapitres relativement courts donnent un rythme très efficace et permettent de ne jamais décrocher, même lorsque l’univers devient complexe. Petit à petit, tout s’imbrique, les secrets se dévoilent, et cette impression de danger permanent ne nous quitte plus. L’ambiance compte autant que l’intrigue ou les personnages. On est dans un roman d’atmosphère, presque sensoriel. On ressent la forêt, le froid, la peur, la tension. C’est immersif.

Si vous aimez les romances rapides et évidentes, passez votre chemin. Ici, on est sur un ultra slow burn, une tension constante, une attirance dangereuse qui se construit lentement.

Zevander est un personnage sombre, borderline, complexe. Le genre de héros qui dérange autant qu’il fascine. Il n’est pas là pour plaire. Il est torturé, imprévisible, et profondément marqué par ses propres démons. On est loin du bookboyfriend selon moi.

Et ce trope du “he falls first”… quel bonheur. La dynamique entre lui et Maevyth évolue énormément, notamment lorsque cette dernière gagne en assurance dans la seconde moitié du roman. Les dialogues deviennent plus piquants, plus électriques. Leur relation prend alors une intensité incroyable.

Maevyth m’a particulièrement touchée. Elle n’est pas parfaite, pas immédiatement forte, mais elle grandit, s’affirme, prend sa place. Et c’est ce cheminement qui rend son évolution si crédible et satisfaisante. On ressent ses peurs, ses doutes, sa résilience. Elle devient peu à peu une héroïne à la hauteur de cet univers brutal. Si au départ, je la surnommais intérieurement « Madame Ouin-ouin », j’ai rapidement changé d’avis.

Et cette fin.

Franchement, je ne m’en suis toujours pas remise.

C’est exactement le genre de conclusion qui donne envie de se jeter sur la suite, sans attendre. Un mélange de frustration, d’excitation et de fascination. Un vrai WAHOU qui met la patience à rude épreuve… A quand la suite ??

  • Une ambiance dark, gothique et immersive, presque hypnotique
  • Une romance slow burn intense et psychologique
  • Des personnages torturés, complexes et fascinants
  • Un univers riche, sombre et plein de mystères
  • Une tension constante et un sentiment de danger permanent
  • Une héroïne qui évolue réellement
  • Une fin qui marque, pleine de suspense

Pour celles et ceux qui aiment :

  • les univers immersifs et oppressants
  • les personnages torturés
  • les romances intenses et psychologiques
  • la dark fantasy et les atmosphères gothiques
  • les histoires qui prennent leur temps

Une première incursion dans la dark fantasy pour moi… et clairement pas la dernière.

Anathema est une lecture sombre, exigeante, mais incroyablement immersive. Un roman où l’atmosphère compte autant que l’histoire, où la tension ne retombe jamais, et qui laisse une empreinte durable une fois refermé.

J’ai passé un excellent moment, et je sais déjà que je serai au rendez-vous pour la suite.


Seuls les bannis savent ce qui se cache au-delà des bois…

Personne ne revient de Witch Knell. Les pécheurs y sont envoyés pour mourir, les légendes parlent de créatures affamées et d’un seigneur maudit qui règne sur les ombres. Maevyth Bronwick le sait. Mais quand le destin la condamne à rejoindre ce bois maudit, elle n’a d’autre choix que de franchir l’arche des os menant à la forêt.
Elle y découvre un monde oublié, aussi cruel que magnifique. Et un homme. Zevander Rydainn, assassin redouté, surnommé le Scorpion. Froid, calculateur, et lié à elle par une prophétie ancienne. Il devrait la protéger. Il pourrait la sacrifier. Mais ce qu’il ne peut contrôler, c’est l’obsession brûlante qui le consume peu à peu.
Maevyth est la clé de sa liberté. C’est son sang qui pourrait briser sa malédiction. Mais elle est aussi la tentation qu’il n’avait pas prévue. Dans ce royaume de magie noire, de secrets enfouis et de créatures voraces, leur attirance devient une arme à double tranchant.

Laisser un commentaire