« Il a besoin de se sentir en sécurité, mais surtout de protéger ceux qu’il aime. Si tu te mets avec lui, tu dois accepter que sa notion de limites n’est pas celle des autres. »

Une lecture hors de ma zone de confort
Je crois que je peux le dire sans détour : la dark romance, ce n’est vraiment pas mon genre. J’ai déjà essayé. Plusieurs fois. Et à chaque tentative, ça s’est soldé par un échec. Malaise, rejet, incompréhension… Bref, ce n’est pas mon univers.
Alors pourquoi ce livre ?
Parce qu’on m’a parlé de dark romcom. Et là, forcément, ma curiosité a été piquée. De l’humour dans un univers sombre, dérangeant, borderline ? J’avais envie de voir ce que ça pouvait donner. Et surtout, de comprendre pourquoi ce roman faisait autant parler de lui.
Et je dois reconnaître que je ne regrette pas d’avoir tenté.
Des personnages qui font toute la différence
Ce qui m’a immédiatement accrochée, ce sont Aly et Josh.
Ils sont ambivalents, complexes, parfois déroutants… mais profondément humains. On sent leurs blessures, leurs contradictions, leurs failles. Rien n’est lisse, rien n’est simple, et c’est précisément ce qui m’a plu. J’ai beaucoup aimé l’alternance des chapitres entre leurs points de vue. Cela permet de mieux comprendre leurs émotions, leurs peurs, leurs désirs. On n’est pas seulement spectateur, on est dans leur tête, et ça rend la lecture très immersive.
Et puis il y a Fred.
Oui, Fred le chat. IMMENSE OUI.
Je ne pensais pas qu’un chat pourrait autant me faire sourire dans un roman de ce genre, et pourtant. Il apporte une respiration, une tendresse, une touche d’humour qui fait énormément de bien. Il est le déclencheur des dialogues drôles et mignons.
Ce roman est un mélange assez particulier de noirceur et de tendresse.
On est clairement dans un univers sombre, avec des fantasmes, du stalking, des pratiques qui peuvent déranger… mais aussi dans une relation où le consentement est présent et assumé. C’est important de le souligner. Les triggers warnings sont nombreux et totalement justifiés. Ce n’est pas une lecture à mettre entre toutes les mains. On parle ici d’une sexualité peu conventionnelle, d’obsessions, de traumatismes, de désirs qui flirtent avec l’interdit. Public averti, clairement.
Et pourtant, il y a aussi de la douceur.
Des moments suspendus, des instants plus légers, presque cocooning. Ce contraste fonctionne étonnamment bien et donne une vraie identité au roman.
Mais malgré tout… je ne peux pas dire que ce fut un coup de cœur.
Le principal problème pour moi reste le rythme. J’ai trouvé ce livre trop long. Vraiment. Dès la moitié, j’ai commencé à sentir que je m’essoufflais. Certaines scènes auraient gagné à être raccourcies, certaines répétitions m’ont agacée. Lire trois fois par pages « mon petit ami » ou « ma petite amie » m’a clairement tapé sur le système… Comme si nous n’avions pas assez de mots dans notre vocabulaire pour éviter de toujours utiliser les mêmes.
Et ceux qui me lisent régulièrement le savent : les répétitions, c’est mon point faible. Ça peut vraiment me sortir d’une histoire. Ici, c’est ce qui s’est passé, notamment dans le dernier tiers.
J’ai aimé les personnages, j’ai trouvé l’ambiance sympa, mais j’étais aussi soulagée de tourner la dernière page.
Les bonnes raisons de lire Light Outs, Derrière le masque :
- Des personnages forts et ambivalents : Aly et Josh portent clairement le roman. Leur complexité, leurs blessures et leur façon de s’apprivoiser rendent l’histoire immersive et addictive. On s’attache malgré nous.
- Une dark romcom surprenante : L’équilibre entre noirceur et humour fonctionne vraiment bien. Ce mélange apporte une vraie originalité et permet de respirer dans un univers pourtant très sombre.
- Une relation basée sur le consentement : Même si les fantasmes explorés sont dérangeants pour certains, le consentement est clairement posé. Cela donne une dimension plus saine et réfléchie à la relation.
- L’alternance des points de vue : Les chapitres alternent entre Aly et Josh, ce qui permet de comprendre leurs émotions et rend la tension psychologique encore plus forte.
- Une ambiance addictive et immersive : Entre tension, désir, humour et trauma, le roman joue sur plusieurs registres.
- Fred le chat : Oui, je le redis. Fred mérite sa propre mention. Une touche de tendresse et d’humour qui fait un bien fou dans cet univers.
Les moins bonnes raisons
- Un roman trop long à mon goût : Le rythme finit par s’essouffler. Certaines scènes traînent et l’intrigue aurait gagné à être plus resserrée.
- Des répétitions agaçantes : Certains termes ou expressions reviennent trop souvent, notamment dans le dernier tiers, ce qui peut sortir de la lecture.
- Un univers qui ne conviendra pas à tout le monde : Dark romance, stalking, fantasmes extrêmes… ce n’est clairement pas une lecture pour tous les lecteurs. Public averti.
- Une sexualité dérangeante pour certains : Même si le consentement est présent, certaines scènes peuvent mettre mal à l’aise.(Coucou la scène du couteau!)
- Pas un livre pour les jeunes lecteurs : Je reste convaincue que ce type de lecture ne correspond pas à un public en construction.

En bref :
Une découverte intéressante dans un genre qui ne m’attire pas du tout à la base.
Des personnages attachants, une atmosphère particulière, un mélange surprenant de noirceur et de tendresse. Mais aussi un rythme trop étiré et quelques longueurs qui ont freiné mon immersion.
Je suis contente d’avoir essayé, et je comprends pourquoi ce roman séduit autant. Simplement, ce n’est pas un univers dans lequel je me projette sur le long terme.
4ème de couverture :
Alyssa Cappellucci est infirmière en traumatologie. Pour décompresser après ses gardes fortes en émotion, elle regarde des vidéos d’hommes masqués sur Internet. Elle rêve d’être pourchassée par l’un d’eux en particulier. Elle le voudrait torse nu, couvert de sang, un couteau à la main, et à ses trousses. Lorsqu’elle poste un commentaire pour le lui faire savoir, elle ne s’attendait pas à ce qu’il la prenne au mot.
Joshua Hammond a passé sa vie à se cacher pour échapper au triste héritage que lui a légué son père. Sa bouffée d’oxygène, il la trouve dans le personnage masqué qu’il s’est créé en ligne. La nuit, il publie des clips qui font saliver des millions de fans, mais une abonnée a retenu toute son attention : Aly. Elle souhaite qu’il s’introduise dans son foyer, et il compte bien relever le défi, faire de ses fantasmes les plus sombres… une réalité.