« Ce n’est pas parce que nous avons eu des drames dans nos vies que nos vies sont des drames. »

Une suite plus dynamique
Après un premier tome qui ne m’avait pas emballé autant que je l’espérais, j’avais quand même envie de poursuivre. Il y avait quelque chose dans cet univers qui m’intriguait suffisamment pour que je n’aie pas envie de m’arrêter là alors j’ai enchainer. Et au moment où je vous écris cet avis, je suis déjà en pleine lecture du troisième tome.
Mais revenons en à Sa Majesté des chats. Dans ce deuxième tome… les choses commencent vraiment à bouger sérieusement et ce ne fût pas pour me déplaire.
On sent que l’histoire prend une autre ampleur. Les enjeux sont plus concrets, le rythme s’accélère, et l’ensemble devient plus vivant. Il se passe davantage de choses, on avance, enfin. Mais malgré ça, certaines longueurs persistent. Notamment à cause de répétitions régulières d’éléments déjà évoqués dans le tome précédent. Ce n’est pas rédhibitoire, mais c’est suffisamment présent pour être remarqué. Les petites piqûres de rappels sont nombreuses. Peut-être ne les aurais-je pas senties si je n’avais pas enchainé les tomes.
Concernant l’univers, on est sur quelque chose de très… singulier. Parfois presque caricatural, presque absurde même. Des animaux qui communiquent, qui s’organisent, qui réfléchissent comme des humains… ça peut surprendre, voire faire sourire. Anthropomorphisme à gogo.
Et pourtant, une fois qu’on accepte les codes, il y a quelque chose qui fonctionne. Parce que derrière ce côté parfois un peu “exagéré”, il y a une vraie réflexion. Sur notre société, sur nos comportements, sur nos dérives aussi. C’est presque une fable, finalement. Mon ressenti premier reste donc le même.
Quant au monde tel qu’on le connaissait, il n’existe plus. Et c’est là que le roman devient intéressant.
Chats, humains, rats, cochons… chacun tente de survivre, de s’organiser, de prendre le dessus. Et forcément, les mêmes travers refont surface : pouvoir, domination, conflits. On comprend vite que même après l’effondrement… rien ne change vraiment. C’est probablement ça que le roman cherche à montrer.
Bastet, toujours fidèle à elle-même
Bastet est toujours aussi… elle-même.
Fière, convaincue d’avoir raison, parfois agaçante mais finalement assez fascinante.
Ce qui est intéressant avec elle, c’est qu’elle ne cherche jamais à plaire. Elle est dans la certitude permanente, dans une forme d’arrogance presque naïve, et pourtant… ça fait partie de son charme. On lève parfois (souvent) les yeux au ciel, mais on continue de la suivre.
Elle a cette ambition presque démesurée de vouloir réinventer le monde, de penser qu’elle peut faire mieux que les humains. Et même si ça peut paraître un peu excessif, ça apporte une vraie dynamique au récit. Son égocentrisme et sa vanité ne sont clairement plus à prouver. Ce n’est pas un personnage auquel je me suis attachée, comme j’aurais pu l’espérer, mais elle donne une vraie identité à l’histoire. Sans elle, le roman n’aurait bien sûr pas la même saveur.
Et au fond, même si elle m’agace parfois… j’étais quand même contente de la retrouver.
Malgré ses défauts les répétitions, certaines incohérences, un côté parfois un peu tiré par les cheveux j’ai quand même passé un bon moment.
Ce n’est pas une lecture parfaite.
Ce n’est pas un coup de cœur. Loin de là.
Mais c’est une lecture qui se lit facilement, qui intrigue suffisamment pour donner envie de continuer. Et au fond, c’est ce que je retiens, une fois de plus : je ne suis pas totalement convaincue… mais j’ai quand même envie de lire la suite.
Les bonnes raisons de lire ce livre :
- Une suite plus rythmée que le premier tome
- Un univers original qui pousse à réfléchir
- Une lecture accessible et fluide
- Une vraie continuité dans l’évolution du monde et des enjeux
- Une trilogie intrigante qu’on a envie de poursuivre
Les raisons plus nuancées :
- Des répétitions fréquentes d’éléments du tome 1, qui peuvent créer des longueurs
- Un univers parfois très « fake », qui peut rendre certaines scènes peu crédibles
- Des situations parfois un peu tirées par les cheveux
- Un attachement aux personnages qui reste limité, notamment pour Bastet
- Un équilibre parfois fragile entre réflexion et côté un peu simpliste dans les messages

En bref :
Sa Majesté des chats reste dans la lignée du premier tome : imparfait, parfois déroutant… mais suffisamment prenant pour donner envie de continuer.
Je ne suis toujours pas complètement embarquée, mais quelque chose me retient. Une curiosité, une envie de voir jusqu’où tout cela va aller.
Et finalement, c’est peut-être ça, la vraie force de cette saga.
4ème de couverture :
« Sa Majesté des Chats » est l’odyssée de la chatte Bastet. Alors que Paris a sombré dans la guerre civile puis dans une épidémie de peste dans le premier volume « Demain les chats », Bastet veut organiser le monde qui suivra après l’humanité. Elle pense qu’il est nécessaire d’inventer une civilisation des chats qui prenne le relais de la civilisation humaine.
Cependant Nathalie lui fait dire par l’entremise du chat Pythagore (le seul qui peut communiquer avec les humains grace à la prise USB qu’il a dans le front) que pour qu’une civilisation chat puisse exister elle doit comprendre trois notions typiquement humaines: l’humour, l’amour et l’art.
Dès lors la mission de Bastet va être non seulement de faire survivre sa communauté comprenant des chats et des humains mais aussi de commencer à visualiser ce que pourrait être un monde dominé par les chats dont elle serait la reine.