Volare – Serena Giuliano

« J’ai besoin de me retrouver avant de mieux y retourner. Si on n’est pas en paix avec soi-même, on ne peut pas l’être avec les autres… »

Volare - Serena Giuliano
En librairie depuis le 18 mars 2026 chez Calmann-Levy – 198 pages, 18.90€

Volare – Serena Giuliano : mon avis sur un roman doux, émouvant et profondément humain

Avec Volare, Serena Giuliano m’a offert une lecture douce et profondément humaine, autour de la dépression et du chemin vers soi.

Je ne connais pas toute la bibliographie de Serena Giuliano mais avec Volare, elle s’attaque à quelque chose de profondément intime : la santé mentale, la dépression. Ca m’a parlé… J’ai été attiré.

Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est la justesse du personnage d’Ambre. Elle ne force rien, elle ne surjoue pas. Elle est simplement fatiguée, vidée, un peu perdue… et c’est précisément ce qui la rend aussi crédible. On s’attache à elle très vite et complétement naturellement. On comprend ce qu’elle traverse, même quand elle-même a du mal à mettre des mots dessus. Il y a quelque chose de très vrai dans sa manière d’avancer, ou parfois de ne plus avancer du tout. J’ai été bouleversée…

Et puis il y a Manuela, complètement différente, plus vive, plus bruyante, mais tellement nécessaire. Elle apporte de la lumière là où tout devient un peu flou. C’est ce genre de présence qui dérange autant qu’elle sauve, et j’ai trouvé leur relation particulièrement touchante. Et puis il y a Charlotte et il y Piera et Sylvain et Giacomino… Un panel de personnage qui s’installe progressivement dans notre cœur.

Le voyage en Sicile arrive comme une respiration. Pas comme une solution magique, mais comme un espace où quelque chose peut doucement se remettre en mouvement. J’ai beaucoup aimé cette idée. Le décor, les rencontres, l’ambiance… tout participe à créer une forme d’apaisement. On sent que les choses évoluent, sans jamais aller trop vite.

La plume de Serena Giuliano y est pour beaucoup. C’est fluide, naturel, avec toujours cette petite touche d’humour qui allège sans jamais minimiser. On passe d’un sourire à une émotion plus profonde assez facilement, et c’est ce qui rend la lecture aussi agréable.

S’il y a un petit bémol qui m’empêche de mettre les cinq étoiles, ce serait peut-être la longueur. J’aurais aimé rester un peu plus longtemps avec ces personnages. Une centaine de pages en plus ne m’aurait pas dérangée, au contraire. Parce que je m’y suis sentie bien, et que j’avais envie de prolonger ce moment.

  • Un sujet important traité avec justesse et douceur
  • Une héroïne profondément humaine et attachante
  • Une plume fluide, chaleureuse et accessible
  • Un mélange réussi entre émotions et légèreté
  • Une lecture qui fait du bien, tout simplement

Volare est une lecture qui m’a touchée avec beaucoup de simplicité. Ce n’est pas un roman qui cherche à en faire trop, mais justement, c’est ce qui le rend aussi sincère.

On en ressort avec une émotion douce, un peu diffuse… et j’adore ça. C’est d’ailleurs pour ça que je l’ai lu en quasiment une fois.


Ambre a tout pour être heureuse : un métier qu’elle aime au milieu d’adolescents en pleine crise, Manuela, sa meilleure amie excentrique, des sœurs jumelles qu’elle chérit comme une mère, et un drôle d’animal de compagnie à l’aile brisée.
Alors, elle ne comprend pas ce manque d’énergie qui la plaque au fond de son lit et cette lassitude pour tout ce qui faisait le sel de sa vie. « Dépression », lui dit le médecin.
Elle, dépressive ?
Manuela prend les choses en main et l’expédie en Sicile, où sa cousine organise des retraites spirituelles. La spiritualité, ce n’est pas trop le truc d’Ambre ; mais le soleil, la mer, une vespa, Stromboli, les cannoli… Pourquoi pas, au fond. Cela pourrait lui redonner envie de vivre, tout simplement.

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