Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie – Virginie Grimaldi

« J’ai le chagrin égoïste. Je ne partage mon humeur que quand elle est bonne. Je n’aime pas gêner, et le malheur, ça gêne. »

Note : 4 sur 5.
En librairie depuis le 2 mai 2018 chez Le Livre de Poche – 416 pages, 9.20€

4ème de couverture :

« Je veux qu’on divorce. »
Il aura suffi de cinq mots pour que l’univers de Pauline bascule.
Installée avec son fils de quatre ans chez ses parents, elle laisse les jours s’écouler en attendant que la douleur s’estompe. Jusqu’au moment où elle décide de reprendre sa vie en main.
Si les sentiments de Ben se sont évanouis, il suffit de les ranimer.
Chaque jour, elle va donc lui écrire un souvenir de leur histoire. Mais cette plongée dans le passé peut faire resurgir les secrets les plus enfouis.

Ce que j’en ai pensé :

Rien de pire qu’une rupture quand on ne s’y attend pas, que ça nous prend par surprise. Que ce soit parce qu’il n’y a pas eu de signes avant-coureur ou tout simplement parce qu’ils n’ont pas été perçus, vous savez la fameuse politique de l’autruche ?

Quand Pauline réalise que Ben est vraiment parti, elle ne peut s’y résoudre sans tenter de le récupérer. Exilée chez ses parents avec son fils de 4 ans, elle sombre petit à petit dans un état dépressif, un burn out lui dira son médecin. En vacances forcées, elle va tenter de reconquérir l’homme qu’elle aime en lui écrivant des lettres. Dans ces lettres elle y retracera leur plus beaux souvenirs.

Une fois n’est pas coutume, Virginie Grimaldi sait poser des mots sur des maux, avec délicatesse, honnêteté, émotion et même avec de l’humour. Avec l’histoire de Pauline, on traverse les étapes du deuil, de la séparation. Tout y est parfaitement bien décrit, imagé et c’est d’autant plus percutant, touchant. Les non-dits, souvent trop nombreux, remontent tous à la surface et certaines choses sont dites pour permettre d’avancer. Des secrets, des douleurs enfouies qui viennent bousculer nos personnages, toujours aussi attachants.

Comme toujours dans les histoires de cette autrice, il y a un certain effet miroir, justement parce que les thèmes abordés sont universels. Il est certain que vous vous retrouverez à un moment donné au détour d’une page ou d’un chapitre. Touchée en plein cœur, pour ne pas changer mes habitudes de lectures spéciales Grimaldi, j’ai de nouveau été transportée, tant par les personnages que par l’histoire en elle-même.

Si Pauline est au départ rongée par le chagrin, renvoyant une image assez peu encourageante, je n’ai pourtant pas eu envie de la « secouer » comme on aime le dire ou comme j’ai pu le lire sur certains retours. Je fais partie de ces personnes qui encouragent à accueillir la tristesse, à accepter le fait d’aller mal pour ensuite aller mieux. Voilà pourquoi je n’ai pas ressenti ce côté « mou » que certains ont pu décrire. Au contraire, j’ai trouvé cela parfaitement humain.

En bref :

Avec cette tranche de vie familiale, Virginie Grimaldi nous offre une parenthèse de douleur autant que de douceur. Son humour, sa délicatesse sont une véritable signature. Je ne pense pas que ce soit possible qu’un livre de cette autrice me déplaise. Tout bonnement parce que je suis particulièrement sensible à sa plume. A découvrir, pour sûr !

Un commentaire

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