« Une romancière, une libraire et un bibliothécaire sous le même toit, vous êtes tous liés et soudés par la littérature. »

4ème de couverture :
Lucie aime les mots et les autres. À côté de son travail de formatrice, elle écrit et publie des romans.
Mais le jour où un drame familial fait voler sa vie en éclats, elle plaque tout, quitte Paris et part se ressourcer à Saint- Malo dans l’ancienne maison de ses grands-parents. Une grande demeure qu’elle a tôt fait de transformer en auberge espagnole : se jeter à corps perdu dans les soucis de ses voisins est la meilleure des thérapies.
On y croise Léonard, un ex-bibliothécaire veuf et bougon, Annick, la mère de Lucie, protectrice et admirative, Vivianne, une libraire psychologiquement fragile, et Camille, une jeune fille en rupture familiale.
Ce qui les soude ? L’amour des livres ! Ensemble, ils vont élaborer mille projets, à commencer par une bibliothèque de quartier pour partager leur passion des jolis mots avec les habitants de Saint-Malo.
Tous ces cabossés par la vie vont-ils enfin retrouver la paix ?
Et Lucie, va-t-elle faire taire les démons qui la rongent en aidant ses drôles de colocataires ?
Ce que j’en ai pensé :
Voilà presque 2 ans que ce livre dort paisiblement dans ma PAL. Mes envies de lectures estivales, légères et doudous auront permis à ce roman de sortir et de venir passer quelques heures à mes côtés. Je me souviens qu’au moment de l’acheter, c’est sa couverture ainsi que le mot « bibliothèque » dans le titre qui m’avaient fait flancher. C’est doux, c’est mignon, hop je le prends. Même si elle aura pris la poussière, non pas par manque d’intérêt mais par oubli, cette histoire est une petite gourmandise littéraire pour la lectrice de feel-good que je suis durant l’été. J’ai donc pris mon billet pour partir quelques heures en Bretagne, j’ai salivé en m’imaginant déguster toutes les petites douceurs décrites avec une mention spéciale pour le Kouign-amann que je ne connaissais pas.
J’ai tout d’abord fait la connaissance de Lucie, la narratrice. Lucie a quitté Paris pour tenter de se reconstruire dans la maison de son enfance. Son chemin croisera rapidement celui de Léonard, son vieux voisin ronchon puis celui de Viviane, de Camille, d’Amandine… Joyeuse troupe qui, ensemble, braveront les tempêtes de la vie pour accéder à la résilience. Ne vous attendez pas à lire une romance, ce n’est nullement le cas ici. Pourtant, il s’agit bien d’un roman d’amour. L’amour des livres, de la littérature, des mots. L’amour des autres, la famille, les amis. L’amour de la vie qui prend le dessus sur le reste même si parfois ça prend du temps.
Cette nouvelle famille recomposée va tenter, ensemble et soudée de se relever, de créer un nouveau projet. Celui qui saura les sauver. Les drames personnels sont exposés avec pudeur : perte d’un être cher et donc le deuil en général, les problèmes psychologiques et familiaux, la précarité… Pourtant, on ne tombe jamais dans le mélodramatique ou le pathos. Aucun côté moralisateur non plus, ouf. La bibliothèque des bienheureux est une histoire qui met du baume au cœur, qui donne le sourire. Les dialogues et les joutes verbales entre Léonard et Lucie m’ont plus d’une fois donnée le sourire. Les nombreuses références littéraire, que ce soit Marc Levy, Virginie Grimaldi jusqu’à Victor Hugo ou Maupassant montrent que la littérature est universelle pour peu qu’on se laisse porter.
La plus grande force du roman de Cali Keys ? Ses personnages, bien évidemment. Impossible pour moi de résister à l’un d’entre eux. Si j’ai eu un énorme coup de cœur pour Léonard, j’ai également adoré les autres. Chacun est indispensable à l’histoire et apporte ce petit quelque chose qui la rend si douce et pétillante. Ils offrent un beau panel d’émotions qui j’espère, vous raviront autant qu’à moi.

En conclusion :
J’ai passé quelques heures très agréables dans cette maison de Saint-Malo, entourée de livres et de personnalités aussi adorables que parfois loufoques. Je ne regrette absolument pas d’avoir tant attendu pour lire ce livre car je pense que c’était EXACTEMENT le bon moment pour qu’on se rencontre. Je conseille, bien évidemment.

[…] JUSTE ICI […]
J’aimeJ’aime