« Les hommes les plus dangereux, les plus violents, sont ceux qui croient n’avoir aucune peur au monde. »

4ème de couverture :
Séparés depuis l’enfance, Bellatine et Isaac Yaga pensaient ne jamais se revoir.
Mais lorsque tous deux apprennent qu’ils vont hériter de leur grand-mère ukrainienne, frère et soeur acceptent de se rencontrer. Ils découvrent alors que leur legs n’est ni une propriété ni de l’argent, mais quelque chose de bien étrange : une maison intelligente juchée sur des pattes de poulet. Arrivée de Kyiv, foyer ancestral de la famille Yaga, l’isba est traquée par une entité maléfique : Ombrelongue, qui ne reculera devant aucun acte de violence pour détruire l’héritage de Baba Yaga.
Ce que j’en ai pensé :
Ce livre est vraiment particulier, mystique, intrigant mais aussi difficile à lire, en tout cas pour ma part. C’est un conte pour adultes, une histoire fantastique qui dénonce des sujets bien dramatiques. La magie trouve une place bien à elle, ancrée dans la réalité, d’abord avec cette maison si singulière, ensuite avec les enfants Yaga.
L’autrice pèse chacun de ses mots, telle une poétesse, elle reprend le mythe de Baba Yaga et le modernise pour relater un fait historique bien difficile. Le pogrom, la persécution des juifs, le mal incarné qui se propage lentement et insidieusement. La maison aux pattes de poulet est un roman qui dénonce le mal que des hommes peuvent faire à d’autres hommes, nourrit par une haine parfois inexplicable, toujours intolérable.
J’ai mis du temps à rentrer dans cette histoire, beaucoup de temps. Contrairement à la majorité des lecteurs, je n’ai pas eu le coup de cœur bien que le récit soit beau et bon. J’ai eu du mal à ressentir l’attachement dont j’ai besoin aux personnages. Je me suis rendue compte que cette lecture ne serait pas aussi bonne pour moi que je l’espérais lorsque je lisais quelques pages puis la reposait. N’arrivant pas à enchainer les chapitres.
Pourtant, je peux vous assurer que ce roman est bourré de qualités, tant par l’écriture que par l’intrigue, seulement voilà… Peut-être n’était-ce tout simplement pas le bon moment pour moi de le lire. Toujours est-il que je sais reconnaître un bon livre et que je comprends le fort enthousiasme ressenti par quasiment toutes les personnes l’ayant lu. Je suis la première frustrée de ne pas avoir su y déceler cette étincelle que tant d’autres ont pu voir.
Entre mythe, légende et réalité, cette histoire a le mérite d’être parfaitement maitrisée. J’ai juste raté le rendez-vous.

En bref :
Un livre à découvrir, pour sûr ! Je fais partie d’une toute petite minorité à ne pas avoir été sensible à l’ensemble, j’en suis la première surprise. Cependant, je ne m’interdis pas une relecture plus tard, quand je serai plus apte à recevoir ce récit fort et sûrement bien plus bouleversant que ce que j’ai pu ressentir. En attendant, je reste simplement sur une lecture mitigée mais pas désagréable.
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