Dompter les vagues – Vendela Vida

« Ici, tout ce qui est moche est caché. »

Note : 3 sur 5.
En librairie depuis le 2 mai 2024 chez Albin Michel – 304 pages, 21.90€

En ouvrant Dompter les vagues, j’avais quelques appréhensions par la comparaison avec « Virgin Suicide », mentionnée sur la 4ème de couverture, un film que je n’avais pas particulièrement apprécié. Malheureusement, cette appréhension s’est rapidement confirmée alors que je me plongeais dans l’atmosphère étrange et les longueurs un peu trop nombreuses de ce roman. Les personnages, loin d’être attachants, semblaient flotter dans un univers où même leurs propres existences semblaient leur échapper. Leur développement était superficiel, les laissant presque aussi insaisissables à la fin qu’au début. Malgré une plume intéressante et travaillée, je n’ai pas trouvé l’histoire suffisamment captivante pour me retenir.

Eulabee est une adolescente qui aurait pu me plaire mais sa prise de parole lors des dialogues a confirmé mon sentiment d’antipathie. Quant à Maria Fabiola, elle est à mes yeux, tout bonnement détestable. Peut-être n’ai-je pas réussi à me mettre à leur place d’adolescentes… Justement, le traitement du sujet de l’adolescence était l’un des points forts du livre. Bien que j’aurais aimé voir une exploration plus approfondie de ce thème, l’auteure a réussi à saisir certaines nuances de cette période tumultueuse de la vie mais il m’a manqué un petit quelque chose, notamment le petit grain de folie de notre jeunesse.

Je suis sûre que ce roman a un réel potentiel, je l’ai trouvé assez sombre et les sujets abordés auraient pu me convaincre s’ils avaient été davantage approfondis. Il n’est pas impossible que je me fourvoie complètement sur cette histoire, je ne nie pas qu’il est probable que je sois passée complètement à côté du message que l’autrice a voulu délivrer. J’en suis la première frustrée. Je m’attendais à plus de secrets, comme promis dans le résumé alors qu’aucun élément ne m’a semblée surprenant.

Dompter les vagues n’a pas été une totale déception, mais je n’ai pas non plus été totalement séduite par ma lecture. Ce roman pourrait trouver son public chez ceux qui apprécient les ambiances étranges et les récits contemplatifs, mais pour ma part, il n’a pas réussi à m’emporter pleinement.


Eulabee et ses trois amies, Maria Fabiola, Julia et Faith, vivent sur les hauteurs de Sea Cliff, quartier huppé de San Francisco. Elles en connaissent les moindres recoins, les plages secrètes et les personnages excentriques. Elles fréquentent le collège de Spragg, établissement privé réservé aux filles, et partagent une amitié comme seules des adolescentes peuvent en vivre.

Un matin, elles sont témoin d’une scène apparemment banale : un homme à bord d’une voiture leur demande l’heure. Eulabee regarde sa montre ; Maria Fabiola s’indigne d’un acte « choquant ». Qui dit vrai ? Si Julia et Faith acquiescent docilement à la version de Maria Fabiola, Eulabee la conteste, ce qui lui vaut d’être exclue de la bande. Quelques mois plus tard, Maria Fabiola disparaît, secouant la paisible communauté et menaçant de faire voler en éclats des vérités cachées.

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