Les heures fragiles – Virginie Grimaldi

« Elle attend ce qu’elle donne, ce qui fait d’elle une femme constamment déçue. »

Les heures fragiles - Virginie Grimaldi
En librairie depuis le 7 mai 2025 chez Flammarion – 336 pages, 20.90€

Une lecture au bon moment, comme une main tendue

Il y a des livres que l’on ouvre au moment parfait. Celui où les mots font écho à nos silences, où chaque page semble comprendre ce que l’on traverse ou ce qu’on a pu traverser. Les heures fragiles de Virginie Grimaldi est de ceux-là. J’ai mis du temps à le lire. Non pas parce qu’il ne me plaisait, mais parce que moi-même, j’étais dans une période de fragilité. Et parfois, il faut accueillir une lecture avec toute la douceur qu’elle mérite.

Virginie Grimaldi fait partie de ces autrices que je lis le cœur ouvert. À chaque roman, je sais que je vais rire, pleurer, réfléchir, et surtout, me sentir moins seule. Les heures fragiles a été un coup de cœur immense. Un de ces romans que l’on garde tout contre soi, longtemps après avoir tourné la dernière page.

L’histoire se déroule dans une région que je connais bien. Lorsque Lou évoque la randonnée jusqu’aux passerelles himalayennes, j’ai souri. Je me suis revue, les jambes tremblantes, le cœur battant fort face à ces paysages à couper le souffle. Ce décor si réel a ancré encore plus profondément cette histoire dans ma propre réalité. Vivant moi-même dans ce décor, que ce soit Grenoble, le Triève et tout le reste… Je n’ai aucune difficulté à me projeter.

Les heures fragiles est un roman choral entre Diane, la mère, et Lou, sa fille de seize ans. Deux voix, deux sensibilités, deux manières de vivre la douleur et la reconstruction. J’ai été profondément touchée par cette relation d’une justesse folle, pleine de maladresses, de pudeur, mais aussi d’un amour inconditionnel. La grande traversée de l’adolescence, les peurs d’une maman… Les sujets abordés sont profonds et multiples. Je ne souhaite pas m’y attarder pour ne rien vous gâcher.

  • Parce que Virginie Grimaldi, encore une fois, nous embarque avec une tendresse infinie.
  • Parce que Diane et Lou sont des personnages inoubliables, touchants, vrais, qu’on a envie de prendre dans nos bras.
  • Parce que chaque réplique sonne juste, avec ce style si caractéristique qui mêle humour et émotion.
  • Parce que le roman aborde des sujets universels : le deuil amoureux, la solitude, le mal de grandir, la reconstruction, l’hypersensibilité.
  • Parce que vous passerez du rire aux larmes, en passant par cette émotion douce-amère qui serre la gorge.
  • Parce que vous vous reconnaîtrez peut-être dans les pensées de Lou, ou dans les doutes de Diane.
  • Parce que c’est une lecture qui fait du bien, même (et surtout) quand on va mal.

Les derniers chapitres m’ont laissée le cœur serré, les yeux brillants. Ce n’est pas un happy end dégoulinant, c’est mieux : c’est la vraie vie, avec ses chaos et ses petits miracles. J’ai refermé ce roman avec l’impression d’avoir été comprise, écoutée, portée.

Les heures fragiles n’est pas qu’un roman, c’est une main posée sur l’épaule. Merci, Virginie Grimaldi, pour ces mots qui réparent. Merci pour cette lecture douce et forte, qui est arrivée dans ma vie pile au bon moment.

À vous maintenant, chers lecteurs et lectrices.
Prenez ce livre, laissez-vous toucher, et marchez vous aussi sur le fil.


Diane a toujours eu des rêves simples. Un mari, deux enfants, un métier qui lui plaît, c’est plus que ce qu’elle osait espérer. Le jour où Seb la quitte, son monde vacille. Absorbée par sa peine, elle ne voit pas que le drame se joue ailleurs. Tout près d’elle, dans cette chambre qui fait face à la sienne, les rires de sa fille s’épuisent. Lou a seize ans, le mal de grandir, et son premier chagrin d’amour lui arrache plus que des larmes. Quand Diane comprend, elle est prête à tout pour l’aider. Y compris à retourner vers un passé qu’elle avait fui. Ensemble, mère et fille marchent sur un fil. Sous leurs pas, le torrent de la vie gronde et emporte avec lui les heures fragiles.

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