Quelque part de l’autre côté de la mer – T.J. Klune

« Si tu abordes n’importe quelle situation en envisageant le pire, il se peut que ça brouille ta capacité à voir le bon qui peut en sortir. »

Quelque part de l'autre côté de la mer - T.J. Klune
En librairie depuis le 19 juin 2025 chez DeSaxus –  512 pages, 27.90€

Coup de cœur absolu, un roman qui répare l’âme et donne foi en l’humanité

« Droits humains, droits magiques, même combat. »
Ce slogan résonne encore en moi comme une promesse, une révolte, une poésie. T.J. Klune nous offre un second tome qui dépasse toutes les attentes et confirme son talent rare : celui de panser les cœurs blessés et d’élever les âmes fatiguées.

Il y a des livres qu’on attend avec fébrilité, presque peur : peur qu’ils ne soient pas à la hauteur du précédent, peur de ne pas retrouver ce qu’on a tant aimé. Et puis, parfois, un miracle se produit.
Quelque part de l’autre côté de la mer est bien plus qu’une suite à La maison au milieu de la mer céruléenne : c’est une ode à la reconstruction, un cri de justice, un refuge littéraire d’une douceur infinie.

Lire Quelque part de l’autre côté de la mer, c’est comme rentrer chez soi. C’est retrouver la chaleur du foyer que l’on croyait avoir perdu, c’est se blottir dans les bras d’une histoire profondément humaine et furieusement magique.

On retrouve Arthur Parnassus, ce directeur si humain, si fragile et fort à la fois, qui tente de faire évoluer le monde par amour et par justice. Entouré de ses enfants extraordinaires : Lucy, Sal, Talia, Phee, Chauncey, Théodore et de Linus, son pilier, il poursuit son combat contre un gouvernement qui brandit l’intolérance comme un étendard.

Il faut le dire : T.J. Klune a un don rare, précieux, inestimable. Il écrit avec une tendresse infinie, sans jamais tomber dans le mièvre. Il aborde des thématiques dures : maltraitance, homophobie, discriminations, politiques oppressives, avec une justesse bouleversante.

Chaque mot est un baume. Chaque dialogue est une perle. Chaque scène est une émotion brute. Et au-delà de la narration, c’est la portée politique et sociale du roman qui m’a profondément touchée.
T.J. Klune ne se contente pas de raconter une histoire : il milite avec poésie, il tend un miroir à nos sociétés, il nous interroge sur la façon dont on traite celles et ceux qui ne rentrent pas dans les cases. Le message est clair : les droits des personnes magiques sont les droits humains. Les combats sont les mêmes.

  • Pour retrouver des personnages inoubliables :Lucy, 7 ans, Antéchrist autoproclamé au sarcasme tranchant et au cœur immense. Talia, gnome explosive aux réparties irrésistibles. Sal, le poète timide qui apprend à rugir. Et tous les autres… Chauncey, Théodore, David, Phee… Ce sont des personnages qui restent, longtemps, trop longtemps. Ils sont devenus ma famille de papier.
  • Parce que l’humour et la tendresse cohabitent à la perfection : Il y a des scènes qui m’ont fait éclater de rire. D’autres qui m’ont mis les larmes aux yeux. Et c’est là toute la magie de Klune : nous faire passer du rire à la gorge serrée en quelques phrases.
  • Parce que la plume de l’auteur est un bijou : Ciselée, fluide, drôle, poignante. Klune ne cherche pas à impressionner. Il cherche à toucher. Et il y parvient, page après page, émotion après émotion.
  • Parce que c’est un roman qui soigne et qui élève : Oui, c’est une lecture “feel good”, mais pas au sens banal du terme. C’est une lecture qui fait du bien parce qu’elle affronte la douleur, qu’elle parle de trauma, de mémoire, de résilience, de réconciliation avec soi-même.
  • Parce que c’est profondément engagé, sans jamais être lourd : Ce roman est politique, dans le meilleur sens du terme. Il parle de minorités, d’oppression systémique, de résistance, de choix moraux. Il le fait avec subtilité, avec finesse. Et surtout, avec espoir.

J’ai lu ce roman en lecture commune avec ma petite sœur. Et cela a renforcé encore plus l’impact qu’il a eu sur moi.
On a ri ensemble. On a pleuré ensemble. On s’est posées mille questions sur le monde, sur la famille, sur la tolérance.
C’est un roman qui ouvre le dialogue, qui crée du lien. Un roman à lire seul… ou à partager. Un roman qui nous transforme.

Quelque part de l’autre côté de la mer est une réussite totale. T.J. Klune m’a une nouvelle fois bouleversée, émerveillée, réparée.
Il n’écrit pas juste des livres. Il écrit des refuges. Des mondes où l’on peut se reposer, réfléchir, aimer, grandir.

Arthur, Linus, les enfants, cette maison… je ne les oublierai jamais.
Ce roman est un cri du cœur. Un cri d’amour. Et il est plus nécessaire que jamais. Si vous avez aimé La Maison au milieu de la mer Céruléenne, ce deuxième tome vous fera l’effet d’un retour chez vous, là où tout a un sens, là où l’amour est plus fort que la haine.


DROITS HUMAINS,
DROITS MAGIQUES,
MÊME COMBAT.

Quelque part de l’autre côté de la mer, loin de l’agitation et de la grisaille de la ville, loin du remous de l’intolérance et du reflux de la haine, se trouve un foyer.

Quelque part de l’autre côté de la mer, Arthur Parnassus reconstruit son histoire. Entouré de l’homme de sa vie et de ses six enfants, le phénix est prêt à renaître de ses cendres. Lancé dans une démarche d’adoption pour accueillir un nouvel enfant, il accepte de témoigner sur la maltraitance qu’il a subie dans sa jeunesse, cherchant ainsi à faire avancer le combat.

Mais quelque part loin dans les terres, le gouvernement nomme la très conservatrice Jeanine Rowder à la tête du Ministère de la Jeunesse Magique. Arthur ne sait pas alors que sa volonté de justice se heurtera à la perfidie d’un pouvoir prêt à tout pour détruire sa réputation, sa famille et ses rêves.

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