« Il existe une force qu’on ne peut pas mesurer. C’est le courage de celui qui ne cesse jamais d’espérer. »

Après un premier tome qui avait su me séduire par son ambiance douce-amère et son duo torturé, j’ai poursuivi l’aventure avec Fabricant de larmes – Partie 2 d’Erin Doom, curieuse de savoir comment allait évoluer la relation entre Nica et Rigel, nos deux héros au cœur cabossé.
💬 Si vous n’avez pas lu la première partie, je vous invite à découvrir ma chronique ici : Lire la chronique du tome 1
Une romance qui assume ses excès
Si vous avez aimé la première partie, ce que j’avais personnellement trouvé assez réussi malgré quelques clichés alors vous retrouverez sans mal ce qui vous a charmé : la relation ultra-fusionnelle entre Nica et Rigel, le style d’écriture d’Erin Doom, poétique et très visuel et cette ambiance entre mélancolie adolescente et amour absolu.
Le roman s’ouvre et se ferme sur le lien indéfectible entre les deux personnages, comme un cercle émotionnel refermé. Leur amour est omniprésent, intense, presque étouffant par moments. Rigel est toujours ce garçon brisé, charismatique, mystérieux, parfois un peu trop parfait dans son imperfection. Quant à Nica, elle n’est plus une héroïne en quête d’elle-même : elle est entièrement, exclusivement tournée vers lui.
« Je vivais désormais de son battement de cœur. »
Une phrase parmi d’autres qui résume assez bien l’état d’esprit général de cette suite : un amour total, exclusif, fusionnel, presque dissolvant.
Les bonnes et les moins bonnes raisons de lire ce livre :
Les bonnes raisons :
- C’est fluide, accessible, efficace. Le style d’Erin Doom se lit tout seul, sans accrocs. Parfait pour les lectrices en quête d’une romance réconfortante, à dévorer sous un plaid.
- On retrouve avec plaisir l’ambiance douce et mélancolique du tome 1, ce petit quelque chose de cotonneux et vulnérable.
- Les émotions sont là. Même si parfois un peu appuyées, elles restent sincères.
- Pour les fans de love stories intenses, ce roman est un vrai bonbon. Si vous aimez le style “je t’aime à m’en perdre”, vous allez être comblé.
- Et puis, avouons-le : si un film sort, je serai curieuse de voir comment cette deuxième partie sera adaptée à l’écran. Il y a un potentiel visuel et émotionnel indéniable.
Les moins bonnes raisons :
- C’est très (très) Love-Love. L’intensité émotionnelle ne laisse aucun répit. Au bout d’un moment, l’effet dramatique tourne un peu à vide. Tout est toujours trop : trop de souffrance, trop de fusion, trop de déclarations.
- Un brin gnan-gnan. Certains dialogues ou métaphores frôlent le kitsch. Cela plaira sans doute à un public adolescent ou très fleur bleue, mais moins aux lectrices en quête de subtilité.
- Un manque de rythme narratif. L’essentiel du récit est centré sur les sentiments des personnages. Peu de vraies surprises, peu d’enjeux extérieurs. On aurait aimé un peu plus de matière, de relief, de respiration.
- On l’oubliera vite. Une fois refermé, le roman laisse une impression agréable mais un peu fade. Comme une série Netflix qu’on regarde en une après-midi, qu’on apprécie… et qu’on oublie le lendemain.

Verdict : un livre-doudou pour les cœurs tendres, mais sans étincelle
Fabricant de larmes – Partie 2 est un roman qu’on lit facilement, qu’on peut même apprécier sur le moment… mais qui manque de profondeur pour vraiment marquer. La romance y est jolie, oui, mais un peu trop lisse, un peu trop écrite à l’encre rose bonbon.
Cela dit, je ne regrette pas ma lecture. C’était doux, c’était mignon et parfois, c’est exactement ce dont on a besoin. Si vous avez aimé Rigel et Nica, vous serez ravis de les retrouver. Mais si vous attendiez une évolution narrative forte ou un renouvellement du style, vous risquez d’être un peu frustrés.
En bref ? Un roman pour les cœurs chamallows… mais pas une lecture inoubliable. En même temps, le résumé en dit long…
Résumé :
« Je vivais désormais de son battement de cœur, ce rythme maladroit et désaccordé qu’il avait directement gravé dans le mien. Nous étions le début et la fin d’une unique histoire – éternels et inséparables, Rigel et moi, lui l’étoile, moi le ciel, lui les griffures, moi les pansements, des constellations de frissons, ensemble. Ensemble… depuis le début.
Et, tandis que je me brisais pour me recoudre avec des morceaux qui criaient uniquement et seulement son nom, pendant que tout s’effritait et qu’il devenait une partie de moi, je compris que, de toute ma vie, je n’avais jamais appartenu qu’à une personne… Lui. »
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