« Les graines plantées par les livres fructifieront toujours en nous, fussions-nous aussi asséchés que le Sahara, je plaide avec passion. Les racines de notre imagination iront chercher l’eau spirituelle en profondeur. Et créeront des oasis. Car nous sommes des lecteurs, vous et moi. C’est notre pouvoir magique. Rien ni personne ne pourra jamais nous l’enlever. »

La Promise : définitivement prisonnière d’Eversand
Chers lecteurs, chères lectrices,
Bon. Je crois qu’à ce stade, il faut se rendre à l’évidence : je suis complètement tombée dans le piège d’Eversand.
J’avais terminé La Suivante avec tellement de questions que je n’avais même pas envisagé de lire autre chose avant d’ouvrir La Promise. J’ai directement enchaîné avec ce deuxième tome et, quelques centaines de pages plus tard, le constat est assez simple : cette saga est terriblement addictive. Je me régale.
J’adore son ambiance, ses personnages, tous les mystères qui entourent Eversand et surtout cette sensation permanente que chaque réponse obtenue ne fait finalement qu’apporter de nouvelles questions.
Et maintenant que je suis entrée dans cette histoire, je veux TOUT savoir.
Retour à Eversand
La Promise reprend directement après les événements du premier tome et je vais évidemment essayer de rester suffisamment vague pour ne pas gâcher votre découverte de la saga.
Birdie est toujours prisonnière d’Eversand et sa situation est désormais autrement plus compliquée. Elle sait certaines choses. Elle en soupçonne beaucoup d’autres.
Et surtout, elle comprend progressivement que pour espérer s’en sortir, il ne suffit plus de chercher une porte de sortie. Il faut comprendre Eversand. Comprendre les Rosemore. Comprendre les règles de cet endroit et surtout découvrir ce que cette famille dissimule depuis des générations.
Et forcément, plus Birdie cherche, plus nous cherchons avec elle.
Victor Dixen sait exactement quand nous donner quelque chose à nous mettre sous la dent.
Certains mystères du premier tome commencent à s’éclaircir. Des éléments prennent enfin du sens, certaines hypothèses peuvent être abandonnées et quelques pièces du puzzle commencent à s’emboîter.
Sauf qu’à Eversand, une réponse n’arrive jamais seule.
Vous comprenez quelque chose ? Parfait. Voici maintenant trois nouvelles questions. Et ça fonctionne terriblement bien sur moi.
Parce que Victor Dixen ne nous laisse pas uniquement dans le brouillard. Il nous récompense régulièrement avec suffisamment d’informations pour nous donner l’impression d’avancer. Puis il déplace immédiatement le mystère ailleurs.
Résultat : impossible de poser le livre.
J’avais déjà beaucoup aimé Birdie dans La Suivante, mais je trouve son évolution particulièrement intéressante ici.
Dans le premier tome, elle découvrait Eversand en même temps que nous. Elle observait. Elle essayait de comprendre les règles. Elle subissait encore beaucoup cet univers.
Dans La Promise, quelque chose change.
Birdie commence à jouer. Elle ment, élabore des plans, tente des alliances, manipule parfois ceux qui l’entourent et prend des décisions dont elle ne peut absolument pas mesurer toutes les conséquences.
Elle n’est pas devenue soudainement invincible ou capable de tout anticiper. Au contraire, elle se trompe, accorde parfois sa confiance trop rapidement et doit constamment revoir ses plans. Mais elle agit.
Elle comprend surtout qu’elle ne pourra pas combattre les Rosemore en restant éternellement à l’extérieur de leur monde. Alors elle commence à s’en approcher. Et évidemment, j’ai adoré la regarder faire.
Les Rosemore prennent enfin toute leur ampleur
Si Eversand était déjà fascinant dans le premier tome, La Promise permet surtout de plonger davantage dans cette famille qui semble contrôler absolument tout.
Les Rosemore. Plus on les découvre, moins j’ai envie de leur faire confiance.
Et pourtant, Victor Dixen évite progressivement de les réduire à une simple famille de riches inquiétants vivant dans un manoir coupé du monde.
On découvre davantage leurs liens, leur histoire, leurs rivalités et surtout les règles qui semblent régir cette dynastie depuis des générations.
Certains personnages prennent également beaucoup plus d’importance, notamment Lancelot, qui apporte une nouvelle dynamique très intéressante autour de Birdie. Et forcément, cela complique encore les relations.
Parce qu’à Eversand, j’ai maintenant compris une chose : faire confiance à quelqu’un est probablement la décision la plus dangereuse que l’on puisse prendre.
Vivants ou morts, alliés ou ennemis, Rosemore ou domestiques, absolument tout le monde semble susceptible de cacher quelque chose.
Mais ce qui fait définitivement mon bonheur dans cette saga reste son atmosphère. Eversand me fascine.
Dans ma chronique du premier tome, je disais déjà que la presqu’île était pour moi un personnage à part entière et La Promise ne fait que renforcer cette impression.
Ce printemps éternel. Cette végétation. Le manoir. La serre. Le phare. La mer qui coupe régulièrement Eversand du reste du monde. Et le fait que l’endroit possède ses propres règles.
Tout est beau. Et absolument rien n’est rassurant. C’est cette contradiction que Victor Dixen exploite à merveille.
Eversand est suffisamment fascinante pour donner envie d’y rester encore un peu et suffisamment inquiétante pour nous rappeler constamment que Birdie ferait probablement mieux de partir très loin. Sauf qu’elle ne peut pas. Et moi, maintenant, je n’en ai même plus envie.
Du coup, Les bonnes raisons de lire La Promise :
- Une ambiance toujours aussi fascinante et inquiétante.
- Eversand qui confirme son statut de personnage à part entière.
- Des mystères qui commencent réellement à trouver des réponses.
- De nouvelles questions qui apparaissent constamment.
- Une Birdie beaucoup plus active et stratège.
- La famille Rosemore qui gagne énormément en profondeur.
- Des personnages secondaires davantage développés.
- Une frontière entre fantastique et réalité toujours aussi intrigante.
- Une plume fluide et extrêmement addictive.
- Une construction qui donne immédiatement envie d’ouvrir le tome suivant.

En bref :
Deux tomes.
C’est tout ce qu’il aura fallu pour que je sois complètement accro à cette saga.
J’avais beaucoup aimé La Suivante, mais La Promise confirme vraiment tout ce qui m’avait donné envie de poursuivre.
Je me régale avec cette ambiance. Je me régale avec les mystères.
Je me régale à essayer de comprendre Eversand, les Rosemore et les règles de cet univers alors que Victor Dixen semble prendre un malin plaisir à déplacer les pièces du puzzle chaque fois que je pense commencer à y voir clair.
Et surtout, je suis maintenant vraiment attachée à Birdie et à certains personnages qui prennent davantage d’ampleur dans ce deuxième tome.
C’est mystérieux, légèrement gothique, inquiétant, addictif et exactement le genre de saga qui me donne envie de rester enfermée dans son univers pendant plusieurs jours.
Alors je ne vais pas essayer de faire durer le plaisir artificiellement.
Le tome 3, L’Épouse, m’attend déjà.
Et je l’attaque directement.
Troisième et avant-dernier passage à Eversand.
4ème de couverture :
Sous le printemps éternel d’Eversand macèrent d’inavouables secrets.
En choisissant d’affronter les maléfices ancestraux d’Eversand, Birdie Baker met en jeu non seulement sa vie, mais aussi son âme. Le compte à rebours est lancé avant le point de non-retour.
Les ombres du passé ne sont pas les seuls dangers qui menacent Birdie : les vivants constituent des adversaires tout aussi redoutables. Acculée par des forces qui la dépassent, emportée par des sentiments qu’elle ne maîtrise plus, la jeune femme perd pied. Et si son unique issue était d’intégrer la famille qu’elle déteste entre toutes : les Rosemore ?