« Les romans ne sont en fin de compte, comme l’a souligné Mario Vargas Llosa, rien d’autre que des mensonges qui disent la vérité. »

Ruptures – Bernard Minier : le tome qui m’a enfin embarquée dans la saga Lucia
Bon, bon, bon… j’avoue : les deux premiers tomes de cette saga m’avaient plu… sans plus.
J’aimais bien, mais sans être totalement embarquée. Un crève cœur vu mon amour pour la saga Servaz. Alors j’ai ouvert Ruptures sans attente particulière.
Et finalement… c’est ce tome-là qui m’a vraiment happée.
Le début m’a demandé un peu d’investissement.
C’est dense, détaillé, ça prend le temps de poser les bases. On sent que l’auteur installe quelque chose de plus vaste que juste une enquête.
Mais une fois dedans… je n’ai plus décroché.
Parce que tout prend sens. Et surtout, tout devient inquiétant d’une manière très particulière : celle qui donne l’impression que ce qu’on lit pourrait exister.
Un thriller qui dépasse l’enquête
Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce tome, c’est qu’on dépasse largement le cadre du polar classique.
Oui, il y a une enquête. Oui, il y a du suspense.
Mais ce n’est pas ce qui m’a le plus marquée.
Ce qui m’a vraiment accrochée, c’est tout ce qu’il y a derrière.
La technologie. Le pouvoir. L’intelligence artificielle.
Et cette sensation que tout ça nous dépasse complètement.
Il y a quelque chose de profondément glaçant dans cette lecture. Pas parce que c’est spectaculaire… mais parce que ça semble crédible. Proche. Presque déjà là. C’est terrifiant.
Dans ce tome, Lucia m’a beaucoup plus touchée.
Je l’ai trouvée plus humaine, plus impliquée, plus fragile aussi par moments. Et du coup, beaucoup plus intéressante à suivre.
Elle ne donne pas l’impression de tout maîtriser, au contraire. Elle avance, elle doute, elle s’accroche.
Et c’est précisément ça qui fonctionne.
C’est elle qui porte vraiment le roman, enfin !
Une intrigue dense et maîtrisée
Comme souvent avec Bernard Minier, l’intrigue est riche, complexe, parfois presque vertigineuse.
Mais je ne me suis jamais sentie perdue.
Tout est construit avec précision. Les pièces s’assemblent progressivement, et même quand on ne comprend pas encore tout, on sent que ça va quelque part.
Il y a un vrai travail sur le fond, sur les thématiques, sur la manière dont tout s’entrelace.
Et ça donne une lecture à la fois prenante… et réfléchie.
Les bonnes raisons de lire ce livre :
• Un thriller moderne, ancré dans des problématiques actuelles
• Une intrigue dense, intelligente et maîtrisée
• Une réflexion intéressante sur la technologie et le pouvoir
• Un personnage principal plus humain et attachant
• Une lecture prenante qui fait réfléchir

En bref :
C’est clairement le tome qui m’a réconciliée avec cette saga.
Plus ambitieux, plus profond, plus marquant aussi.
Un thriller qui dépasse le simple divertissement, et qui laisse une vraie impression après lecture.
Et honnêtement… je n’attendais pas ça.
4ème de couverture :
Lucia Guerrero face aux nouveaux maîtres du monde.
Lundi 28 avril 2025. L’Espagne est paralysée par la plus grande panne électrique de son histoire. Directrice de la filiale espagnole de StarCo, Emma Bosch se précipite au chevet de son père, dont la vie dépend d’un respirateur artificiel. Elle n’arrivera jamais.
Aux États-Unis, les corps sans vie de plusieurs collaboratrices du célèbre milliardaire Milton Gail, le fantasque et génial fondateur de StarCo, sont retrouvés. Toutes étaient enceintes.
C’est le début de l’extraordinaire enquête que va mener Lucia Guerrero des deux côtés de l’Atlantique et dans les fabriques ultra-secrètes où s’inventent le présent et le futur de milliards d’individus. Jusqu’à un face-à-face inoubliable avec celui qui a fait main basse sur la terre et sur l’espace.
Une plongée glaçante dans la toute-puissance de l’Amérique de Donald Trump.