L’Empire des damnés – Jay Kristoff (tome 2/3)

« Une vie sans livres ne vaut pas la peine d’être vécue, Dior. Leurs pages recèlent une magie incomparable. En ouvrir un, c’est ouvrir une porte vers un autre lieu, un autre temps, un autre esprit. »

L'empire des damnés - Jay Kristoff (tome 2/3)
En librairie depuis le 29 février 2024 chez De Saxus –  986 pages, 29.90€

L’Empire des damnés : Jay Kristoff signe une suite toujours plus sombre et spectaculaire

J’ai mis 17 jours à terminer L’Empire des damnés. Dix-sept. Jours. Une éternité pour moi… mais difficile d’en vouloir à un roman aussi dense, ambitieux et totalement dévorant.

Bon, soyons honnête : j’attendais énormément ce deuxième tome.

J’avais adoré L’Empire du Vampire et cette immersion totale dans cet univers brutal, gothique et désespéré. J’avais littéralement dévoré le premier tome pendant mes vacances, complètement happée par l’histoire. Ici, l’expérience a été un peu différente.

Non pas parce que j’ai moins aimé, absolument pas, j’ai adoré cette lecture mais parce que le timing n’était clairement pas le même. Fatigue, rythme du quotidien… et surtout presque 1000 pages extrêmement denses. Résultat : il m’a fallu 17 jours pour en venir à bout.

Et honnêtement ? Ce n’est pas un défaut du livre. C’est simplement le genre de roman qui demande une vraie disponibilité mentale. Il faut accepter de s’y abandonner totalement. Parce que Jay Kristoff ne fait jamais dans la demi-mesure.

C’est vraiment la comparaison qui me revient constamment avec cette saga. On retrouve la noirceur politique, les trahisons, la brutalité, les guerres sanglantes et cette impression permanente que tout peut basculer dans l’horreur à n’importe quel moment… un côté très Game of Thrones.

Et en parallèle, il y a cette immense quête, cette dimension presque mythologique, ces voyages, ces alliances improbables, cette sensation d’aventure gigantesque qui me rappelle énormément Le Seigneur des Anneaux. Et pourtant, la saga garde une identité très forte.

Jay Kristoff réussit à mélanger fantasy épique, récit vampirique, quête désespérée et ambiance gothique sans jamais donner l’impression de recycler ce qui existe déjà. Son univers reste d’une richesse folle.

Si vous trouviez le premier tome sombre… préparez-vous. Ici, l’espoir devient presque une ressource rare.

Le monde de Gabriel continue de s’effondrer, la guerre ne cesse de s’intensifier et les révélations viennent constamment rebattre les cartes. J’ai particulièrement aimé découvrir davantage les différentes lignées vampiriques, les nouvelles créatures, les secrets du monde et le tout qui continue de s’étoffer. On sent que l’auteur maîtrise parfaitement son univers. Rien ne semble laissé au hasard.

Gabriel reste clairement l’une des grandes forces de cette saga. Torturé, profondément abîmé, cynique, violent… mais terriblement humain malgré tout. C’est un personnage qui porte énormément de douleur et qui continue pourtant d’avancer, même lorsqu’il n’a plus grand-chose à quoi se raccrocher. Et c’est précisément pour ça qu’on s’attache autant à lui.

Mais j’ai aussi énormément aimé voir les autres personnages prendre davantage de place dans ce tome. Dior notamment gagne encore en profondeur et certaines nouvelles dynamiques m’ont beaucoup plu. Les alliances se font et se défont constamment… et clairement, impossible de faire confiance à qui que ce soit.

Alors… Oui, c’est long.
Oui, c’est dense.
Oui, parfois il faut souffler.

Mais je ne me suis jamais ennuyée.

Entre les scènes d’action, les révélations, les retournements de situation et les nombreuses tensions entre les personnages… il se passe constamment quelque chose. Et même lorsque le rythme ralentit légèrement, c’est toujours au service du développement de l’univers ou des personnages.

  • Un univers toujours aussi riche et immersif
  • Une ambiance sombre et ultra addictive
  • Gabriel reste un protagoniste exceptionnel
  • Des révélations nombreuses et efficaces
  • Une fin complètement folle
  • Presque 1000 pages : il faut être prêt
  • Un rythme parfois exigeant si vous êtes fatigués ou peu disponibles
  • Beaucoup de violence graphique (comme le tome 1)

L’Empire des damnés confirme tout ce que j’aimais déjà dans cette saga.

C’est violent, dense, désespéré, ambitieux… et incroyablement addictif.

Et malgré mes 17 jours de lecture, malgré la fatigue… j’ai adoré chaque minute passée dans cet univers.

Maintenant ? Il me tarde autant que je redoute de lire l’ultime tome de cette trilogie.


Personne n’est plus terrifié par la mort que ceux qui vivent éternellement.

Gabriel de León a sauvé le Saint-Graal de la mort, mais sa chance de ramener le jour semble désormais perdue. Avec l’aide du vampire Liathe, le dernier saint d’argent décide de conduire Dior aux anciens du Sang Esani dans l’espoir d’en apprendre plus sur elle et sur la nuit sans fin.

Déjà traqué par le Sang Voss qui cherche à mettre la main sur le Graal, Gabriel se retrouve entraîné dans une guerre entre les Dyvok et les Hautes Terres. Consumé par une soif de sang toujours plus grande, il devra surmonter les pires dangers afin d’aider Dior à découvrir la vérité.

Le secret du Graal pourrait être plus terrible que Gabriel ne l’avait imaginé.

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