« Finalement en aidant, les autres , on s’aide aussi un peu soi même. »

Merci Serena pour ce rayon de soleil
Chère Serena,
Je referme Un coup de soleil avec cette sensation que l’on ressent souvent après avoir terminé l’un de vos romans : celle d’avoir passé quelques heures entourée de gens que l’on n’avait pas envie de quitter.
Cette fois-ci, vous m’avez emmenée à Salerne, dans le quotidien d’Éléonore. Une femme de ménage, mère de jumeaux adolescents, divorcée, le portefeuille rarement bien rempli mais le cœur toujours grand ouvert. Et quel personnage.
Éléonore n’a rien d’une héroïne extraordinaire au sens où l’entendent les romans. Elle ne sauve pas le monde. Elle ne mène pas d’enquête. Elle ne possède aucun pouvoir magique.
Elle fait les ménages. Elle court après les fins de mois. Elle s’inquiète pour ses enfants. Elle aide les autres souvent davantage qu’elle ne s’aide elle-même. Et pourtant, elle illumine tout le livre.
J’ai aimé suivre ses journées, pousser les portes des appartements de ses clients, découvrir leurs manies, leurs secrets, leurs blessures parfois. Derrière chaque porte se cache une histoire différente, et c’est ce qui donne au roman ce rythme si particulier. On a presque l’impression d’accompagner Éléonore dans ses tournées.
Certaines scènes m’ont fait sourire. D’autres m’ont touchée davantage que je ne l’aurais imaginé. Parce qu’au-delà de l’humour, il y a dans ce roman une immense tendresse pour les gens ordinaires. Pour ceux qui traversent des moments compliqués. Pour ceux qui avancent malgré les déceptions. Pour ceux qui donnent beaucoup sans toujours recevoir autant en retour.
J’ai également été sensible à l’hommage rendu à ces femmes de l’ombre que l’on remarque rarement. Celles qui nettoient nos bureaux, nos immeubles, nos maisons. Celles dont le travail est indispensable mais trop souvent invisible.
À travers Éléonore, vous leur offrez une place centrale et un regard profondément humain.
Et puis il y a l’Italie. Encore. Cette Italie que vous savez raconter comme personne. Ses rues, ses odeurs, sa cuisine, ses habitants, ses excentricités aussi.
J’ai refermé ce livre avec une envie très raisonnable de préparer un tiramisu. Ou peut-être pas si raisonnable que ça.
Bien sûr, tout n’est pas surprenant. Certains événements se devinent assez facilement et l’on sait rapidement vers quelle direction l’histoire se dirige. Mais au fond, cela n’a jamais eu beaucoup d’importance. Parce que je ne lis pas vos romans pour être surprise. Je les lis pour retrouver cette chaleur humaine qui s’en dégage.
Pour passer un bon moment. Pour sourire. Pour retrouver foi en la capacité des gens à prendre soin les uns des autres. Et de ce côté-là, la mission est une nouvelle fois parfaitement accomplie.
Alors merci Serena.
Merci pour Éléonore.
Merci pour cette galerie de personnages attachants.
Merci pour ce petit rayon de soleil glissé entre deux couvertures de papier.
À très bientôt pour un nouveau voyage italien.
Une lectrice qui a déjà faim.
Bonnes raisons de lire ce livre :
- Pour découvrir une héroïne profondément attachante.
- Pour l’ambiance italienne chaleureuse et dépaysante.
- Pour les personnages secondaires hauts en couleur.
- Pour l’hommage rendu aux femmes de ménage et à leur travail souvent invisible.
- Pour l’humour tendre de Serena Giuliano.
- Pour les liens familiaux qui occupent une place importante dans le récit.
- Pour une lecture fluide qui se dévore rapidement.
- Pour les gourmandises italiennes qui donnent faim à chaque chapitre.
- Pour une histoire qui fait sourire autant qu’elle touche.
- Parce qu’il fait du bien tout simplement.

En bref :
Avec Un coup de soleil, Serena Giuliano signe une nouvelle fois un roman profondément humain, drôle, tendre et réconfortant. J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre Éléonore dans son quotidien et à rencontrer tous ceux qui gravitent autour d’elle. Une lecture qui ne cherche pas à révolutionner le genre, mais qui réussit parfaitement ce qu’elle entreprend : faire du bien.
4ème de couverture :
Six foyers, et un point commun : Eléonore, femme de ménage. Mais leur routine risque de se voir chamboulée…
Lundi, dottore Di Martino. Veuf au cœur brisé.
Mardi, signora Rizzo. La doyenne à l’esprit mal tourné.
Mercredi, les Ferrara. Culs-bénits, autoritaires.
Jeudi, signora Marino. Voyante : lit dans les cartes et les pensées.
Vendredi matin, signor et signora Landi. Aisés, bronzés, désespérés…
Vendredi après-midi, signor D’Amato. L’homme invisible !
À Salerno, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas pour Éléonore. Entre ses ménages et ses jumeaux ados, elle n’a pas le temps de goûter à la dolce vita.
Surtout, Éléonore ne parvient pas à oublier Marco, dont elle vient de se séparer.
Pendant qu’elle récure chez les autres, au moins, son esprit est occupé.
Mais en pénétrant dans l’intimité de ses clients, elle va s’apercevoir que les apparences sont trompeuses, et sa routine bien huilée pourrait se trouver chamboulée…
Son rêve de toujours deviendra-t-il réalité ?
Et si un hasard s’apprêtait à rebattre toutes les cartes ?