« Le temps est à mon sens notre ressource la plus précieuse. Une fois perdu, il ne se rattrape plus. Peu de gens en ont conscience. Ils ne se rendent pas compte que donner de son temps à quelqu’un, c’est donner un peu de soi-même. »

Retrouver Sarah Morgan, pour le meilleur… et surtout pour le pire
Chers lecteurs et chères lectrices,
Lorsque j’ai refermé Le Mariage parfait, je n’avais pas particulièrement besoin d’une suite. L’histoire me semblait terminée. La dernière page remplissait parfaitement son rôle et je n’avais pas vraiment de questions en suspens. Alors quand j’ai appris que Jeneva Rose allait retrouver Sarah Morgan dans un second tome, ma curiosité a immédiatement pris le dessus. Parce qu’il faut bien reconnaître une chose : Sarah Morgan est impossible à oublier.
Quelques années ont passé depuis les événements du premier roman. Sarah est remariée, mère de famille et semble avoir retrouvé une certaine stabilité. Du moins en apparence. Lorsqu’elle découvre que son mari Bob la trompe, ce qui pourrait n’être qu’une histoire d’infidélité bascule rapidement vers quelque chose de beaucoup plus explosif. Et c’est là que j’ai retrouvé tout ce qui m’avait plu dans le premier tome.
Cette impression que personne ne joue franc-jeu. Que chaque personnage cache quelque chose. Que derrière chaque révélation se cache une autre révélation encore plus embarrassante. Le résultat est simple : les pages défilent toutes seules.
Jeneva Rose sait exactement comment construire une lecture addictive. Les chapitres sont courts, les points de vue s’enchaînent avec fluidité et chaque fin de chapitre donne envie d’en lire un autre. Puis encore un. Puis encore un. Jusqu’à réaliser que l’heure tourne beaucoup plus vite que prévu.
Ce qui fait la force de cette série reste toutefois Sarah Morgan. Je pense même qu’elle porte une grande partie du roman sur ses épaules. Sarah n’est pas sympathique. Elle n’est pas particulièrement attachante. Elle n’est certainement pas un modèle de stabilité émotionnelle. Mais elle possède quelque chose de bien plus intéressant : elle est fascinante. À chaque apparition, je me demandais quelle catastrophe elle allait provoquer. Et souvent, elle dépassait mes attentes.
Ce que j’ai davantage apprécié dans ce tome, c’est que l’on découvre aussi une autre facette de sa personnalité à travers son rôle de mère. Cela ne la transforme pas soudainement en héroïne bienveillante, loin de là, mais cela ajoute quelques nuances à un personnage qui pourrait facilement devenir caricatural.
Même lorsque Sarah agit pour protéger sa fille, elle reste profondément Sarah Morgan. Et c’est probablement mieux ainsi.
J’ai également apprécié que Bob ne soit pas simplement relégué au rôle du mari infidèle de service. Plus l’histoire avance, plus les rapports de force évoluent. Chacun tente de reprendre l’avantage, chacun manipule à sa façon et l’on assiste progressivement à une véritable guerre où tous les coups semblent permis.
Pendant une bonne partie du roman, j’ai eu l’impression de regarder deux personnes tenter de s’enterrer mutuellement tout en creusant leur propre trou. C’était souvent jubilatoire. Parfois complètement excessif. Mais toujours divertissant.
Parce que oui, Le Divorce parfait demande parfois d’accepter certaines facilités. Quelques coïncidences tombent particulièrement bien. Certains rebondissements cherchent clairement à surprendre le lecteur. Et pourtant, cela ne m’a pas dérangée. Jeneva Rose ne cherche pas à écrire le thriller psychologique le plus réaliste du marché. Elle cherche à divertir son lecteur et à le rendre incapable de lâcher son livre.
Sur ce point, le contrat est rempli.
J’ai particulièrement aimé retrouver les conséquences des événements du premier tome. Le passé continue de planer sur les personnages et l’on sent constamment que tout peut ressurgir au pire moment. Cette tension permanente fonctionne très bien et apporte un vrai supplément à l’intrigue.
Concernant la fin, je me contenterai de dire qu’elle correspond parfaitement à l’esprit du roman. Et qu’elle laisse clairement entendre que Sarah Morgan n’a peut-être pas dit son dernier mot. Disons simplement que si un troisième tome voit le jour, il y a de fortes chances que je sois au rendez-vous.
Bonnes raisons de lire ce livre :
- Pour retrouver Sarah Morgan.
- Pour prolonger l’expérience du Mariage parfait.
- Pour les chapitres courts qui se dévorent.
- Pour les nombreux rebondissements.
- Pour les manipulations psychologiques.
- Pour les personnages moralement ambigus.
- Pour les secrets qui s’accumulent.
- Pour les rapports de force qui évoluent constamment.
- Pour une lecture extrêmement addictive.
- Parce qu’il est difficile de refermer ce livre avant la dernière page.

En bref :
Le Divorce parfait m’a offert exactement ce que j’attendais : une lecture addictive, des personnages impossibles à cerner, des manipulations en cascade et une Sarah Morgan toujours aussi fascinante. Tout n’est pas parfaitement crédible, mais ce n’est pas ce que je suis venue chercher ici. J’avais envie d’un thriller capable de me faire tourner les pages compulsivement et Jeneva Rose a parfaitement rempli sa mission.
4ème de couverture :
Onze années se sont écoulées depuis que la brillante avocate Sarah Morgan a défendu son mari, Adam, accusé du meurtre de… sa maîtresse ! Sarah a depuis longtemps tourné la page et fondé une famille avec son nouveau mari, Bob Miller. Sa vie est redevenue exactement comme elle l’avait toujours souhaité. Du moins le croit-elle…
Après avoir découvert que Bob avait eu une aventure d’un soir, Sarah n’hésite pas : elle demande le divorce. Or, au beau milieu de cette séparation houleuse, de nouvelles preuves ADN sont découvertes dans l’affaire impliquant Adam. La police est sommée de rouvrir l’enquête. Au même moment, on apprend que la femme avec qui Bob a passé la nuit est portée disparue.
Dès lors, Sarah et ce dernier se livrent une lutte sans merci. Un jeu du chat et de la souris à très haut risque ! Le couple parviendra-t-il à un divorce parfait ou… devra-t-il attendre que » la mort les sépare » ?