Dark Majesty (T3/3) – Delinda Dane

« Écris-moi vite. Une phrase. Un mot. N’importe quoi. Même juste une virgule. »

Dark Majesty (tome 3) de Delinda Dane
En librairie depuis le 19 novembre 2025 chez Hugo Romance – 496 pages, 18€

Fermer les portes du palais avec un petit pincement au cœur

Chers lecteurs et chères lectrices,


J’avais hâte de lire ce tome. Depuis le début de la saga Majesty, Ismaël est sans doute le personnage qui m’intriguait le plus. Toujours présent sans jamais être totalement dévoilé, discret mais essentiel, il faisait partie de ces personnages que l’on observe dans les tomes précédents en attendant le moment où ils auront enfin leur propre histoire.
Et quelle histoire.


Avec Dark Majesty, Delinda Dane clôt sa trilogie en nous offrant sans doute le tome le plus intime des trois.
Ici, les couronnes brillent un peu moins. Les robes somptueuses, les palais et les privilèges sont toujours là, bien sûr, mais ce sont surtout les sacrifices qu’ils imposent qui occupent le devant de la scène.
Parce qu’au fond, Ismaël et Éléonore ont beaucoup en commun.


Tous deux sont nés dans un monde où leur avenir a été décidé avant même qu’ils puissent faire leurs propres choix. Ils portent des noms, des titres, des responsabilités immenses. Ils représentent bien plus qu’eux-mêmes. Et parfois, cela ressemble davantage à une prison qu’à un privilège.


J’ai particulièrement aimé la façon dont Delinda Dane explore cette réalité tout au long du roman. Derrière les protocoles et les obligations officielles se cachent deux jeunes adultes qui cherchent simplement leur place, tout en essayant de ne décevoir personne.
Éléonore m’a beaucoup touchée.


Depuis les tomes précédents, on devinait déjà ses blessures. Ici, elles prennent toute leur place. Son parcours est celui d’une jeune femme qui tente de se reconstruire après un drame, qui avance malgré la douleur et qui cherche à comprendre ce qu’elle veut réellement pour elle-même.
Sa vulnérabilité ne la rend jamais faible.
Au contraire.
C’est probablement ce qui fait sa force.


Quant à Ismaël…
Comment ne pas aimer Ismaël ?
Depuis le premier tome, il donne l’impression d’être celui qui garde toujours le contrôle. Celui qui réfléchit avant d’agir. Celui qui porte le poids du monde sur ses épaules sans jamais se plaindre.


Découvrir ses doutes, ses peurs et tout ce qu’il sacrifie pour son futur rôle de souverain a été l’un des aspects que j’ai préférés dans ce roman.
Parce qu’au fond, Ismaël passe son temps à choisir son devoir plutôt que lui-même. Et cela finit par devenir déchirant. La romance entre eux prend son temps. Beaucoup de temps. Mais cela ne m’a jamais dérangée car tout repose justement sur cette frustration permanente.


Les sentiments sont là depuis longtemps. Ils existent dans les regards, les silences, les gestes retenus et tous ces moments où l’on comprend ce que les personnages refusent encore d’admettre eux-mêmes.

Cette tension émotionnelle accompagne pratiquement tout le roman. Et lorsqu’elle finit par exploser, elle prend une ampleur encore plus forte. S’il y a une chose que je retiendrai particulièrement de ce tome, c’est sa réflexion sur le poids des responsabilités.

Tout au long du récit, Delinda Dane nous rappelle qu’une couronne n’est pas seulement un symbole de pouvoir. C’est aussi un fardeau. Un ensemble de renoncements. Une vie entière passée à faire passer les besoins d’un pays avant les siens.

Cette idée traverse tout le roman et donne une profondeur supplémentaire à l’histoire d’amour.
J’aurais peut-être aimé davantage de moments entre Ismaël et Éléonore. Quelques scènes supplémentaires pour profiter encore un peu plus d’eux avant de leur dire au revoir.


Mais cela ne m’a pas empêchée d’être profondément touchée par leur histoire. Et surtout par leur évolution.
Refermer ce troisième tome m’a laissée avec cette sensation étrange que procurent les sagas auxquelles on s’attache vraiment. La satisfaction d’avoir eu une belle conclusion. Et ce petit pincement au cœur qui accompagne toujours les adieux.

  • Pour découvrir enfin l’histoire d’Ismaël.
  • Pour une romance construite sur les non-dits et la tension émotionnelle.
  • Pour Éléonore et son magnifique parcours de reconstruction.
  • Pour les thèmes du devoir, du sacrifice et de la liberté.
  • Pour retrouver tous les personnages de la saga.
  • Pour les enjeux royaux et politiques.
  • Pour une romance qui prend son temps.
  • Pour les émotions très présentes tout au long du récit.
  • Pour clôturer la trilogie Majesty en beauté.
  • Parce qu’il est difficile de quitter cette famille royale une fois la dernière page tournée.

Dark Majesty est un très beau final pour la saga Majesty. Plus intime, plus émotionnel et peut-être aussi plus mélancolique que les tomes précédents, il met en lumière deux personnages confrontés à des choix impossibles. J’ai aimé suivre Ismaël et Éléonore, découvrir leurs failles, leurs blessures et tout ce qu’ils sont prêts à sacrifier par devoir. Une conclusion touchante qui m’a donné beaucoup de mal à quitter cet univers.


Ismaël Ibn Al Shams a été élevé pour régner. Héritier charismatique de l’un des empires les plus puissants du Moyen-Orient, son destin est tout tracé. Il ne lui reste plus qu’à trouver une épouse afin d’assurer sa descendance. Mais la seule pour laquelle son coeur penche est intouchable. Pour cause, Éléonore Hawthorne est la princesse du Royaume-Uni, et la petite sœur de son meilleur ami. Tout les sépare : la culture, le devoir, les traditions.

Exilée loin de Londres, des projecteurs et des obligations royales, Éléonore tente de se reconstruire après le drame qui a touché sa famille. C’est aux Emirats Arabes Unis qu’elle poursuit ses études. Là où vit celui qu’elle aime en secret. Son attirance est réciproque, elle le sent, pourtant Ismaël s’obstine à maintenir entre eux des barrières infranchissables.

Lourde est la tête qui porte la couronne quand le cœur vacille.

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