L’Académie du sang ailé, T1 : Par les ailes de sang – Briar Boleyn

« J’aime m’endormir épuisée. Ca prouve que j’ai donné tout ce que je pouvais. »

Par les ailes de sang de Briar Boleyn, L'académie du sang ailé tome 1
En librairie depuis le 27 novembre 2025 chez De Saxus –  704 pages, 27.90€

Une romantasy sur fond de Dark Academia

Chères lectrices, chers lecteurs,

J’avais vu passer beaucoup d’avis mitigés sur Par les ailes de sang avant de me lancer. Certains reprochaient un univers trop chargé, d’autres une héroïne difficile à apprécier ou encore un manque d’explications. Finalement, je crois que c’est une bonne pioche d’y être allée sans trop me laisser influencer, parce que je ressors de cette lecture avec un avis bien plus positif.

Si vous aimez les académies, les vampires, la magie, les créatures fantastiques et les romances qui prennent leur temps avec des tropes comme enemies to lovers ou forced proximity, il y a de fortes chances que ce premier tome vous séduise.

L’univers est dense dès les premières pages. L’autrice nous présente rapidement les différentes créatures, le fonctionnement de l’académie et les règles qui régissent ce monde. J’avais un peu peur d’être noyée sous les informations, mais ce n’est finalement jamais le cas. Tout s’enchaîne de manière assez fluide et je me suis laissée porter sans difficulté.

En revanche, j’ai tout de même eu la sensation qu’il me manquait quelques pièces du puzzle. On comprend vite que l’existence d’un préquel explique probablement certaines zones d’ombre, notamment autour de Medra. Cela ne m’a pas empêchée d’apprécier ma lecture, mais j’aurais aimé disposer de certains éléments plus tôt pour mieux comprendre son histoire.

Justement, parlons de Medra. Je crois que c’est le personnage qui divisera le plus les lecteurs. Personnellement, je ne l’ai pas appréciée immédiatement. Je la qualifierais plutôt d‘attachiante (pardonnez l’expression). C’est une véritable tête brûlée, impulsive, parfois agaçante dans certaines de ses décisions. Elle fonce souvent avant de réfléchir et teste parfois un peu notre patience.

Pour autant, je n’ai jamais eu envie de l’abandonner en cours de route. Au contraire.

Plus les chapitres avançaient, plus j’ai compris ce qui la poussait à agir ainsi. Il m’a fallu plusieurs centaines de pages pour réellement m’attacher à elle, mais cette évolution m’a semblé assez naturelle. Tous les personnages n’ont pas besoin d’être immédiatement sympathiques pour être intéressants.

Blake, lui, m’a beaucoup plu. On retrouve tout ce que j’aime dans ce type de héros : un personnage puissant, mystérieux, moralement discutable, mais qui laisse progressivement entrevoir une autre facette de sa personnalité. Il reste un véritable seigneur vampire, sans jamais perdre cette aura intimidante qui fait tout son charme.

La romance repose essentiellement sur la tension entre eux. Nous sommes sur un slow burn qui prend son temps et, pour une fois, je trouve que cela fonctionne très bien. Chaque échange fait avancer leur relation sans donner l’impression que tout est précipité.

Ce qui m’a surtout plu, c’est l’ambiance générale. Cette académie n’a rien d’un lieu rassurant. Les rivalités sont omniprésentes, la compétition est rude et le danger semble pouvoir surgir à chaque instant. Cette atmosphère apporte un vrai rythme au roman et donne envie d’enchaîner les chapitres. J’ai également beaucoup apprécié les personnages secondaires. Theo apporte une touche de fraîcheur bienvenue et j’ai hâte de voir comment certains d’entre eux évolueront dans les prochains tomes.

Bien sûr, tout n’est pas parfait. Certaines réactions paraissent un peu rapides, quelques éléments manquent encore d’explications et j’aurais aimé que certains aspects de l’univers soient davantage développés. Les dragons, notamment, restent finalement assez en retrait alors qu’ils occupent une place importante dans la promesse de départ. Malgré cela, je me suis laissée embarquer du début à la fin.

Je comprends les critiques que j’ai pu lire, mais elles n’ont pas vraiment eu d’impact sur mon ressenti. J’ai trouvé cette romantasy extrêmement addictive. Elle mélange beaucoup d’éléments déjà vus ailleurs, mais elle le fait suffisamment bien pour donner envie de découvrir la suite. Et c’est probablement le meilleur compliment que je puisse lui faire : à peine le livre refermé, j’avais déjà envie de retourner à l’Académie du sang ailé.

  • Pour son ambiance d’académie sombre où chaque journée ressemble à une épreuve.
  • Pour Blake, un héros vampire aussi inquiétant qu’attirant.
  • Pour une romance slow burn qui laisse la tension s’installer.
  • Pour un univers riche mêlant vampires, magie, créatures fantastiques et secrets.
  • Parce qu’une fois lancé, il est difficile de reposer le livre.

Par les ailes de sang ne révolutionne peut-être pas la romantasy, mais il possède tout ce que j’attends d’un premier tome : un univers intrigant, une ambiance immersive, des personnages qui évoluent au fil des pages et suffisamment de mystères pour donner envie de poursuivre l’aventure. Si vous acceptez de laisser le temps au récit de s’installer et à Medra de révéler toutes ses facettes, vous pourriez bien être aussi agréablement surpris que moi.


Entre les murs de l’Académie, seuls les plus forts survivent.

Alors qu’elle pensait y mourir, Medra Pendragon est tirée d’un charnier par un jeune seigneur vampire auquel on la lie de force, et celui qui était son sauveur devient très vite son geôlier. Car sur ces terres divisées entre mortels et sang-nobles, ses cheveux roux la désignent comme seule représentante d’une race disparue : les dragonniers.
Contrainte d’obéir au dangereux Blake Drakharrow, elle rejoint la redoutable académie du Sang ailé, seul endroit susceptible de lui fournir les armes et les connaissances nécessaires pour survivre à cet univers sanglant.
Mais l’Académie n’est pas une école, c’est un champ de bataille, et Medra ne manque pas d’ennemis prêts à tout pour la voir échouer. Alors que les saisons se succèdent, les alliés sont rares, et pourraient bien se tapir dans les coins les plus sombres et les plus inattendus du château.
Bienvenue en première année.

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