La voie éternelle, T1 : La discipline du corbeau – Antonia Hodgson

« Il n’y a aucune bravoure à mener des batailles qu’on ne peut gagner. »

La voie Éternelle de Antonia Hodgson
En librairie depuis le 17 septembre 2025 chez  Bragelonne – 704 pages, 28€

Une fantasy aussi exigeante que captivante

Chers lecteurs et chères lectrices,

Je découvre Antonia Hodgson avec La Disciple du Corbeau et je comprends sans difficulté pourquoi ce premier tome plaît autant aux amateurs de fantasy.

Bon… les premiers chapitres m’ont demandé un peu d’attention. L’autrice ne prend jamais le temps de nous expliquer son univers dans les moindres détails. Elle nous y plonge, tout simplement. Sur le moment, j’ai parfois eu cette impression d’avancer sans avoir toutes les clés et c’est finalement devenu l’un des aspects que j’ai le plus appréciés.

Petit à petit, les repères s’installent. Les enjeux deviennent plus clairs, les relations entre les personnages prennent de l’ampleur et tout ce qui pouvait sembler flou au départ finit par trouver sa place. J’ai aimé cette confiance que l’autrice accorde à son lecteur. Elle nous laisse découvrir son monde à notre rythme, sans jamais simplifier les choses.

Au milieu de tout cela, il y a Neema. C’est le genre de personnage qui donne envie de tourner les pages. Curieuse, intelligente, courageuse sans être invincible, elle évolue constamment et l’on prend plaisir à la suivre. Je me suis rapidement attachée à elle et j’ai eu envie de comprendre, en même temps qu’elle, les secrets qui entourent cet univers.

L’intrigue a également réussi à me surprendre. Je pensais partir dans une direction puis l’histoire en prenait une autre. Plus j’avançais, moins j’étais capable d’anticiper ce qui allait suivre. Cette sensation est assez rare pour que j’aie envie de la souligner. J’avais simplement envie de continuer ma lecture pour découvrir où Antonia Hodgson avait décidé de m’emmener.

J’ai aussi beaucoup aimé que la romance reste en retrait. Elle accompagne le récit sans jamais prendre le dessus. Ici, ce sont les intrigues, les jeux de pouvoir, les mystères et les personnages qui occupent véritablement le premier plan.

J’ai passé un excellent moment. J’ai découvert une autrice que je lirai de nouveau avec plaisir, un univers que j’ai envie de retrouver et une héroïne que je suis loin d’avoir envie de quitter. Finalement, ce n’est pas si loin d’un coup de cœur.

Le deuxième tome me donne rend déjà impatiente, et je suis vraiment curieuse de voir jusqu’où cette histoire va nous emmener.

  • Pour son univers riche qui se dévoile progressivement.
  • Pour Neema, une héroïne aussi attachante que crédible.
  • Pour une intrigue qui prend son temps et réserve plusieurs surprises.
  • Pour une fantasy qui fait confiance à l’intelligence de ses lecteurs.
  • Parce que ce premier tome donne naturellement envie de découvrir la suite.

Antonia Hodgson a construit un univers suffisamment riche pour éveiller ma curiosité jusqu’à la dernière page, sans jamais me donner l’impression d’en avoir fait le tour. Quant à Neema, je suis loin d’être prête à la quitter.

Si vous aimez les fantasy qui prennent leur temps, qui font confiance à leurs lecteurs et qui privilégient la construction de leur univers plutôt que l’enchaînement de scènes spectaculaires, je pense que cette série mérite vraiment votre attention.

De mon côté, une chose est certaine : je retrouverai cette héroïne et cet univers avec beaucoup de plaisir dans le deuxième tome.


Envolons-nous jusqu’à l’empire d’Orrun, où, après vingt-quatre ans de paix, le règne de Bersun doit prendre fin. Dans la chaleur suffocante de l’île impériale, sept candidats s’affrontent afin de prendre sa place. À l’image de leurs Maisons respectives, ce sont des guerriers, des penseurs, des stratèges exceptionnels ; les meilleurs qui soient.
Puis l’un de ces candidats est assassiné.
Il revient à Neema Kraa, l’étrange et brillante Érudite de l’empereur, de démasquer le coupable avant la fin des épreuves. Pour ce faire, elle doit élucider un dangereux mystère vieux de plusieurs générations, tout en s’efforçant de battre six guerriers dont chacun recèle ses parts d’ombre et ses ambitions, y compris celui qu’elle a toujours aimé. Neema se croit seule. Pourtant nous pouvons l’aider… si toutefois elle l’accepte.
Si elle réussit, elle obtiendra le trône. Si elle échoue, c’est la mort qui l’attend. Mais nous ne le permettrons pas.

Nous sommes le Corbeau, et nous sommes magnifique.

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