Série Fear The Flames, Livre 02
« Être incompris est un sentiment terriblement solitaire. On a sans cesse l’impression d’affronter des murs, même quand on exprime ses émotions les plus sincères. »

La Colère des dragons – Olivia Rose Darling : cette fin, sérieusement ?
Chers lecteurs, chères lectrices,
Je crois que je n’aurai jamais mis autant de temps à terminer une lecture que j’avais pourtant réellement envie de lire.
J’avais adoré La Flamme des dragons, premier tome de la saga, et j’attendais cette suite avec impatience. Pourtant, La Colère des dragons m’a accompagnée pendant une éternité.
La raison est finalement assez simple : ma vie professionnelle a radicalement changé ces dernières semaines et, avec elle, mon rythme de lecture. J’avais très peu de temps à lui consacrer. Quelques pages un jour, quasiment rien pendant plusieurs jours, puis quelques chapitres lorsque je trouvais enfin un moment.
Je préfère donc vous prévenir : mon ressenti sur le rythme du roman est forcément influencé par ma propre façon de l’avoir lu. Parce que oui, j’ai trouvé le premier tiers un peu long. Mais est-ce réellement le roman ou le fait de ne jamais pouvoir rester suffisamment longtemps plongée dedans ? Probablement un peu des deux. Une chose est sûre : la suite m’a largement fait oublier cette petite réserve.
Retrouver Elowen, Cayden et les dragons
Après les événements de La Flamme des dragons, nous retrouvons une Elowen enfin réunie avec ses dragons, mais dont la vengeance est loin d’être accomplie.
Cayden est désormais roi de Vareveth et leur mariage est devenu indispensable à l’alliance qu’ils construisent contre Imirath. Petit problème : après ce qui s’est passé dans le premier tome, Elowen ne lui fait plus confiance et n’est certainement pas disposée à lui pardonner aussi facilement. Pendant ce temps, elle doit également commencer à envisager ce qu’elle refusait jusque-là : elle est l’héritière légitime du trône d’Imirath.
J’ai beaucoup aimé cette évolution.
Les enjeux prennent une dimension nettement plus politique. Il n’est désormais plus seulement question de vengeance personnelle. Il faut convaincre, négocier, créer des alliances et préparer une guerre. Les rapports entre les différents royaumes de Ravaryn prennent davantage de place et permettent aussi à l’univers de gagner en ampleur.
C’est probablement ce qui explique en partie le rythme plus lent du début. Il faut poser les nouvelles pièces avant de pouvoir les faire bouger.
Et lorsqu’elles commencent à bouger, ça change tout.
Leur relation ne pouvait pas simplement reprendre là où elle s’était arrêtée avant la trahison du premier tome, et heureusement. Elowen aime Cayden, mais elle doute de lui. Il lui a fait mal et elle ne balaie pas cela simplement parce qu’il lui affirme qu’il l’aime.
De son côté, Cayden est déterminé à lui prouver que ses sentiments sont réels. Leur dynamique évolue donc beaucoup dans ce tome. Il y a toujours cette tension entre eux, mais quelque chose de plus profond s’installe également. Et même si leur relation occupe une place importante, elle n’efface pas complètement les autres enjeux du récit.
Surtout, Elowen évolue elle aussi.
Elle possède ses dragons. Elle dispose désormais d’une armée. Et elle commence à comprendre qu’elle pourrait peut-être prétendre à davantage que la vengeance qu’elle poursuit depuis si longtemps.
Ma petite faiblesse : la found family
Mais je crois que ce que j’étais particulièrement heureuse de retrouver, c’était tout le groupe qui gravite autour d’Elowen et Cayden. Vous connaissez mon amour pour le trope found family, et cette saga me donne exactement ce que j’en attends.
Ces personnages ont construit leurs propres liens, leur propre loyauté et presque leur propre famille au milieu d’un monde qui ne leur a pas forcément fait beaucoup de cadeaux. J’aime leurs interactions, leurs chamailleries, leur manière de se protéger et cette sensation qu’ils ne se battent plus uniquement pour une cause ou un royaume, mais aussi les uns pour les autres.
Et forcément, plus on s’attache à tout ce petit monde, plus Olivia Rose Darling possède de moyens de jouer avec nos nerfs.
Vous voyez où je veux en venir ?
Parce qu’il faut parler de cette fin
Je vais évidemment rester totalement vague.
Mais BON SANG.
Le premier tiers m’avait semblé un peu long. La suite m’avait bien embarquée. Puis les dernières pages sont arrivées et mon niveau d’implication dans cette histoire a brutalement changé. Je me suis littéralement redressée droite comme un i. Le cœur battait à toute allure et je me répétais : « C’est impossible !!!! »
Vous connaissez cette sensation lorsqu’une révélation arrive et que votre cerveau essaie immédiatement de repasser mentalement tout ce qu’il a lu pour comprendre ce qui est en train de se produire ?
Voilà.
Et j’aurais encore pu gérer.
Sauf qu’il y a eu les dernières phrases.
Celles-là ont fini de m’achever.
J’adore quand une fantasy me fait cet effet. Quand après des centaines de pages, quelques lignes suffisent à remettre tellement de choses en question que l’on voudrait immédiatement reprendre certains passages, élaborer des théories et surtout ouvrir le tome suivant.
Sauf que je ne peux pas. Il sort dans une éternité !
Les bonnes raisons de lire La colère des dragons :
- L’univers prend davantage d’ampleur et les enjeux deviennent plus politiques.
- Elowen continue d’évoluer et doit désormais réfléchir à la place qu’elle veut réellement occuper.
- La relation entre Elowen et Cayden prend une nouvelle direction après les événements du premier tome.
- Les dragons sont enfin réunis avec Elowen.
- La found family reste l’une des grandes forces émotionnelles de la saga.
- La deuxième partie monte franchement en intensité.
- Les dernières pages sont redoutablement efficaces.

En bref :
J’aurais aimé pouvoir lire La Colère des dragons autrement. M’installer plusieurs heures avec lui, enchaîner les chapitres et rester complètement immergée dans Ravaryn plutôt que de grappiller quelques pages dès que ma nouvelle vie professionnelle m’en laissait l’occasion.
Malgré cela, j’ai vraiment aimé cette suite.
Le premier tiers m’a paru plus lent, mais la montée en puissance qui suit a largement compensé cette impression. J’ai retrouvé avec énormément de plaisir Elowen, Cayden, les dragons et surtout cette found family à laquelle je suis désormais vraiment attachée.
Et puis il y a cette fin.
Ces dernières pages qui m’ont fait passer de lectrice tranquillement installée à lectrice quasiment debout, le cœur à cent à l’heure, refusant ce qu’elle venait de comprendre.
Et ces dernières phrases.
Voilà maintenant le vrai problème : je veux la suite.
Tout de suite.
Ça va être trèèèèèèèèèèès long.
4ème de couverture :
POUR ASSOUVIR LEUR VENGEANCE, IL FAUDRA RÉGNER PAR LE FEU ET LE SANG.
De nouveau réunie avec ses dragons, Elowen se prépare à affronter son royaume natal, qui hante ses souvenirs d’enfance, aux côtés de celui qui l’a trahie. Même si leur mariage est primordial pour leur alliance contre Imirath, elle ne peut pardonner à son mari.
Désormais roi de Vareveth, Cayden est prêt à tout pour prouver à son épouse que son amour est véritable. Rien n’est plus important pour lui qu’Elowen et la quête de vengeance qu’ils partagent. Ils feront payer Garrick Atarah pour ses crimes.
La guerre se profile à l’horizon, et entre diplomatie, bénédictions et prophéties, le roi et la reine de Vareveth n’envisagent qu’une seule et unique finalité : la revendication du trône d’Imirath, et la déchéance du royaume qui leur a tout pris.