« Peut-être que, moi aussi, je suis faite pour être libre. Peut-être est-ce le cas de tous les êtres vivants. »

Quand le friends to lovers réussit à me convaincre
Chers lecteurs, chères lectrices,
Je crois qu’il va falloir se rendre à l’évidence : ma période cow-boys n’est toujours pas terminée. Et surtout, j’aime vraiment Lucky River Ranch.
Après avoir découvert Cash et Mollie dans le premier tome, j’avais très envie de retourner au ranch et de retrouver cette famille à laquelle je m’étais déjà beaucoup attachée.
Cette fois, Jessica Peterson nous raconte l’histoire de Wyatt et Sally.
Et pourtant, sur le papier, ce n’était pas forcément gagné. Parce que le friends to lovers, ce n’est vraiment pas mon trope préféré.
Mais ici ? Ça fonctionne. Et même très bien.
Wyatt et Sally se connaissent depuis toujours.
Ils sont meilleurs amis, ont grandi ensemble et connaissent probablement mieux les failles de l’autre que les leurs.
Sally est revenue au Texas avant de partir pour ce qui devrait être le travail de ses rêves. Wyatt, lui, est toujours au ranch, entouré de ses frères et de cette famille que j’avais tellement aimée dans Cash.
Entre eux, la complicité existe déjà. C’est la raison pour laquelle leur histoire m’a autant convaincue.
Dans certaines romances friends to lovers, j’ai parfois du mal à croire au basculement entre amitié et amour. J’ai l’impression que l’autrice décide soudainement que deux personnages qui se regardaient comme des amis pendant des années vont désormais se dévorer des yeux.
Ici, je n’ai pas ressenti ça. Parce qu’en réalité, les sentiments étaient déjà là. Ils ont simplement été tus. Enfouis.
Mis de côté parce que chacun pensait faire ce qu’il y avait de mieux pour l’autre. Et quand on comprend réellement pourquoi Wyatt n’a jamais parlé, son personnage devient encore plus touchant.
Derrière le cow-boy charmeur
Wyatt pourrait facilement être réduit au cliché du beau cow-boy qui collectionne les conquêtes. Heureusement, Jessica Peterson va beaucoup plus loin.
J’ai découvert un personnage sincère, profondément attaché aux siens, mais aussi beaucoup plus fragile qu’il ne veut bien le montrer.
Il y a notamment le deuil. Cette douleur qu’il transporte avec lui et qu’il dissimule derrière l’humour, les sourires et cette personnalité beaucoup plus légère en apparence.
Et j’ai vraiment aimé cette dualité.
Wyatt peut être drôle, sexy, sûr de lui et complètement excessif par moments, tout en étant capable d’une immense tendresse. Surtout avec Sally. Il ne cherche pas à décider de sa vie à sa place. Au contraire.
Et c’est là que leur histoire m’a particulièrement touchée : aimer quelqu’un signifie parfois accepter qu’il puisse partir. Même si ça fait mal. Même si on préférerait le garder près de soi.
Et Sally n’est certainement pas uniquement « la meilleure amie de Wyatt ». Elle possède ses propres interrogations, ses ambitions et ses insécurités.
Son parcours pose finalement une question assez simple : est-ce que la vie que l’on poursuit est réellement celle que l’on désire ?
Parce qu’entre ce que l’on attend de nous, ce que nos parents espèrent pour nous et ce que nous avons nous-mêmes décidé des années auparavant, il arrive que l’on continue à avancer dans une direction sans se demander si elle nous correspond encore.
J’ai aimé voir Sally se poser ces questions. Et j’ai surtout apprécié que sa relation avec Wyatt ne devienne pas automatiquement la réponse à tout.
Elle doit comprendre ce qu’elle veut pour elle. Pas pour son père. Pas pour Wyatt. Pour elle.
Et derrière la romance très caliente, j’ai trouvé cette partie beaucoup plus intéressante que je ne l’avais imaginé.
Cette found family que j’aime tant
Mais soyons clairs : l’une des principales raisons pour lesquelles j’aime cette saga reste la famille Rivers.
Ce fameux trope found family qui fonctionne beaucoup trop bien sur moi. J’aime retrouver les frères, leurs échanges, leur manière de se provoquer autant que de se protéger. Personne n’est parfait.
Ils ont tous leurs blessures, leurs maladresses et leur façon différente de gérer ce qu’ils ont vécu. Mais on ressent constamment l’amour qui existe entre eux.
Et ce qui me plaît énormément dans Lucky River Ranch, c’est que la romance n’efface jamais cette dimension.
Je ne lis pas uniquement pour découvrir quel frère va tomber amoureux. Je lis aussi parce que j’ai envie de retourner au ranch. De retrouver cette famille. De voir chacun avancer. Et forcément, plus les tomes passent, plus l’attachement grandit. C’est vraiment ce que j’attends d’une saga de romances interconnectées.
Et le spicy dans tout ça ?
Bon.
Nous sommes chez Jessica Peterson. Ne l’oublions pas. Vous vous doutez donc bien que Wyatt et Sally ne vont pas se contenter de se tenir timidement la main devant un coucher de soleil texan.
C’est spicy. Très spicy.
Certaines scènes sont particulièrement intenses et je pense qu’on peut désormais affirmer que l’autrice assume totalement cet aspect de ses romances.
Mais contrairement à d’autres romans où j’ai parfois l’impression que les scènes de sexe sont simplement ajoutées parce qu’il « faut » du spicy, je les ai trouvées cohérentes avec leur relation.
Parce qu’il y a constamment quelque chose derrière le désir. De l’affection. De la confiance. De la complicité. Du consentement. Et énormément de bienveillance.
Leur intimité raconte aussi leur relation. Ils peuvent se désirer très intensément sans que la tendresse disparaisse pour autant. Et c’est exactement la manière dont j’aime retrouver le spicy dans une romance.
La romance confortable sans être vide. Je crois que c’est ce qui caractérise le mieux cette saga pour moi.
Lucky River Ranch est une lecture confortable. Pas parce qu’il ne se passe rien ou parce que les personnages n’ont aucun problème. Mais parce que je me sens bien avec eux. Je retrouve un endroit que je connais désormais. Une famille que j’aime. Des personnages sincères.
Des romances où l’on peut parler de blessures et de sujets plus difficiles sans transformer systématiquement l’histoire en succession de catastrophes.
Jessica Peterson possède également cette plume fluide et addictive que j’avais déjà beaucoup aimée dans Cash.
Les dialogues sonnent juste, la complicité fonctionne et les pages se tournent toutes seules.
Et moi qui pensais que le friends to lovers risquait d’être le principal frein de ce tome, c’est finalement l’une de ses forces.
Comme quoi. Même mes tropes préférés et moins aimé ne sont jamais complètement à l’abri d’une bonne surprise.
Les bonnes raisons de lire Wyatt
- Pour le trope friends to lovers particulièrement bien amené.
- Pour Wyatt, beaucoup plus sensible et vulnérable que son apparence le laisse penser.
- Pour Sally et son cheminement personnel.
- Pour la famille Rivers et ce found family qui reste l’une des grandes forces de la saga.
- Pour retourner au Lucky River Ranch.
- Pour une relation construite sur une véritable complicité.
- Pour l’absence de drama artificiel.
- Pour des personnages qui communiquent et veulent réellement le bonheur de l’autre.
- Pour une romance à la fois tendre et très spicy.
- Pour la plume toujours aussi fluide et addictive de Jessica Peterson.

En bref :
Wyatt confirme surtout une chose : j’aime vraiment cette série. J’aime le Lucky River Ranch. J’aime les frères Rivers. J’aime cette sensation de retrouver une famille chaque fois que j’ouvre un nouveau tome.
Et surtout, Jessica Peterson vient de réussir quelque chose qui n’était pourtant pas gagné avec moi : me faire aimer un friends to lovers.
Parce que Wyatt et Sally fonctionnent. Leur complicité est crédible, leurs sentiments sont sincères et leur relation ne repose pas sur une succession de dramas inventés uniquement pour retarder l’inévitable.
Mais derrière les scènes particulièrement intenses, j’ai surtout vu beaucoup de tendresse et de bienveillance.
Et c’est peut-être ça que j’aime le plus dans cette saga : les romances sont sexy, oui, mais elles sont surtout profondément chaleureuses.
Après deux tomes, je suis officiellement attachée à cette famille.
Et je compte bien rester encore un moment au Lucky River Ranch.
4ème de couverture :
LORSQUE L’AMOUR ARRIVE AU GALOP,
IL FAUT SAVOIR SE SERVIR DE SON LASSO.
Sally est de retour dans sa ville natale afin de passer du temps en famille avant de s’envoler pour le travail de ses rêves, à des milliers de kilomètres…
Wyatt est l’archétype du cowboy texan. Il porte le chapeau Stetson comme personne, est sexy en diable dans son jean Wrangler, et charme la gent féminine comme nul autre.
Il représente tout ce que Sally recherche pour mettre fin à une très longue période d’abstinence : un coup d’un soir sans attaches avec un cowboy local car, si les rumeurs sont vraies, ils sont aussi fougueux que leurs montures, et tout aussi endurants.
Le hic ? Ils sont meilleurs amis depuis plus de vingt ans.
Lorsque Sally demande de l’aide à Wyatt pour séduire un autre homme, les véritables sentiments brisent les masques portés depuis tant d’années. Les cowboys ne peuvent être domptés. Pas plus que les cœurs, il semblerait.
Le côté friends to lover bien amené une relation plutôt greenflag avec un mec qui s’assume. Ça me tente plutôt bien.
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