Le Cri – Nicolas Beuglet

« Christopher alluma toutes les lumières du salon pour être certain d’être bien éveillé. Et c’est seulement à ce moment là qu’il s »autorisa à libérer, du plus profond de lui, un sentiment encore plus vertigineux que tout ce qu’il avait vécu au cours de sa vie. »

Un hôpital psychiatrique, en Norvège qui plus est. Voilà un décors atypique bien planté pour une histoire aussi époustouflante qu’incroyable, au sens propre du terme.

Nicolas Beuglet nous présente ici son premier roman sous ce nom, et soyez prêt à un gros chamboulement, à avoir les idées sans dessus dessous.

L’intrigue commence comme beaucoup d’autres, par la présentation du protagoniste phare, l’inspectrice Sarah Geringën qui, côté vie privée, est en pleine déchéance. Impossible pour elle de concevoir un enfant, son mari, usé par tout ça la quitte. Cela vous semble plutôt banale n’est-ce pas ? Mais bien évidemment, le meilleur s’installe très rapidement, avec le « suicide » (qui n’en n’est pas un, vous vous doutez bien) du patient 488 de l’institut de Gaustad. Il est clair pour notre enquêtrice que cette affaire ne ressemble à aucune autre.

Comment peut-on littéralement mourir de peur ?

C’est donc à partir de là que vous, cher lecteur, allez plonger dans une aventure inédite qui vous mènera dans plusieurs pays du monde avec Sarah et Christopher, journaliste français, avec qui elle n’aura d’autres choix que de s’unir pour aller jusqu’au bout.

Il m’est difficile de vous faire part des sensations éprouvées lors de cette lecture tant tout se bouscule au fil des pages. Mille émotions vous submergeront. Nicolas Beuglet manie avec succès les codes du suspens et des énigmes. Les chapitres plutôt courts vous donnerons l’impression de pouvoir vous arrêter quand vous le souhaitez mais détrompez-vous. C’est comme lorsque l’on regarde notre série télé préférée : à la fin de l’épisode, la frustration est telle qu’on enchaîne avec le suivant. Et bien là c’est exactement la même chose. Il est vraiment impossible de s’arrêter par soit même. La fatigue l’emportera sur votre volonté. Respirez un grand coup et laissez vous porter, il n’y a que ça faire.

Comme si la simple course à la vérité ne suffisait pas, l’auteur nous rajoute une pointe d’ésotérisme et de science, qui pour les plus terre à terre, risque de sembler un peu… irréelle. Cependant, si je ne devais vous donner qu’un conseil, c’est d’oublier vos préjugés, laissez vous simplement séduire par la trame originale et inattendue du roman.

Digne d’une intrigue à la Dan Brown, avec en prime le fait que le livre a été inspiré par « des découvertes et des événements réels », difficile à croire, je vous l’accorde mais tellement palpitant que finalement… pourquoi pas ? Il existe tellement de secrets autours de nous que celui-ci pourrait bien être celui qui nous renverra à nos peurs les plus enfouies.

Nicolas Beuglet signe ici un thriller qui finira probablement sur nos grands écrans tant les possibilités visuelles sont énormes. Les descriptions sont telles que j’avais la merveilleuse impression de faire parti de l’histoire.

Il aborde des sujets sensibles, il fallait oser, mais avec un talent d’écriture tel que le sien, ça n’aurait été que gâchis de ne pas le faire. Pourquoi se priver d’aller explorer des thèmes aussi fascinants quand on a les aptitudes à le faire ? On constate vite que le sujet est très documenté, je crois volontiers l’auteur lorsqu’il dit qu’il lui faut plusieurs années pour écrire un livre. Son perfectionnisme mérite d’être souligné car son histoire, aussi incroyable qu’elle puisse être… finira forcément par vous convaincre si vous laissez la porte ouverte à votre esprit.

Bien que je le comprenne parfaitement, le plus dur à présent est d’attendre le prochain bijoux de Nicolas, qui malheureusement n’arrivera pas tout de suite. Ne voulant pas « sortir un livre pour dire de sortir un livre », je suis sûre que la surprise sera à la hauteur de l’attente.

Le cri est incontestablement un roman à lire. Si vous aviez des doutes, n’hésitez plus et foncez !

3 commentaires sur “Le Cri – Nicolas Beuglet

Ajouter un commentaire

  1. En le lisant j’avais un sentiment de mal être…
    J’étais vraiment dans l’histoire.
    On voyage. C’est certain. Il y a tellement de façons de voyager. Et si en plus on en garde un bon souvenir !

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :