Séquestrée – Chevy Stevens

« Pas la peine de me regarder comme ça, docteur. Je sais que j’ai une tête de déterrée. Mais quand vous saurez ce qui m’arrive, vous comprendrez pourquoi j’ai demandé à vous voir plus longtemps aujourd’hui. »

Direction la Colombie-Britanique, Vancouver plus précisément, où Chevy Stevens a grandit. Quoi de plus naturel pour elle que de nous y emmener et de nous faire vivre un moment oppressant dans son thriller psychologique à souhait : Séquestrée.

Annie O’Sullivan, 32 ans est agent immobilier à Clayton Falls. C’est lors d’une opération portes ouvertes d’une maison qu’elle propose à la vente qu’elle rencontre David.
Le canon d’un pistolet braqué sur ses reins, Annie se fait enlever et disparait pendant un an. Nous voilà enfermé avec elle dans une cabane au fond de la forêt canadienne, avec pour seul compagnon, son terrible bourreau. Plongée dans ce huit-clos haletant, j’ai tourné les pages aussi vite que mes doigts me le permettaient !
Inutile de vous poser la question, si Annie fût prisonnière durant 12 mois, on sait dès le début qu’elle s’en sort vivante puisque elle nous raconte sa captivité dans la cabane à travers ses séances chez la psychologue. Mais qui est donc son ravisseur? A-t-il choisi sa victime au hasard ou est-ce bien plus compliqué que cela?

Retrouvez ici un personnage principal fort, avec une personnalité affirmée, passionnée par son travail, Annie est (semble-t-il) une femme accomplie. Accompagnée de son fidèle Golden retriever et en couple avec Luc, elle est bien loin de se douter de l’enfer qui l’attend. Parce que, ne nous mentons pas, l’auteure pousse au comble de l’horreur les sévices endurés par cette jeune femme.

Narrée à la première personne, l’histoire nous met en situation et nous fait vivre un face à face redoutable avec Le Monstre, ainsi surnommé par la captive.
Séquestrée n’est pas mon premier coup d’essai dans ce genre de thriller en huit clos, où le bourreau en fait voir de toutes les couleurs à sa victime. Après avoir lu (et adoré) Les morsures de l’ombre de Karine Giebel et Des noeuds d’acier de Sandrine Collette, je peux objectivement dire que Chevy Stevens se débrouille plutôt bien pour nous tordre les boyaux et nous offrir une fin aussi surprenante qu’inattendue.

N’allons pas jusqu’à dire que ce roman est une référence du genre, mais c’est très franchement, une lecture bien noire, tordue et dérangeante qui saura capter votre attention. La sensibilité de chacun face aux tortures (disons les choses) peut sans doute être mise à rude épreuve, sans pour autant vous empêcher de dormir.

L’ambiance pesante est bien entretenue par chaque début de chapitres, qui nous permet de nous situer dans l’espace temps en commençant par la numérotation des séances de psychothérapie. Très vite, j’ai eu l’impression de prendre la place du thérapeute et d’être là pour écouter (enfin pour lire à vrai dire) l’histoire que Annie me raconte, jusqu’à la 26ème séance. L’immersion est donc complète.

Petit livre, rapide à lire avec ses 382 pages (édition Pocket), Séquestrée est je trouve, un bon roman »entre-deux ». Me sortant de mes habituelles enquêtes policières, j’ai passé un agréable moment (et oui, malgré l’atrocité des tortures psychologiques relatée).


N’hésitez pas à le lire, il en vaut la peine, vous verrez par vous même que parfois, la vérité est parfois plus terrible que les actes.

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