J’ai posé 10 questions à … CHRISTIAN GUILLERME

1)Pouvez-vous vous décrire en quelques mots afin de vous présenter aux lecteurs de Black-Books?

Je suis un « jeune » auteur, La corde de Mi est mon tout premier roman. J’ai longtemps exercé au sein de groupes de métal en tant que bassiste, en région parisienne, d’où le titre et le thème de mon premier thriller. Et j’aime répéter que j’ai le même âge que Bret Easton Ellis (ça fait toujours bien de citer des noms d’auteurs comme ça non ?)

2) Depuis quand écrivez-vous et comment vous est venue l’envie?

Je me souviens très très bien de la date exacte où j’ai commencé à noircir mes premières feuilles, c’était en février 2016 ! Je le sais, car c’est à la faveur d’un voyage en Équateur de mon amie. J’avais décidé de ne pas effectuer ce trip avec elle, je sentais que quelque chose se préparait. En fait, sans le savoir encore, j’avais décidé de passer enfin à l’action, après des années de fausses bonnes excuses (famille, musique, boulot…).

3) Votre inspiration vient-elle complètement de votre imagination ou une petite part de réalité à toujours sa place?

Pour ce premier roman, il y a énormément d’éléments autobiographiques. Certes, les noms ont été changés, mais ce sont toutes des personnes que j’ai eu la joie de croiser en réel (et heureusement pour elles, elles sont toujours en vie). On peut donc dire que la réalité tient une place importante dans ce premier opus, mais plus par « facilité » que par choix délibéré. Dans le second, en cours de lecture dans plusieurs maisons d’édition, tout est entièrement sorti de mon esprit. Simplement suite à la lecture d’un fait divers dans un journal local.

4) Quels sont vos auteurs préférés et pourquoi?

En tout premier, et c’est loin d’être une réponse originale, le Maître absolu pour moi, Stephen King. Il a réellement un don pour raconter les histoires. Mon roman préféré de cet immense auteur est 22/11/63 ! Quelle histoire ! Plus de 900 pages, et pas un temps mort. J’aime beaucoup également Dennis Lehane et R.J. Ellory. Sinon, pour ce qui est des auteurs français, Maxime Chattam, sa trilogie du mal est réellement impressionnante, et bien évidemment Franck Thilliez. Une plume incisive, nerveuse.

5) D’où vous est venue l’idée d’écrire une histoire comme « La corde de mi » ?

Au départ, simplement une attente au bar du studio de répétition ou je répétais avec mon groupe de l’époque dans les années 2000. J’étais là, en train de siroter ma bière tiède perché sur un tabouret haut. La corde de mi de ma basse m’avait lâchée en pleine répétition, je n’en avais pas de rechange (pour une fois) et j’ai quitté les autres musiciens 15 mn avant la fin de la répétition. Dans mon dos, il y avait la porte d’entrée du studio, vitrée, et elle donnait sur un escalier qui remontait à la surface, c’était la seule entrée/sortie de l’endroit. Je me souviens de m’être dit « Si quelqu’un surgissait maintenant avec de mauvaises intentions, nous serions tous pris au piège ! »

6) Avez-vous un rituel d’écriture? Êtes-vous plutôt un écrivain du matin, du soir, de la nuit ou autre?

Absolument pas. Je suis capable d’écrire n’importe où (à la maison, dans le RER, au bureau) et à n’importe quelle heure. Après, j’ai des « préférences », dans le salon, avec de la musique sur les oreilles ! Dans l’absolu plus du soir et de la nuit, ça fait cliché, mais c’est vrai. Après, comme je le disais, je peux parfaitement écrire à n’importe quel moment de la journée !

7)Êtes-vous sensible à la critique littéraire?

Évidemment, ce serait totalement mensonger de dire que je suis totalement imperméable à la critique ! Pour le moment, et malgré une bonne centaine de retours et chroniques (sur FB, Amazon, Babelio, Booknode etc…) ; je n’ai eu véritablement que 3 retours vraiment mitigés, dont 2 où je suspecte quelqu’un de jaloux (des commentaires pas du tout étayés et avec de grandes similitudes dans les termes employés). Pour le 3e, j’ai ressenti ça comme un échec, la personne n’était pas du tout entrée dans l’histoire, je n’avais pas réussi à la captiver.

8) Êtes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à côté ? Si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ?

Je suis loin d’exercer la profession d’écrivain, même si j’en rêve ! Pour le moment, j’ai un job à côté qui me permet de vivre et dans lequel je suis épanoui. J’occupe un poste de designer fonctionnel dans le domaine de l’internet au sein d’un très grand groupe d’assurance sur le quartier de La Défense.

Du recul ! Très important ! Ça permet de relativiser les échecs lorsqu’ils surgissent. Et ça permet aussi que l’écriture reste un plaisir. La vraie pression c’est celle qui consiste à terminer un projet en informatique et à le faire monter en production, pas de finir l’écriture d’un roman.

9) On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?

Je ne pense pas faire passer un message en particulier, je n’ai pas cette prétention. Ou peut-être que si finalement… il y a tellement de choses et de gens qui nous entourent qui seraient dignes d’être au cœur d’un roman. Personnellement, j’adore imaginer des situations extraordinaires pour des gens ordinaires. Comment est-ce que nous réagirions, nous, citoyens lambda, devant un vrai tueur par exemple ? Je ne parle pas de gens entraînés et formés pour ça, non, juste nous ? Il y a dans pratiquement tout les thrillers, des flics, des gendarmes, des inspecteurs et que sais-je encore comme représentant des forces de l’ordre (à la retraite ou pas, désabusés ou pas…). OK, c’est un parti-pris et quelque chose comme « la loi du genre ». Mais moi, ce qui m’intéresse vraiment, c’est Monsieur Tout-le-Monde, celui qui est confronté à quelque chose qui le dépasse. De me dire « Et toi, tu ferais quoi ? »

10) Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

De façon classique lorsqu’il s’agit d’un premier roman. Des envois de manuscrits à des maisons d’édition et l’attente des réponses. Le choix a été très rapide. J’avoue que la première maison d’édition qui m’a répondu a eu ma préférence. Ça ne fait pas très pro de dire ça, mais c’est la réalité. Pour le second contrat, je ferai plus attention à certains détails. Un peu comme lorsqu’on achète sa première voiture ou son premier logement. On se rend compte de certaines choses après, et on se dit que pour le prochain achat, on fera plus attention à certaines choses. Cela s’appelle l’expérience, il me semble.

Un grand Merci à Christian Guillerme pour le temps qu'il a bien voulu m'accorder, je sis très heureuse d'avoir pu échanger avec lui et j'ai bien hâte de lire le prochain roman!

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