« Il y a un vieux dicton sur les histoires, qui prétend qu’il en existe toujours trois versions : « la tienne, la mienne, et la vérité ». »

Une vie, plusieurs vérités
Chers lecteurs et chères lectrices,
J’attendais ce roman avec beaucoup d’impatience.
Emily Henry fait partie des autrices chez qui je me précipite presque sans lire le résumé. Jusqu’à présent, chacune de ses histoires a trouvé un écho chez moi et j’étais curieuse de découvrir celle-ci. Je m’attendais à une belle romance, à des personnages attachants et à cette sensibilité qui caractérise si bien sa plume.
J’ai retrouvé tout ça.
Il y a aussi une autre raison pour laquelle j’aime autant ses romans : ses héros ont presque toujours une trentaine d’années. Cela peut sembler anecdotique, mais à 36 ans, je m’identifie beaucoup plus facilement à des personnages qui traversent les mêmes étapes de vie que moi. Ils ne cherchent plus seulement à savoir ce qu’ils feront après leurs études. Ils se posent des questions sur leur carrière, leurs choix, leurs relations, leur avenir. Cette maturité donne une saveur particulière à ses romances et c’est l’une des choses qui me font revenir vers cette autrice à chaque nouvelle parution.
Mais je ne m’attendais pas à ce que Margaret Ives prenne autant de place dans mon cœur.
Le point de départ est pourtant simple. Alice Scott et Hayden Anderson, deux journalistes aux personnalités opposées, sont invités sur une petite île pour tenter de décrocher le projet qui pourrait changer leur carrière : écrire la biographie de Margaret Ives, héritière d’une famille aussi célèbre que controversée.
Le principe imaginé par Margaret est aussi intrigant qu’original. Elle raconte son histoire à Alice. Elle en raconte une autre à Hayden. Chacun reçoit une partie du puzzle, sans jamais pouvoir échanger avec l’autre.
Impossible, dans ces conditions, de ne pas essayer de reconstituer soi-même la vérité. Bingo, c’est précisément ce qui m’a complètement embarquée.
J’avais hâte de retrouver Margaret à chaque nouvel entretien. J’essayais de comprendre ce qu’elle taisait, ce qu’elle déformait, ce qu’elle protégeait. Plus son passé se dévoilait, plus je réalisais que ce roman allait bien au-delà d’une simple romance. Margaret est devenue, presque sans que je m’en rende compte, le personnage qui m’a le plus fascinée.
Cela n’enlève absolument rien à Alice et Hayden. J’ai beaucoup aimé leur dynamique. Alice apporte une lumière et une spontanéité qui contrastent parfaitement avec le caractère plus réservé de Hayden. Leur rivalité professionnelle crée une tension permanente sans jamais tomber dans l’excès. Ils apprennent à se connaître progressivement, à dépasser leurs premières impressions, et Emily Henry prend tout le temps nécessaire pour laisser leur relation évoluer naturellement.
C’est un slow burn comme je les aime.
Pas celui qui joue uniquement sur la frustration, mais celui qui laisse les sentiments s’installer doucement, au fil des conversations, des regards et des silences.
Ce qui m’a le plus surprise, finalement, c’est l’équilibre trouvé par Emily Henry. La romance est présente, bien sûr. Mais elle ne cherche jamais à prendre toute la place. Le mystère autour de Margaret, son histoire familiale, les choix qu’elle a dû faire et toutes les vérités qui semblent coexister donnent au roman une profondeur que je n’avais pas anticipée. J’ai même parfois eu le sentiment de lire deux livres en un. Une romance contemporaine, fidèle à ce qu’Emily Henry sait si bien écrire.
Et, en parallèle, un récit beaucoup plus mélancolique sur les apparences, les héritages familiaux et les histoires que l’on choisit de raconter.
Le début demande un peu de patience. Emily Henry prend le temps d’installer ses personnages et la mécanique du récit. Mais une fois les premières pièces du puzzle posées, je n’avais plus qu’une envie : comprendre qui était réellement Margaret Ives.
Et cette curiosité ne m’a plus quittée jusqu’à la dernière page.
Bonnes raisons de lire ce livre :
- Pour retrouver la plume d’Emily Henry, bienévidemment.
- Pour une romance qui se construit avec beaucoup de naturel.
- Pour le duo Alice et Hayden.
- Pour Margaret Ives, véritable âme du roman.
- Pour le mystère qui entoure son histoire.
- Pour les dialogues justes et pleins de finesse.
- Pour les thèmes de la famille, de la mémoire et de la vérité.
- Pour une histoire qui mêle émotion, romance et secrets.
- Pour une lecture qui prend son temps sans jamais perdre son intérêt.
- Parce qu’une fois le livre refermé, Margaret continue longtemps de nous accompagner.

En bref :
Great Big Beautiful Life est certainement le roman d’Emily Henry qui m’a le plus surprise. J’y ai retrouvé la délicatesse de son écriture, des personnages profondément humains et une romance qui prend son temps. Mais ce que je garderai avant tout de cette lecture, c’est Margaret Ives. Son histoire apporte au roman une intensité inattendue et lui donne une identité bien à lui. Une très belle lecture, sensible, touchante et différente de ce que j’avais imaginé. Happy Place reste tout de même mon top 1.
4ème de couverture :
Il existe un vieux dicton sur les histoires, on dit qu’il y en a toujours trois versions : la tienne, la mienne, et la vérité.
Lorsque la célèbre Margaret Ives invite la chroniqueuse people Alice Scott pour rédiger ses mémoires, celle-ci, en éternelle optimiste, y voit enfin sa chance de briller. Le hic ? Elle a un concurrent, et pas des moindres : Hayden Anderson, taciturne journaliste, lauréat du Pulitzer. Margaret leur donne un mois pour faire leurs preuves… mais choisit de leur révéler des épisodes différents de sa vie. Avec interdiction formelle de comparer leurs notes. Pour ne rien arranger, dès qu’ils sont dans la même pièce, Hayden et Alice ne pensent qu’à une chose : se sauter dessus. Plus le temps passe, plus il devient évident que leur histoire, tout comme celle racontée par Margaret, pourrait être un mystère, une tragédie ou une romance… selon qui tient la plume.
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