Fae & Alchimie, T2 : Brimstone – Callie Hart

« Toutes les bibliothèques recèlent de la magie. Même celles qui ne sont pas spécialisées dans ce domaine. Car qu’est-ce qu’un livre, sinon un portail vers un autre monde, une autre époque, voire une autre vie ? »

Fae & Alchimie, T2 : Brimstone  - Callie Hart
En librairie depuis le 2 septembre 2026 chez Nox Romance – 816 pages, 29.90€

Brimstone : très bon, mais où est passé mon coup de cœur ?

Chers lecteurs, chères lectrices,


J’avais eu un énorme coup de cœur pour Quicksilver.
Et pourtant, reconnaissons-le, Kingfisher était loin de cocher toutes les cases du bookboyfriend idéal dans ce premier tome. Arrogant, agaçant, franchement imbuvable par moments, il avait quand même réussi à me convaincre. Tout comme Saeris, Carrion, Onyx et cet univers dans lequel Callie Hart m’avait embarquée avec une facilité assez déconcertante.


J’attendais donc Brimstone avec beaucoup, beaucoup d’impatience. Et maintenant que je l’ai terminé, je me retrouve dans une situation assez étrange : j’ai vraiment beaucoup aimé ce deuxième tome, mais il m’a manqué quelque chose.
Quoi ?
Bonne question.
J’y réfléchis encore.

Saeris est désormais reine de la Cour Sanguinaire, sa nature même a changé et les responsabilités qui pèsent sur ses épaules n’ont plus grand-chose à voir avec celles de la jeune femme que nous avions rencontrée au début de Quicksilver. Kingfisher, de son côté, doit repartir à Zilvaren avec Carrion pour tenter de sauver Hayden. Ce choix permet à Callie Hart d’élargir considérablement son histoire.


La magie prend de l’ampleur, les enjeux politiques deviennent plus importants et l’univers continue de dévoiler ses règles, ses peuples, ses dangers et ses secrets. J’ai aimé cette sensation que la saga dépassait désormais largement la seule histoire de Saeris et Kingfisher. Surtout, j’étais vraiment heureuse de retrouver tout ce petit monde. Saeris, Fisher, Carrion, Onyx : je suis attachée à eux et cela joue forcément beaucoup dans le plaisir que j’ai pris à revenir en Yvélia.

L’une des vraies nouveautés de Brimstone vient de Fisher puisque Callie Hart nous permet enfin d’entrer dans sa tête. Et après Quicksilver, ce n’était franchement pas du luxe. Découvrir son point de vue permet forcément de nuancer encore davantage ce personnage qui pouvait être particulièrement difficile à cerner dans le premier tome. Derrière l’arrogance, la violence et les provocations, on accède davantage à ses vulnérabilités, à sa loyauté et à ce qui guide réellement certaines de ses décisions.


Sa relation avec Carrion apporte également quelque chose que j’ai beaucoup aimé. Leur dynamique fonctionne extrêmement bien et Carrion reste, à mes yeux, l’un des personnages qui apporte le plus de vie et d’humour à cette saga. Bref, sur le papier, j’avais absolument tout pour retomber amoureuse de ce deuxième tome. Et pourtant. Il me manque quelque chose


C’est assez frustrant d’ailleurs parce que j’ai essayé de mettre précisément le doigt dessus. Est-ce la tension ?Peut-être.


Dans Quicksilver, une grande partie de mon plaisir venait de cette relation électrique entre Saeris et Kingfisher. Ils se provoquaient, se méfiaient l’un de l’autre, s’attiraient malgré eux et nous ne savions jamais exactement comment leur prochaine rencontre allait se dérouler. L’enemies-to-lovers faisait une grosse partie du travail.

Dans Brimstone, évidemment, leur relation a évolué. Et heureusement d’ailleurs : je n’aurais pas voulu que Callie Hart invente artificiellement un conflit simplement pour les remettre dans la même situation qu’au premier tome. Mais cette évolution enlève forcément une partie de cette tension.


Leur amour est désormais installé, leur lien est puissant et leur relation repose davantage sur la confiance et la certitude de ce qu’ils représentent l’un pour l’autre. C’est logique, c’est cohérent avec leur évolution, mais peut-être que moi, lectrice, j’aimais beaucoup trop les voir se chercher et se détester tout en ayant furieusement envie de s’arracher leurs vêtements. Vous voyez où je veux en venir ?

Il y a aussi le rythme. Brimstone est un énorme roman de plus de 800 pages dans son édition française.  Et même si l’univers continue de me passionner, j’ai ressenti quelques longueurs. Le paradoxe, c’est qu’il se passe énormément de choses.

Les personnages sont séparés, plusieurs intrigues avancent en parallèle, Saeris doit apprendre à composer avec sa nouvelle position et ses nouveaux pouvoirs pendant que Fisher et Carrion poursuivent leur propre mission.


L’univers s’agrandit donc énormément. Mais cette multiplication des enjeux disperse parfois un peu la tension qui, dans Quicksilver, me semblait beaucoup plus immédiate. Je ne me suis pas ennuyée au point de décrocher, loin de là, mais j’ai parfois senti les 800 pages. Quelques passages auraient probablement gagné à être resserrés pour retrouver cette urgence qui m’avait fait dévorer le premier tome.

Et c’est important pour moi de le préciser.Parce qu’à force d’expliquer pourquoi Brimstone n’a pas été un deuxième coup de cœur, je pourrais presque donner l’impression de ne pas l’avoir aimé. Alors que si. C’est un très bon livre.


J’aime toujours autant l’univers imaginé par l’autrice, sa magie, ses personnages et la direction beaucoup plus vaste que prend progressivement son intrigue. Saeris évolue énormément, Fisher gagne en profondeur et Carrion reste Carrion, ce qui constitue déjà une excellente raison de continuer.


Simplement, Quicksilver possédait cette petite étincelle supplémentaire. Cette tension.Cette nouveauté pour moi. Ce « mais bon sang, qu’est-ce qu’il va encore se passer entre ces deux-là ? ».
Brimstone fait évoluer la saga et il fallait forcément qu’il le fasse. Mais en gagnant en ampleur, il a peut-être perdu une petite partie de cette intensité qui avait transformé ma première rencontre avec cet univers en énorme coup de cœur.

  • Pour retrouver Saeris, Kingfisher, Carrion, Onyx et tout cet univers.
  • Pour découvrir une Saeris profondément transformée par les événements du premier tome.
  • Pour entrer enfin dans la tête de Kingfisher grâce à son point de vue.
  • Pour la dynamique entre Fisher et Carrion.
  • Pour un univers qui prend encore davantage d’ampleur.
  • Pour la magie, les nouveaux enjeux et les révélations.
  • Pour voir la relation entre Saeris et Fisher évoluer au-delà de l’enemies-to-lovers.

Je crois que j’ai enfin compris pourquoi il est si difficile d’expliquer mon ressenti sur Brimstone. Je cherchais peut-être à retrouver exactement ce que j’avais ressenti avec Quicksilver, alors que ce deuxième tome ne pouvait pas me raconter la même histoire.
Saeris et Kingfisher ont changé. Leur relation aussi. L’univers s’est agrandi et les enjeux ne sont plus les mêmes. Est-ce que l’enemies-to-lovers me manque ? Probablement un peu. Est-ce que j’aurais aimé retrouver davantage cette tension qui m’avait rendue complètement accro au premier tome ? Certainement.
Mais est-ce que cela fait de Brimstone une mauvaise suite ? Pas du tout.


J’ai aimé retrouver cet univers et ces personnages. J’ai aimé découvrir une autre facette de Fisher, voir Saeris prendre une nouvelle dimension et comprendre que Callie Hart prépare quelque chose de beaucoup plus vaste pour la suite. Il m’a simplement manqué cette petite étincelle qui transforme une très bonne lecture en coup de cœur.


Et vous savez quoi ?
Ce n’est pas bien grave.
Parce que j’ai quand même terriblement envie de connaître la suite.


Saeris Fane n’a jamais voulu d’une couronne.

Pourtant, après les événements qui ont bouleversé Yvélia, elle est devenue reine de la Cour Sanguinaire. Désormais mi-fae, mi-vampire et liée à Kingfisher par des Liens Divins qui la désignent comme son âme soeur, elle tente d’assumer les responsabilités qui lui incombent. Mais le pouvoir a un prix.

Son frère, Hayden, est toujours coincé à Zilvaren où il peut mourir à tout instant. Et Saeris doit faire face à une vérité cruelle : les soleils jumeaux de son monde natal lui sont désormais fatals. Elle n’a donc d’autre choix que d’envoyer Kingfisher, accompagné de Carrion, pour le sauver à sa place.

Tandis que les deux hommes s’enfoncent dans les ruelles dangereuses de la Cité d’Argent, les pouvoirs d’alchimiste de Saeris se font de plus en plus instables. Et une ombre s’étend sur Yvélia, menaçant le royaume tout entier.

Le temps presse. Saeris et Kingfisher devront passer l’épreuve du feu et du soufre pour espérer sauver ceux qu’ils aiment.

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