La femme au foyer – Natalie Barelli

« La vengeance, c’est comme le miel : on peut la laisser reposer aussi longtemps qu’on veut, elle ne tourne jamais. »

La femme au foyer de Natalie Barelli
En librairie depuis le 18 septembre 2026 chez Verso – 432 pages, 21.90€

Natalie Barelli : encore une « femme de » ?

Chers lecteurs, chères lectrices,


La Femme de ménage, La Femme de ménage se marie, des femmes de ceci, des femmes de cela… Vous l’aurez probablement remarqué, depuis le succès international de Freida McFadden, les titres de ce genre fleurissent un peu partout. À toutes les sauces et, à tous les métiers.


Je reconnais volontiers que cette tendance a plutôt tendance à me faire lever les yeux au ciel. Lorsqu’un phénomène fonctionne aussi bien, voir les titres et les couvertures se multiplier autour des mêmes codes me donne davantage envie de partir dans la direction opposée que de sortir ma carte bleue.


Mais je n’ai pas non plus envie de me fermer des portes uniquement à cause d’un titre. J’ai donc acheté La Femme au foyer parce qu’une collègue m’a encouragée à le faire. Et vous savez quoi ? Malgré mes préjugés, j’ai passé un moment plutôt sympathique.

Jodie a obtenu exactement ce dont on croit qu’elle rêvait : elle vit dans une magnifique maison de Beverly Hills et a épousé Roy Davies, un psychologue célèbre et respecté. Sur le papier, la parfaite femme au foyer. Sauf qu’il y a Deborah, la première épouse de Roy, officiellement morte par suicide. Son souvenir est encore partout dans la maison et Jodie commence progressivement à se demander si son mari ne serait pas responsable de sa mort.


Jusque-là, vous pourriez penser connaître la chanson : la grande maison, le mari inquiétant, l’épouse qui commence à douter et les secrets soigneusement dissimulés derrière une façade parfaite. Seulement, Jodie n’est absolument pas le genre d’héroïne que j’imaginais trouver ici. Et heureusement.


Elle ment, elle calcule, elle juge, elle prend des décisions franchement discutables et possède elle-même quelques secrets qu’elle préférerait garder bien cachés. Bref, elle est assez moyennement recommandable. C’est ce qui la rend amusante à suivre.


J’ai bien aimé entrer dans ses raisonnements et observer sa manière très personnelle d’analyser ce qui l’entoure. Elle n’est ni parfaitement victime ni totalement innocente et cela donne à cette première partie une saveur que je n’attendais pas forcément.

Natalie Barelli installe progressivement le doute autour de Roy et de Deborah tout en nous rappelant régulièrement que notre narratrice n’est peut-être pas exactement la personne à laquelle nous devrions accorder une confiance absolue.


Qui ment ? Qui manipule qui ? Que s’est-il réellement passé dans cette maison ? On le découvre assez vite, du moins en partie.


Ce jeu fonctionne bien parce que le roman ne demande pas énormément d’efforts à son lecteur. Les chapitres sont relativement courts, la plume est très fluide et les informations arrivent suffisamment régulièrement pour entretenir l’envie de poursuivre. D’autres lecteurs ont d’ailleurs relevé cette facilité de lecture et ce côté très accessible du thriller. Je tournais les pages sans difficulté et, compte tenu de mes préjugés de départ, c’était déjà plutôt bon signe.

Malheureusement, la deuxième partie m’a beaucoup moins convaincue. À mesure que les révélations arrivent et que l’intrigue cherche à devenir plus spectaculaire, j’ai commencé à perdre cette petite adhésion que le début avait réussi à créer. Disons que la crédibilité prend progressivement quelques libertés. Puis encore quelques-unes. Et ça monte crescendo.


Je peux tout à fait accepter qu’un thriller domestique cherche avant tout à divertir et je ne demande évidemment pas à chaque rebondissement de résister à une expertise judiciaire approfondie. Mais il y a quand même un moment où j’ai commencé à me dire : « Bon, là, vous poussez peut-être un petit peu.« 


Certains choix deviennent tirés par les cheveux et j’ai trouvé dommage que le roman ressente autant le besoin d’en rajouter, alors que son début fonctionnait justement grâce à quelque chose de beaucoup plus simple : Jodie, ses secrets, ses raisonnements et le doute autour de son mari et d’elle-même.
À vouloir multiplier les effets, le récit perd finalement un peu de ce qui faisait son charme.

Dans mon cas, pas tellement. Parce que je n’avais pas commencé La Femme au foyer en espérant découvrir le thriller de l’année.


Je voulais une lecture efficace, divertissante et surtout suffisamment fluide pour se lire rapidement. Sur ce point, le contrat est rempli. La plume de Natalie Barelli est agréable, les chapitres s’enchaînent facilement et le scénario, malgré ses excès, reste plaisant à suivre jusqu’au bout. Le roman ne m’a pas marquée et je pense que son intrigue s’effacera assez rapidement derrière beaucoup d’autres thrillers lus cette année, mais j’ai passé un assez bon moment. Et finalement, c’est déjà davantage que ce que j’imaginais en voyant son titre. Comme quoi, il faut parfois accepter de dépasser ses préjugés.

  • Pour Jodie, une héroïne beaucoup moins lisse et innocente qu’elle n’en a l’air.
  • Pour une première moitié addictive qui joue efficacement avec le doute et les apparences.
  • Pour son côté thriller domestique parfaitement assumé.
  • Pour sa plume fluide et ses chapitres relativement courts.
  • Pour une lecture facile à dévorer lorsque l’on cherche avant tout à se divertir.
  • Pour les secrets et les rapports de manipulation qui se cachent derrière la jolie façade de Beverly Hills.

Si vous avez besoin que votre thriller reste parfaitement crédible jusqu’à la dernière page, la deuxième partie risque de vous demander un petit effort. Le roman devient progressivement plus tiré par les cheveux et certains développements m’ont beaucoup moins convaincue que le début.


Et si, comme moi, vous commencez à développer une légère allergie aux thrillers intitulés La Femme de quelque chose, il faudra déjà réussir à passer l’épreuve de la couverture.

Je suis entrée dans La Femme au foyer avec quelques préjugés et j’en suis ressortie plutôt agréablement surprise.
Pas bouleversée. Pas impressionnée au point de vouloir le mettre entre toutes les mains. Mais divertie, et c’est finalement exactement ce que j’attendais de lui.
J’aurais préféré que Natalie Barelli conserve jusqu’au bout la relative simplicité de sa première moitié plutôt que de faire progressivement partir son intrigue un peu en « coucouniette ». Pourtant, Jodie, son absence totale de perfection et la fluidité du récit ont largement suffi à me faire passer un moment sympathique.
Une lecture qui ne restera probablement pas longtemps gravée dans ma mémoire, mais que j’ai prise plaisir à lire.
Et surtout, elle se lit vite.
En ce moment, je n’en demandais pas beaucoup plus.


Jodie a toujours rêvé d’être femme au foyer.
Après une romance éclair, elle épouse le célèbre psychologue Dr Roy Davies et emménage dans sa maison parfaite de Beverly Hills. Mais le conte de fées se fissure très vite : Roy est distant, ses amis la voient comme une arriviste et la demeure semble encore appartenir à la défunte épouse, Deborah, dont la présence plane sur chaque pièce.
Lorsque Jodie découvre que Deborah s’était recluse avant sa mort, un doute s’installe : et si Roy y était pour quelque chose ? Plus elle creuse, plus le passé de son mari la trouble.
Jodie sait qu’elle devrait se confier à la police. Or cela signifierait révéler son propre secret. Un secret capable de la détruire.
Désormais prisonnière d’une maison bâtie sur des mensonges, Jodie doit trouver un moyen de s’échapper avant de devenir, à son tour, l’épouse parfaite qui disparaît.

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