
Un peu de moi
Chers lecteurs, chères lectrices,
Septembre est déjà terminé et, pour une fois, j’ai presque envie de commencer ce bilan par une petite victoire : je commence à trouver mes marques.
Si vous avez lu mon bilan du mois d’août, vous savez que ces dernières semaines ont été synonymes de gros changements professionnels. Nouveau travail, nouveau rythme, nouvelles responsabilités, beaucoup d’informations à assimiler et forcément beaucoup de fatigue. Tout ça est toujours là, mais quelque chose a changé : je commence à me sentir davantage à l’aise.
Et ça fait du bien.
Je prends progressivement mes marques, je connais mieux mon équipe, mon environnement et ce qu’on attend de moi. Il y a toujours énormément de choses à faire et mes journées restent bien remplies, mais cette sensation d’être constamment « la nouvelle » commence doucement à disparaître.
Je trouve ma place. Je prends mes habitudes.
Et surtout, je me sens de plus en plus à l’aise dans mon rôle. Il reste évidemment encore beaucoup à apprendre, mais après un mois d’août particulièrement intense, septembre m’a permis de commencer à souffler un petit peu et à regarder le chemin parcouru depuis ma prise de poste. Je crois que j’en avais besoin.
LirÔlac : ou comment rater absolument tous les auteurs que je voulais voir
Septembre devait également être l’occasion d’une petite sortie littéraire puisque je suis allée au festival LirÔlac à Talloires le dimanche matin.
Sur le papier, j’avais quelques noms en tête : Bernard Werber, Franck Thilliez, Caryl Férey, Philippe Besson.
Pas mal, non ? Dans la réalité ? Ils étaient tous partis. Tous. Vous imaginez assez facilement ma déception.
J’étais franchement dégoûtée parce que c’étaient précisément les auteurs que j’avais envie de voir. J’étais venue le dimanche matin en pensant profiter tranquillement du festival et rencontrer quelques belles plumes, mais manifestement, il aurait fallu que je m’organise autrement. Ou plutôt que le festival communique différemment.
Disons que côté rencontres littéraires, ce ne sera pas exactement le souvenir du mois. Heureusement, Talloires reste Talloires et le cadre est toujours aussi magnifique.
Et les lectures dans tout ça ?
À la fin du mois d’août, je vous expliquais que j’allais devoir accepter une chose qui n’est finalement pas si évidente pour moi : lire moins.
Avec mon nouveau rythme de travail et la fatigue, je ne pouvais plus continuer à me fixer des objectifs de lecture comme auparavant. J’avais décidé de ne plus chercher à atteindre un nombre particulier et, surtout, de privilégier mon sommeil lorsque j’en avais besoin.
Alors, combien de livres ai-je lus en septembre ?
Neuf. Bon. Pour quelqu’un qui devait accepter de lire moins, on a connu pire. Mais mon rythme a bel et bien changé. J’ai parfois mis beaucoup plus de temps à terminer certains romans et j’ai surtout arrêté de culpabiliser lorsque je n’avais tout simplement pas l’énergie d’ouvrir mon livre le soir. Et finalement, j’ai quand même eu un mois plutôt varié.

J’ai commencé par terminer mon séjour à Eversand avec le tome 3 et le tome 4 des Mystères d’Eversand de Victor Dixen. Cette saga aura clairement été l’une de mes très bonnes découvertes de ces dernières semaines. J’ai adoré son ambiance, ses mystères, les Rosemore et cette façon dont Eversand devient presque un personnage à part entière. J’ai surtout apprécié de constater, au moment de refermer le quatrième tome, que les éléments semés depuis le début trouvaient réellement leur place. Après quatre tomes, il était temps de quitter Eversand. Mais je serais bien restée encore un peu.

J’ai ensuite découvert Ce qui dort sous le camélia de Claudie O. Wetterwald, un livre que j’avais initialement choisi presque par obligation professionnelle puisqu’il fallait bien que je lise un peu de cette fameuse rentrée littéraire pour pouvoir en parler.
Et finalement, très bonne surprise !
Comme quoi, être obligée de sortir un peu de ses habitudes peut parfois avoir du bon.

Avec La Femme effacée de Sidonie Bonnec, mon enthousiasme a été plus mesuré. J’avais envie de continuer à suivre l’autrice après La Fille au pair et j’ai apprécié le mélange entre thriller psychologique et légère touche de fantastique.

Ma meilleure lecture du mois. Il fallait évidemment que ce soit lui. Les Invisibles de R.J. Ellory
Il est mon auteur britannique préféré et ce roman m’a une nouvelle fois rappelé pourquoi.
J’ai mis du temps à le lire, mais cela n’avait absolument rien à voir avec sa qualité. J’étais simplement fatiguée et je manquais de temps.
Parce que franchement ?
C’est un sacré bon polar.
Suivre Rachel Hoffman pendant près de quinze ans, la voir évoluer en même temps que cette enquête qui prend progressivement une place immense dans sa vie, observer la détermination se transformer presque en obsession : j’ai adoré. C’est sombre, très psychologique et parfaitement maîtrisé.

Et puisque mon principal problème du moment reste le manque de temps, j’ai aussi particulièrement apprécié les romans capables de me faire oublier que, justement, je n’en avais pas. La Route du Diable de Franck Thilliez, alias Caleb Traskman, en est probablement le meilleur exemple. Ce n’est clairement pas mon Thilliez préféré. Son côté film d’horreur de série B ne correspond pas forcément à ce que je préfère chez lui et pourtant, j’ai dévoré le roman en 24 heures. Ça ne se lit pas, ça se dévore.

J’ai également demandé conseil à ma collègue libraire du rayon littérature pour trouver un roman relativement court et fluide. Elle m’a proposé Quitter la vallée de Renaud de Chaumaray.
Trois histoires qui semblent n’avoir aucun rapport les unes avec les autres, aucune certitude sur leur temporalité et cette question qui accompagne toute la lecture : mais comment tout cela va-t-il finir par se rejoindre ? Une construction que j’adore et un bon moment de lecture, avec en prime le Périgord en toile de fond.

J’attendais également beaucoup Brimstone, le deuxième tome de Fae & Alchimie de Callie Hart, après l’énorme coup de cœur que j’avais eu pour Quicksilver. J’étais ravie de retrouver Saeris, Kingfisher, Carrion, Onyx et tout cet univers.
J’ai aimé ce deuxième tome. Vraiment.
Mais il m’a manqué ce petit quelque chose qui aurait pu transformer cette très bonne lecture en nouveau coup de cœur.
Peut-être la tension entre Saeris et Kingfisher ? L’enemies-to-lovers qui n’en est forcément plus vraiment un ? Le rythme, puisque j’ai également ressenti quelques longueurs ? Ça reste malgré tout un très bon livre et j’ai évidemment très envie de découvrir la suite.

Enfin, j’ai terminé avec La Femme au foyer de Natalie Barelli.
Parce qu’apparemment, depuis le succès de La Femme de ménage, nous allons désormais avoir droit aux femmes de tous les métiers et de toutes les situations possibles.
La première moitié m’a vraiment plu, notamment grâce à Jodie qui est très loin d’être une héroïne parfaitement lisse et recommandable. La deuxième partie, en revanche, part un peu coucouniette et perd progressivement en crédibilité.
Est-ce que cette lecture me marquera longtemps ?
Probablement pas.
Est-ce que j’ai passé un moment sympathique ?
Oui.
Et en ce moment, je n’en demande parfois pas beaucoup plus.
Finalement, septembre ?
Neuf livres lus.
Aucun coup de cœur, mais une excellente lecture avec Les Invisibles, la fin d’une saga que j’ai adoré découvrir avec Les Mystères d’Eversand, quelques très bonnes surprises et surtout plusieurs romans qui m’ont permis de conserver le plaisir de lire malgré des semaines toujours bien chargées.
Et je crois que c’est finalement ce que je retiens le plus de septembre : je lis différemment.
Peut-être un peu moins régulièrement. Parfois plus lentement. Ce n’est pas grave.
Je l’avais écrit dans mon bilan d’août, mais il fallait probablement que septembre me permette de réellement l’accepter.
Côté travail, je trouve progressivement ma place. Côté lecture, j’apprends à arrêter de courir après un chiffre.
Octobre peut arriver.
Et il devrait d’ailleurs commencer plutôt joliment côté livres puisque je vais avoir l’occasion de recevoir Laurent Gounelle au travail : je ne l’ai encore jamais lu. Ce sera donc l’occasion parfaite de découvrir enfin sa plume puisque son nouveau roman paraît le 7 octobre. Autant vous dire qu’il fera partie de mes prochaines lectures. J’aime assez l’idée de découvrir un auteur juste avant de le rencontrer, de pouvoir me faire mon propre avis sur son univers et, d’avoir ensuite l’occasion d’échanger avec lui autour de cette lecture.
Voilà donc déjà l’un des petits rendez-vous littéraires que j’attends pour octobre.
Pour le reste, je ne me fixe toujours aucun objectif. Un peu plus de sommeil, toujours autant de plaisir à choisir mes prochaines lectures et, peut-être, cette fois, un vrai coup de cœur.
On se retrouve dans un mois pour voir si le programme a été respecté. Et surtout pour savoir ce que j’aurai pensé de ma toute première rencontre avec Laurent Gounelle, littéraire d’abord, et réelle ensuite.
Prenez bien soin de vous, à très vite !