Les lois du ciel – Grégoire Courtois

« Tous partaient pour la première fois loin de leur maison, de leur lit et de leurs doudous. »

Note : 0.5 sur 5.

Résumé éditeur :

C’est l’histoire d’un voyage scolaire dans la forêt. C’est une classe d’enfants entre six et sept ans qui s’y retrouvent seuls. C’est l’âge où l’on n’est pas certain que les monstres n’existent pas, où l’imagination transforme le grincement des arbres en rugissements de bêtes sauvages. C’est une histoire qui a été mille fois racontée mais jamais jusqu’au bout. C’est ce qui se passe après la fin des contes, quand les enfants sont perdus et qu’il est admis qu’ils n’en réchapperont pas.

Dans les forêts du Morvan, il n’est presque plus possible aujourd’hui de se perdre, et pourtant des événements inconcevables se produisent chaque jour. C’est l’histoire d’un événement inconcevable. C’est l’histoire d’une excursion qui vire à l’atrocité, comme si tous gagnaient le même jour à une funeste loterie.

Les bernaches nonnettes pondent leurs œufs sur des falaises abruptes. Quand ils naissent, les oisillons doivent se jeter dans le vide, avant même de savoir voler, afin de rejoindre leurs parents plusieurs dizaines de mètres plus bas. C’est la violence d’un rite initiatique naturel. Certains se fracassent mortellement contre les rochers, d’autres survivent.

Tous apprennent, dans la douleur, les lois du ciel.

Avis :

Que dire ? Si vous voyez le nombre d’étoiles que j’ai attribué à cette lecture, vous avez déjà un bel aperçu de ce que j’ai pu pensé en lisant Les lois du ciel de Grégoire Courtois. Mais bon, je vais essayer, aussi bien que possible et en rongeant mon frein de vous en dire un peu plus et de façon un peu plus argumentée, enfin si j’y parviens.

J’ai rencontré l’auteur au festival Quais du Polar (et oui, encore un !) et je l’ai trouvé vraiment très sympathique, abordable et humble. Je suis allée le voir en voulant acheter ce livre et pas un autre. Ma copine Booksta, avec qui j’ai partagé une bonne partie de cet après-midi là ayant attisé ma curiosité, je n’ai pas réfléchis, après tout, j’étais là pour ça. Grégoire Courtois m’a prévenu, il m’a dit que cette lecture était particulière voire même à la limite du soutenable. « Même pas peur » lui ai-je répondu ! La littérature est faite pour ça aussi ! Quelle naïve j’ai pu être… Je m’attendais bien sur à du roman noir, vraiment très noir et dérangeant. J’étais prête, comme tous les lecteurs de ce livre puisque dès la première page on sait qu’aucun enfant ne sortira vivant de cette forêt. A nous de décider si on continue ou si, finalement on abandonne.

J’ai continué et quelle erreur… Oui, pour la toute première fois depuis que j’écris modestement mes chroniques je suis atterrée par un livre. J’essaie toujours de voir les points positifs et de transformer les points négatifs à mes yeux en arguments pouvant plaire à d’autres mais là, impossible. Ce livre est tout bonnement horrible (sauf si vous adorez le gore et le sordide, alors dans ce cas, foncez!). L’histoire l’est incontestablement mais la mise en scène, les personnages bref, ça n’a vraiment pas marché avec moi. C’était pourtant prometteur et audacieux : un huit-clos en forêt qui fini mal pour des gosses de 6 ans, il faut oser ! Mais quand on connait la raison (la connait-on vraiment d’ailleurs?) et l’auteur de ce carnage dégoutant, pervers et ridicule, là, toute crédibilité a disparu.

Je ne peux vous dire combien de fois j’ai levé les yeux ciel (peut-être pour y trouver les fameuses « lois » qui sait?) mais les phrases à rallonge qui expriment les points de vue d’un personnage pour finalement passer à tout autre chose, là c’était trop. Imaginez un peu un remake de Chucky en pleine nature et vous aurez une idée de ce que je viens de lire.

On en parle du final ?

La coupe est pleine, j’ai sauté plusieurs pages (sur 198 en format poche) tant la scène décrivant le festin du sanglier (vous comprendrez qu’il ne mange pas un club sandwich) m’a écœurée et a vraiment mis un point final à cet avis vraiment négatif que je me fais de cette lecture. C’était tellement inutile, gore, gratuit et désolée de le dire mais complétement ridicule. Je sais qu’à travers cette histoire l’auteur a voulu décrire ses peurs les profondes en tant que parent mais là, il vaut mieux en parler à un quelqu’un mais pas à nous.

Vous l’aurez donc je pense compris, cette lecture ne laisse pas indifférent, en bien ou en mal peu importe on ne peut pas lui enlever ça. Mais à part me coller la nausée et l’impression de perdre mon temps, je n’ai rien pu en tirer d’autre.

Le point positif à garder ? L’auteur est vraiment cool en vrai, beaucoup moins à travers son livre.

Un commentaire

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