La charmante librairie des flots tranquilles – Jenny Colgan

« D’après moi, avoir le goût de la lecture signifie qu’on ne se fie pas à sa seule perception. Cela permet d’embrasser d’autres points de vue, de mener d’autres vies. »

Note : 4 sur 5.

Résumé éditeur :

Zoe est une mère célibataire désespérée. Elle veut quitter Londres et construire une nouvelle vie avec son fils Hari. Entre le minuscule studio qu’elle peut à peine payer et les klaxons qui les empêchent de dormir, Zoe sent qu’elle est prête à exploser.
Sur un coup de tête, elle répond à une annonce pour un emploi de nounou dans les Highlands écossais. La description de poste demande une personne capable de s’occuper de trois  » enfants surdoués « , dont deux se comportent comme des petits animaux sauvages. Le père, veuf, est une épave, et les enfants se déchaînent dans un immense château en ruine sur les rives jonchées de bruyère du Loch Ness.
Avec l’aide de Nina, la sympathique libraire locale, Zoe commence à s’enraciner dans la communauté. Les livres, l’air frais et la gentillesse seront-ils suffisants pour guérir cette famille brisée ?

Avis :

Lire un Jenny Colgan, c’est s’accorder une parenthèse de douceur. C’est savoir, avant même de commencer le livre que quoiqu’il se passe dans l’histoire, ça finira bien. La charmante librairie des flots tranquilles est une suite indirecte de La charmante librairie des jours heureux. On y retrouve les personnages du premier livre : Nina, Surrinder, Lennox, les villageois mais ils restent en arrière plan. Ici c’est Zoe qui est mise à l’honneur. Jeune femme, mère célibataire, qui tente tant bien que mal de s’en sortir.

Bien que le décor soit similaire -c’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle j’ai voulu lire ces deux livres-, un charmant village des Highlands, près du mythique Loch Ness, l’ambiance y est toute différente, un tantinet plus dramatique. Ce deuxième ouvrage de la nouvelle série « La librairie » de l’auteure peut se lire indépendamment du premier bien que je trouve ça dommage. L’histoire est complétement indépendante mais nous donne tout de même des nouvelles des personnages que l’on a suivi précédemment.

Zoe n’a plus grand chose à perdre lorsqu’elle quitte Londres où les factures s’accumulent pour tenter de changer de vie près d’une famille brisée et une libraire indépendante qui parcours les villages écossais avec son van transformé en librairie. Le manoir dans lequel elle arrive est tout sauf accueillant, subissant les sévices du temps, abritant trois enfants difficiles qui ne souhaitent pas sa présence et un père distant. Quant à sa mission de libraire par intérim… Difficile de se faire une place parmi tous ces villageois qui ne jurent que par Nina. Cette situation est peu engageante pour notre personnage principal mais vous vous doutez bien que tout est bien qui finit bien.

Avant d’arriver à apprivoiser sa nouvelle vie, Zoe va traverser quelques épreuves. Entre les petites terreurs dont elle a la responsabilité et son fils qui ne parle toujours pas, elle va vite se demander ce qu’elle fait là. Mais c’est là que tient toute la force de ce roman. La force et la résilience de cette femme sont impressionnantes. Avec son petit caractère, sa volonté et sa détermination, elle ne baisse jamais les bras et arrive à se réinventer et ça fait du bien. Pendant mes 4 jours de lecture, j’ai pu me retrouver dans un paysage incroyable, l’Écosse à l’état pure avec sa météo capricieuse, ses habitants généreux, ses loch et ses montagnes. L’envie de prendre un billet pour aller passer quelques jours là-bas a été difficile à maitriser, les nombreux souvenirs de mon voyages refaisant surface à chacune des pages.

Jenny Colgan sait parfaitement mener ses histoires avec une plume délicate mais ne tombant jamais dans la mièvrerie qui aurait pu me faire fuir en courant. A travers ses personnages forts, touchants, elle nous fait passer de beaux messages et nous donne une bonne dose de fraicheur et d’espoir. C’est exactement ce que je recherchais en ouvrant ce livre que je me réservais pour patienter un peu avant mes vacances. Sa capacité à faire face aux épreuves de la vie sans pour autant nous donner l’impression de vivre dans un conte de fée pour enfant rend ce roman intense et réconfortant.

Contrairement à La charmante librairie des jours heureux, le thème du livre est un peu mis de côté ici même si il n’est jamais bien loin. La famille, la solidarité et la résistance face aux difficultés sont mises en exergues. Pour l’amoureuse de livre que je suis, j’ai eu un tout petit regret de ne pas voir davantage vu le magnifique van sillonnait les routes d’Écosse mais cette lecture a été largement à la hauteur de mes attentes.

Pour conclure ?

Un très bon moment, doux, délicat, où vont cohabiter humour et émotions. Impossible pour moi de vous dire lequel des deux livres de la série j’ai préféré. Ils se ressemblent et sont pourtant si différents, je ne peux vraiment pas me décider. Zoe et Nina sont des femmes fortes, que rien ne peut arrêter. Chacune atteint son but en se battant corps et âme pour y arriver, en affrontant les obstacles et les difficultés. Comme pour chaque roman de Jenny Colgan que j’ai pu lire, la femme est mise à l’honneur sans jamais dénigrer le rôle des hommes.

Si une virée en Écosse, accompagné par de charmants personnages vous tente, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Un commentaire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s