Sur l’île noire – Sonja Delzongle

« Au-delà de la confirmation d’une hypothèse ou d’une vérité, partir à la recherche de Nessie, c’est partir à la recherche de soi, de ses peurs et de ses rêves. Le plus riche et le plus loin des voyages. »

Note : 5 sur 5.

Résumé éditeur :

Faut-il croire aux monstres ? Comment un mythe façonne-t-il une région ? Comment une légende fascine-t-elle le monde ? C’est la question que se pose Sonja Delzongle, autrice de polar, pour qui la différence, la solitude, la marginalité ont toujours été sources d’inspiration.

Partie sur les noires terres écossaises pour saisir l’esprit des Highlands et apprécier le trouble de ses eaux. Elle est revenue avec un palpitant récit alternant entre enquête, rencontres improbables et voyage (intérieur comme extérieur).
Autour de Nessie, créature des profondeurs, on trouve : des îles mystérieuses riches en légendes, des canulars, des présumées apparitions, mais aussi de sérieuses études scientifiques ayant abouties en 2018 à 600 prélèvements d’ADN et surtout, des doux dingues, aventuriers du lac, pour qui le fantastique est devenu le quotidien.

Mon avis :

Avant toute chose, dites-vous bien que si Sonja Delzongle sort un livre, je suis forcément au rendez-vous. En plus d’adorer ses polars et ses thrillers, j’apprécie tout particulièrement la femme que j’ai eu la chance de croiser plusieurs fois en salon. Posée, sensible, gentille, passionnée et passionnante, c’est tout ce que je retiens d’elle à chaque fois que je la vois que ce soit en vrai ou sur les réseaux sociaux.

Mais alors imaginez un peu mon impatience quand j’ai su qu’elle sortait un nouveau livre et qu’en plus, celui-ci était consacré au monstre du Loch Ness. Mon amour inconditionnel pour l’Écosse, que j’ai eu la chance de visiter pendant 2 semaines complètes, ce coup de foudre pour ce pays combiné à l’histoire d’une autrice dont je ne rate aucun ouvrage…. Voilà de quoi combler la lectrice que je suis. C’est donc sans surprise que je me suis ruée en librairie le jour de sa sortie pour me procurer Sur l’île noire.

La toute première chose qui m’a vraiment marquée dès les toutes premières pages, c’est la plume absolument incroyable de Sonja. Loin de ses habituels thrillers, j’ai découvert une sensibilité et une délicatesse incroyables qui m’ont séduites dès les premiers mots. J’ai posé le livre quelques secondes pour dire à voix haute : Wahou mais c’est tellement beau, j’étais émue. Oui, je suis dithyrambique mais j’ai été bouleversée par cette lecture tant la beauté du texte a su m’emporter. Je ne peux pas nier le fait que chaque décor ou presque cité ici est un lieu que j’ai visité renforce forcément mon sentiment. Ces lieux ont su me procurer autant d’émotions que celles que l’autrice décrit avec perfection. L’immensité de ce loch à l’attraction mondialement connue a eu pour effet de me donner le vertige. Je vous mentirai si je vous disais que je n’ai pas guetté moi aussi pendant de longues minutes la surface de cette eau d’acier, dans l’espoir de voir Nessie apparaître. C’est d’ailleurs ça, la force presque mystique de ce monde de légendes. Qu’on y croit ou non, on regarde et on se laisse emporter par l’ambiance. Sonja Delzongle a cette capacité à nous emmener en voyage avec elle, voyage intérieur avant tout. Introspections et réflexions, rencontres et partages.

Ce récit est incroyable, je n’avais pas envie de le terminer, il est court mais intense. Il est vrai que l’affecte que je ressens envers ces terres écossaises a joué un rôle important dans mon avis mais chaque mot a sut résonner en moi. Je suis absolument certaine qu’ils feront écho en chacun d’entre vous. La poésie, l’élégance du texte, impossible d’y être insensible.

Certaines rencontres qu’à pu faire l’autrice m’ont ramenées à mes bons souvenirs. Steve Feltham, ce grand timide que j’ai eu la chance de croiser, ses petites figurines Nessie dont une est exposée dans ma bibliothèque, que je regarde avec nostalgie chaque fois que je passe devant. Une multitude d’émotions m’ont submergées tout au long de ma lecture.

« Car cette histoire de monstres n’est-elle pas, comme dans le roman, une allégorie de l’attente humaine de la mort? De l’inexorabilité et l’irrévéversibilité du temps? »

A travers tous ces mythes et ces légendes, chacun est capable d’y trouver quelque chose qui finalement donne un sens à la vie. Nous sommes libres de penser et de ressentir les choses comme bon nous semble. Et c’est cette liberté qui est parfaitement décrite dans ce récit, cette liberté dont on a plus que jamais besoin en ce moment.

Merci Sonja pour ce texte inoubliable qui a trouvé une place irremplaçable dans ma vie de lectrice. Un coup de cœur, un coup de foudre, je suis comblée.

« […] Monstre ou pas monstre, ce n’est pas le plus important. En fin de compte, la seule chose que je voudrais qu’on retienne de mon expérience, c’est que si vous avez un rêve, aussi fou semble-t-il, ne le laissez pas s’envoler. »

Si vous souhaitez écouter l’autrice parler de son voyage, vous pouvez retrouver le podcast juste ici :

Dans les brumes du Loch Ness sur les traces du monstre.

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