La maison au milieu de la mer Céruléenne – T.J. Klune

« Et je connais le pouvoir que vous détenez. Je vous demande simplement de garder l’esprit ouvert monsieur Baker. Pouvez-vous faire cela pour moi?« 

Note : 5 sur 5.

Résumé éditeur :

Une île magique. Une mission dangereuse. Un secret brûlant.

Linus Baker mène une vie tranquille et solitaire. À quarante ans, il vit dans une petite maison avec un chat caractériel et ses vieux disques. En tant qu’agent du Ministère de la Jeunesse Magique, il doit s’assurer du bien-être des enfants dans les orphelinats supervisés par le gouvernement.

Mais lorsqu’il est convoqué de manière inattendue par les Cadres Extrêmement Supérieurs, il se voit confier une mission curieuse et hautement secrète : se rendre sur l’île de Marsyas dans un foyer où résident six dangereux pensionnaires.

Obligé de mettre ses craintes de côté afin de rédiger un rapport objectif sur l’établissement, Linus va vite comprendre que les enfants ne sont pas le seul secret que renferme l’île. Il devra également réussir à cerner le charmant et énigmatique directeur des lieux, Arthur Parnassus, qui fera tout pour défendre ses protégés.

À mesure qu’il découvre d’incroyables secrets et qu’il se rapproche d’Arthur, Linus va se retrouver confronté au plus difficile des choix : faire son devoir ou écouter son cœur.

Mon avis :

Vous sentez pointer le petit coup de cafard de la rentrée ? L’automne qui arrive, les journées qui raccourcissent, le gilet en pilou-pilou qu’on doit ressortir des placards ? Ou au contraire, vous profitez de l’arrière saison pour partir quelques jours en vacances? Après tout, partir après tout le monde c’est le meilleur moment non? Peu importe. Quelle que soit votre situation ou votre ressenti du moment, si il y a bien une lecture qui saura vous réconforter ou vous conforter en ce moment c’est bien celle-ci. La maison au milieu de la mer Céruléenne n’est pas juste une histoire avec un titre à rallonge. HOULA, loin de là. C’est tellement plus, beaucoup plus.

On dit souvent à propos d’un livre qui n’a pas marché avec nous que ce n’était peut être pas le bon moment pour le lire. Qu’on retentera sûrement l’aventure plus tard. Eh bien pour ma part, c’est tout l’inverse. J’ai été séduite par la couverture je ne vais pas vous mentir (en version reliée). Une fois ma curiosité piquée, je me suis penchée sur les avis des autres lecteurs. Élogieux, vous avez sûrement pu vous en rendre compte. Aïe aïe, la pression ! Faites que je ne sois pas déçue ! Mais quelle erreur aurais-je fait si je n’avais pas lu ce livre pile en ce moment, à cette période de ma vie. Comme si il était celui dont j’avais le plus besoin. Un peu comme un énorme câlin réconfortant pour nous dire que non, on n’est pas seul à vivre une situation particulière, un tournant. Linus Baker a été et est mon guide, celui qui a su allumer les lanternes autour de moi. Voilà pourquoi j’ai tant aimé cette lecture. Il m’a aidé à ouvrir les yeux et à prendre conscience de beaucoup de choses, notamment sur le fait qu’on peut changer de vie si c’est vraiment ce que l’on souhaite.

J’ai lâché prise et je me suis laissée prendre par la main par Théodore, Lucy, Chauncey, Phee, Talia, Sam, Arthur, Zoé et Linus. Je leur ai confié mon cœur et je les ai laissé faire. Cette histoire est incroyable. Les thèmes abordés sont aussi bouleversants qu’importants. Les préjugés sur la différence, la violence, le déni, la classification des genres… Ce livre est une ode à la tolérance, à l’acceptation et à la revendication de chacun. Ces enfants, ces petits êtres magiques nous donnent une belle leçon grâce à leur indéniable résilience face à la cruauté des Hommes. La société et le gouvernement sont un peu mis à mal au fil de l’histoire, l’auteur mettant en exergue les défaillances d’un système trop arrêté sur ses propres idées préconçues, plaçant la différence comme une sorte de crime, de sous classe.

Les métaphores qui sont utilisées dans le texte sont fortes et puissantes. Le temps pluvieux de la ville où Linus vit et travaille, en permanence envahit par la grisaille sans fin contraste parfaitement avec le bleu céruléen du ciel de l’île de Marsyas. C’est parfaitement à l’image de la vie de ce personnage qui jusqu’avant sa rencontre avec la joyeuse troupe, ne voyait son quotidien qu’en noir et blanc. Il se retrouve du jour au lendemain baigné de lumière et c’est son existence toute entière qui va changer. Évidemment je me refuse de vous en dévoiler davantage que ce que peut déjà vous donner la 4ème de couverture. Il faut lire ce roman pour comprendre l’ampleur des émotions qu’il transmet. Alors oui, c’est un livre qui a été rangé dans la catégorie jeunesse. C’est vrai qu’un enfant ou un adolescent prendra plaisir à le lire, mais les messages envoyés résonnent d’autant plus dans le cœur d’un adulte. En tout cas, ce fut le cas dans le mien.

Un coup de cœur

Et pourtant j’en lis des livres, je peux même dire que j’en dévore une sacrée quantité mais rares sont ceux que je retiens comme étant inoubliables. Aussi rares sont ceux que j’aimerai relire encore et encore. La maison au milieu de la mer céruléenne fait partie de ces petits trésors singuliers qui laissent une trace indélébile. Si vous ne l’aviez pas encore compris, je vous le redis, lisez ce livre ! Vraiment j’insiste mais il est d’une telle pureté, il est remplie de messages et d’espoir sans jamais tomber dans la leçon de morale incriminante, il vous ouvre juste les yeux. Il est chaleureux, drôle, révoltant parfois, tendre et terriblement addictif. Une merveille !

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