La ligne verte – Stephen King

« Je suis fatigué patron, fatigué de devoir courir les routes et surtout d’être seul comme un moineau sous la pluie. »

Note : 5 sur 5.

Résumé éditeur :

Octobre 1932, pénitencier d’État, Cold Mountain, Louisiane. Le bloc E, celui des condamnés à mort, reçoit un nouveau pensionnaire: John Caffey rejoint ceux qui attendent de franchir la ligne verte pour rencontrer la chaise électrique, Miss Cent Mille Volts. Mais Caffey n’est pas comme les autres. D’accord, on l’a retrouvé auprès des cadavres ensanglantés de deux petites filles, mais il est étrangement absent. Jusqu’au jour où Paul, le gardien-chef, tombe malade et alors une terrible vérité semble s’esquisser. Qui est ce prétendu meurtrier aux pouvoirs étranges? Qui dresse Mister Jingles, l’étrange souris, bien trop intelligente? Quand Paul commence à répondre à ces questions, il sent que personne dans le bloc E ne sortira indemne de la rencontre avec John Caffey.

Mon avis :

Tout le monde connait ce chef d’œuvre de Stephen King, que ce soit par le livre, par l’adaptation cinématographique ou par le bouche à oreille. Inutile de présenter une telle histoire si? Peut-être est-il davantage intéressant de parler du ressenti ici, d’émotions, de sentiments, parce cette lecture, qui fut une lecture audio pour ma part, est mémorable. Oui, oui, mémorable. Pour commencer, je n’avais nullement prévu de lire ou d’écouter La ligne verte, ayant déjà vu le film plusieurs fois, versant chaque fois des litres et des litres de larmes, je n’en voyais plus vraiment l’intérêt et puis… En flânant sur mon application de livres audio, ne sachant quoi choisir, je suis tombée dessus. Curieuse, j’ai cliqué, lu les avis et remarqué que le narrateur n’était autre que Jean-Philippe Puymartin. Ce nom ne vous dit peut être rien et pourtant sa voix vous est forcément familière puisque c’est l’acteur français qui fait la doublure de Tom Hanks. Niveau immersion, que pouvais-je demander de plus? Ni une, ni deux, j’ai cliqué, j’ai commencé à écouter et j’ai laissé la magie opérer…

A peine 5 minutes, c’est le temps qu’il m’a fallu pour me dire que j’avais eu raison de me lancer dans cette écoute. Mon petit cœur sensible en a souffert, ça c’est certain mais bon sang que c’était beau ! J’ai redécouvert cette histoire à travers cette fois, les mots du King. Même si certaines adaptations cinématographiques peuvent être largement à la hauteur de l’œuvre initiale, ce qui est effectivement le cas ici, j’ai appréhendé l’histoire de John Caffey complétement différemment. J’avais l’impression de vivre avec chaque personnage, me posant les mêmes questions que Paul. Parce que La ligne verte ce n’est pas juste du fantastique, c’est avant tout un récit qui traite de sujets dramatiques (quel que soit le point de vu de chacun dessus) : le racisme, la peine de mort, la conscience, les principes…

Forcément la force de tout ça tient en partie grâce aux personnages forts, extrêmement bien maniés, convaincants. Paul est un homme bon, qui a su, très rapidement voir John Caffey tel qu’il est vraiment : un don du ciel rempli de souffrance. La grande question tourne principalement autour de la peine de mort, sujet sensible, presque philosophique (je me rappelle d’un devoir pour connaître notre opinion en cours de philo de terminale…). Stephen King, toute en finesse et justesse nous offre son point de vue, à travers les pages de La ligne verte, il nous expose une critique construite et réfléchie sur cette mise à mort d’un homme après une décision de justice. Dans cette histoire, avec sa dose de fantastique au sens propre comme au sens figuré, on va se prendre 1001 émotions en pleine tête, en plein cœur. Difficile de rester insensible aux mots posés sur les maux.

La ségrégation, la peine capitale, le rejet, la solitude… Autant de douleurs qui sont transcrites d’une main de maitre. Écrit au départ sur le schéma d’un feuilleton, un peu à la Dickens, le King livre ici à mes yeux son plus belle ouvrage. Accessible à tous, même aux âmes sensibles, il délivre un message universel, loin de ses livres horrifiques qu’il a l’habitude de proposer. Avec l’histoire de John, de Paul, de Mister Jingle et de tous les autres, vous êtes assurés de passer un moment fort et inoubliable.

Difficile de trouver les mots justes pour offrir à La Ligne verte un retour aussi incroyable que ce qu’elle a pu m’offrir. Je peux simplement vous dire que ce fût un peu plus de 15 heures d’écoute intenses, sans aucune envie de laisser divaguer mon esprit ailleurs. J’étais plongée, à 100% dans cette œuvre qui m’aura apportée une expérience inédite et bouleversante.

Vous avez vu le film et vous l’avez aimé? Alors ne passez pas à côté de ce livre, que ce soit en audio ou en lecture, il vous apportera les précisions qui jusque là, ne semblaient pas manquer. L’adaptation cinématographique est extrêmement fidèle à l’œuvre originale mais bien sûr, malgré ses presque 3 heures, tous les petits détails n’ont pas pu être retranscrits. Le fait de connaître l’histoire n’a nullement été dérangeant pour moi. Ce fût une redécouverte de La Ligne verte et –oh je vous le promets– je ne regrette absolument pas.

C’est un livre qu’on ne peut pas oublier, qu’il est impossible de repousser et qui, malgré le fait que ce ne soit pas pour les mêmes raisons que d’habitude avec Stephen King, hantera vos nuits. Une petite merveille intemporelle qu’il ne faut pas reléguer au fond de sa bibliothèque, croyez-moi. A Lire, à écouter et à voir. Une perfection.

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