Les lendemains – Mélissa Da Costa

« La mélancolie c’est le bonheur d’être triste. »

Note : 4 sur 5.
En librairie depuis le 3 février 2021 chez Le livre de Poche – 384 pages

Résumé éditeur :

Ce que la vie prend, elle le redonne aussi.
Amande ne pensait pas que l’on pouvait avoir si mal. En se réfugiant dans une maison isolée en Auvergne pour vivre pleinement son chagrin, elle tombe par hasard sur les calendriers horticoles de l’ancienne propriétaire des lieux. Guidée par les annotations manuscrites de Madame Hugues, Amande s’attelle à redonner vie au vieux jardin abandonné. Au fil des saisons, elle va puiser dans ce contact avec la terre la force de renaître et de s’ouvrir à des rencontres uniques. Et chaque lendemain redevient une promesse d’avenir.

Mon avis :

Ces lendemains qui semblent insurmontables, ces lendemains que nous ne voulons ni voir, ni vivre, voilà comment commence cette histoire riche en émotions. Quand un drame abominable vient mettre à mal toute la vie d’Amande, elle décide de fuir son quotidien et de s’enfermer dans sa douleur au fin fond de la campagne, dans une vieille maison inoccupée depuis plusieurs années. La première partie est dure, pleine de chagrin et de dépression. Le deuil est propre à chacun, nous ne pouvons nullement juger. Ici, l’auteure nous expose celui d’une femme qui avait tout et en un claquement de doigt, se retrouve sans rien ou presque. Bouleversant, on va suivre la descente aux enfers d’Amande, qui tente comme elle peut de se lever chaque matin, en refusant de laisser entrer le soleil, littéralement et métaphoriquement parlant. J’ai très vite été touchée par l’histoire et par la plume, une fois de plus.

Les personnages, il y en a peu mais ils sont beaux, bien construits, vrais. Je les ai adoré. Les thèmes abordés sont forts, sans fioritures, tellement normaux. C’est cette réalité qui me plait autant je crois dans la plume de Mélissa Da Costa, elle est extrêmement talentueuse pour mettre des mots sur des maux. Telle une poésie, elle emporte son lecteur pour ne plus le lâcher jusqu’au dénouement qu’on espère forcément heureux. Pas de voyeurisme ou de sentiment malaisant, on apprend juste à connaitre cette jeune femme qui, grâce aux pouvoirs de la nature va doucement reprendre vie. Alors oui, dit comme ça, ça peut paraître un peu gnangnan et pourtant pas du tout, c’est juste beau, vraiment beau. Le temps fait son œuvre, les saisons passent et le travail autour du deuil fait son effet.

Les lendemains, quel beau titre pour évoquer ces moments terribles de la vie. Ces moments où on à l’impression que la douleur ne partira jamais. A travers ce titre, l’auteur nous donne surtout une jolie morale, celle de vivre au jour le jour. Finalement, nous ne savons rien de ce qui se passera après alors comme le dit si bien l’expression latine, il vaut mieux cueillir le jour – Carpe diem. Inutile de vouloir aller trop vite, comme c’est parfaitement imagé dans l’histoire, grâce au jardin qui reprend vie doucement, le deuil prend du temps et pour réussir à guérir un temps soit peu, il ne faut pas brûler toutes les étapes. Bien que ce ne soit pas mon genre de lecture habituel et que je n’ai donc que très peu de points de comparaisons, je ne doute pas que l’auteure maitrise à la perfection les sujets qu’elle traite. Elle arrive à cerner la douleur sans en faire pour autant un mélodrame à l’eau de rose. Elle transforme tout ça en hommage à la nature, à la vie, que c’est beau et que ça m’a plu !

A travers des petits rituels, des choses, qui pour nous pourraient paraître insignifiantes, voire futiles mais pourtant indispensables pour Amande, elle va doucement reprendre goût à la vie sans pour autant renier son chagrin. Parce que c’est ça aussi cette histoire : accepter d’aller mal, accepter qu’on ne peut pas guérir en un claquement de doigt, laisser faire le temps en se consacrant aux petites choses qui font du bien, même un tout petit peu.

en conclusion

Une très belle histoire portée par une écriture magnifique. Le chemin parcouru jusqu’à la résilience y est décrit comme une route initiatique. Remplie de douleur, de douceur et d’espoir, Les lendemains est la promesse d’un moment de lecture intense et revigorant, à sa façon. Avec son deuxième livre, que j’ai adoré, Melissa Da Costa devient à présent mon auteure doudou, celle qui sait me sortir de mes polars et de mes thrillers pour m’apporter de la vie, du bonheur et beaucoup d’aspiration. J’ai déjà hâte de lire le suivant qui m’attend dans ma pile à lire. Je sais d’ores et déjà que ce sera un moment cocooning dénué de mièvrerie qui saura m’emmener dans une bulle de bienveillance et de bonheur. Vivement !

Merci Le Livre de Poche, j’ai gagné ce livre dédicacé grâce à un concours proposé pendant la période de Noël, quel beau cadeau !

2 commentaires

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