La déraison – Agnès Martin-Lugand

« Je lui avais fait une promesse qui n’avait aucune valeur. Avant de mourir, on peut tout promettre, la lune, monts et merveilles, cela n’engage à rien. On peut se bafouer, piétiner ses serments , on n’en paiera jamais les conséquences. »

Note : 3 sur 5.
En librairie depuis le 24 mars 2022 chez Michel Lafon – 276 pages

Résumé éditeur :

« Comprendrait-elle la déraison, le Grandiose destructeur que j’avais vécu et qui m’avait changée à jamais ? »
Une femme aux portes de la mort.
Un homme incapable d’en finir avec la vie.
Leurs deux voix s’élèvent tour à tour pour nous confier leur histoire, leurs maux, leurs démons, et plus que tout l’amour fou. Un amour qui inspire, réunit et sauve autant qu’il a pu détruire et séparer.

Mon avis :

Je ne connaissais pas du tout Agnès Martin-Lugand, probablement parce que c’est le genre de littérature que je ne lis pas, qui ne m’attire pas. J’ai pourtant été intrigué par ce livre parce que le sujet grave qu’il traite m’intéressait, parce que j’en avais lu des avis très positifs, avec à priori, une charge émotionnelle intense. Pourquoi pas? J’ai mis de côté ma pile à lire de thrillers et polars pour découvrir La déraison. Méfiante ? Oui. Prête à vivre mille et une émotions? Oui. Impatiente malgré tout? Oui aussi.

Alors qu’est-ce que ça a vraiment donné cette lecture ? Pour commencer, la plume de l’auteure est indéniablement magnifique, poétique, douce et brutale à la fois. Un sacré mélange. L’histoire est bouleversante, une femme de 43 ans en fin de vie, usée par la maladie et un homme, quant à lui, usée par la vie. Un paradoxe, pourtant le lien qui les unis est intense, c’est celui d’un amour passionnel, fusionnel, intemporel malgré près de 20 ans sans aucun contact entre eux. C’est beau, c’est touchant. J’ai aimé l’ensemble de ma lecture mais je n’ai pas ressenti le torrent d’émotions que la plupart des autres lecteurs ont si bien décrit. Pourtant je l’attendais, j’en avais envie. Je suis loin d’être insensible, au contraire, mon petit cœur tout mou a tendance à me rendre la vie difficile mais là… Non, je n’ai pas eu cette vague incroyable que j’attendais. Pourtant j’ai trouvé l’ensemble magnifique, poétique et presque philosophique. Les personnages sont touchants, cette histoire d’amour est sublime mais il m’a manqué quelque chose. Je pense qu’une petite centaine de pages en plus m’aurait davantage permis de ressentir ces émotions que je cherchais. Un approfondissement de l’histoire, du passé, du présent. Le sujet est grave et le livre est court. Peut-être un peu trop court.

Qu’importe, j’ai quand même aimé cette lecture, j’ai aimé la relation mère/fille, le fait de partir sur les traces de notre jeunesse pour livrer nos secrets avant le dernier grand départ, sans retour celui-ci. Une bonne dose de nostalgie pour Joshua et Madeleine et vous voilà embarqués dans ce dernier voyage. Même si j’ai gardé une certaine distance avec l’ensemble du récit, j’admets qu’il y a de quoi faire chavirer plus d’un lecteur.

Le rapport à la musique, au piano plus précisément, aide à donner une autre dimension au texte, une certaine forme de mélancolie si on arrive à imaginer les notes, la mélodie. J’adore le piano mais je n’y suis pas parvenue, j’aurais peut-être dû lancer ma playlist en même temps que ma lecture mais c’est trop tard maintenant.

EN CONCLUSION

Une chronique que je n’arrive pas à développer davantage, peu habituée à ce genre de lecture, j’avoue ne pas trop savoir comment m’y prendre. Un livre qui se lit très très vite, qui se veut charger en émotions mais qui pour ma part, n’aura pas su me toucher au même titre que l’ensemble du lectorat. J’ai apprécié découvrir la plume de l’auteure et m’orienter vers un tout autre style littéraire mais malheureusement, je ne retenterai pas l’expérience avec Agnès Martin-Lugand. Il en faut pour tous les goûts et j’ai le sentiment cette fois, d’être passée à côté d’un grand livre, du moins si j’en crois l’avis général. Je sais reconnaître les qualités de ce roman et même si le rendez-vous s’est finalement terminé en demi teinte, je mets ça sur le compte de mes attentes qui je crois, étaient inconsciemment, beaucoup trop hautes. Ou peut-être que ce côté là de la littérature n’est finalement pas fait pour moi.

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