Les possibles – Virginie Grimaldi

« Je me demande souvent si le moment que je suis en train de vivre restera gravé ou s’il s’évaporera. J’aimerais savoir comment se passe la sélection, quel critère transforme un épisode en souvenir. »

Note : 4 sur 5.
En librairie depuis le 4 mai 2022 chez Le Livre de Poche – 384 pages

Résumé éditeur :


Juliane n’aime pas les surprises. Quand son père fantasque vient s’installer chez elle, à la suite de l’incendie de sa maison, son quotidien parfaitement huilé connaît quelques turbulences.
Jean dépense sa retraite au téléachat, écoute du hard rock à fond, tapisse les murs de posters d’Indiens, égare ses affaires, cherche son chemin.
Juliane veut croire que l’originalité de son père s’est épanouie avec l’âge, mais elle doit se rendre à l’évidence : il déraille.
Face aux lendemains qui s’évaporent, elle va apprendre à découvrir l’homme sous le costume de père, ses valeurs, ses failles, et surtout ses rêves.
Tant que la partie n’est pas finie, il est encore l’heure de tous les possibles.

Mon avis :

Lire un Virginie Grimaldi c’est se préparer à vivre plein d’émotions. Au début, souvent, on ne sait pas trop lesquelles seront mises à l’honneur mais quand vous comprenez… Dans 100% des cas pour moi, je passe du rire aux larmes en une page. Lire un Virginie Grimaldi, c’est oser affronter la douleur des autres tout en sachant qu’elle peut facilement être transposée sur la vôtre. C’est aussi avoir la certitude, que coûte que coûte, une grosse dose d’amour et d’espoir viendront relevé tout ça.

J’attendais la sortie de ce livre en format poche pour plusieurs raisons. Tout d’abord, j’ai la collection dans Le Livre de Poche. Ensuite le résumé m’attirait, normal en même temps. Aussi, c’est ma garantie d’un moment de lecture enfermé dans une bulle de douceur. Pour ceux qui me lisent, vous avez du remarquer que c’est ce dont j’avais besoin ce mois-ci. J’ai quelque peu mis de côté mes livres noirs habituels pour ouvrir la porte à des romans beaucoup plus tendre avec mon petit cœur tout mou du moment. J’ai donc savouré cette lecture comme il se doit. Le sujet me touche d’autant plus que cette fois, il s’agit de la relation père/fille. Mon père étant lui-même le 1er homme de ma vie, celui qui surpasse tous les autres. Mon phare, mon héros, vous imaginez bien comment j’ai pu me sentir en lisant cette déclaration d’amour. Sous ses airs de légèreté, on sait tous qu’il n’en n’est rien. Alors oui, vous allez sourire, beaucoup. Vous allez aussi avoir le cœur qui se serre, souvent. Les possibles vous offrent non seulement une superbe lettre d’amour à son père mais aussi l’envie folle de réaliser ses rêves, avant qu’il ne soit trop tard. Sous ses airs de grand gamin, Jean, fan de hardrock et d’indiens va vous donner une belle leçon de vie. Julianne ou Microbe pour les intimes va nous partager son quotidien, sa sensibilité, ses peurs, ses angoisses et ses envies. Il est tellement facile de s’identifier, au moins un peu à l’un des personnages. L’acceptation de la différence, de l’imperfection, de la vie telle qu’elle est.

N’imaginez pas un livre moralisateur. Je vous rappelle que c’est de Virginie Grimaldi dont ont parle. C’est probablement tout sauf ça. C’était tellement chouette, tellement beau que je n’avais qu’une envie, appeler mon père pour lui dire à quel point je l’aime et à quel point il compte pour moi. Heureusement, je n’attends pas de lire un livre pour le faire mais quand même. C’est vrai que sous ses airs de feel-good Les possibles nous remue bien la tête et le cœur quand même.

Se replonger dans ses souvenirs d’enfance pour finalement décider de s’en créer de nouveaux, encore et encore, tant qu’il est possible. Voilà une véritable preuve d’amour. Après tout, lorsqu’on vit quelque chose on ignore sur le moment quel en sera son impact sur notre vie, nos réminiscences. Profiter, toujours. De son père, de sa mère, de ses proches. Hier est passé, demain est incertain, maintenant est concret.

En quelques mots

Une fois de plus je ne veux pas vous parler de l’histoire en elle-même, quel gâchis. Lisez-le, vous comprendrez. Je peux juste vous dire, qu’une fois de plus j’ai été émue. Oui, je suis peut-être un tantinet émotive mais quand même. Comment cela pourrait-il en être autrement? Je ne vois pas. Virginie Grimaldi fait partie de mes petites parenthèses nécessaires. De celle qui remplissent les batteries et nous rappellent que les choses les plus simples, celles qui nous semblent acquises ne sont pas éternelles. Je le savais, mais le lire… C’est important. Papa je t’aime.

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