Pour seul refuge – Vincent Ortis

« Il y a trois entités dans un procès: la victime, l’accusé et la douleur des proches. La victime a existé, l’accusé existe, la douleur existera. »

Note : 2.5 sur 5.
En librairie depuis le 15 octobre 2020 chez Pocket – 368 pages, 7.70€

4ème de couverture :

La plus terrible des prisons est celle qui n’a pas de murs.

De la neige à perte de vue, une ourse affamée, pas une habitation à des kilomètres à la ronde. Seuls, perdus dans les immensités sauvages du Montana, à plus de deux mille mètres d’altitude, deux hommes se font face : un jeune Indien, accusé de viol avec tortures, et le juge qui l’a condamné. Chacun possède la moitié des informations qui pourraient les sauver. Ensemble, ils s’entretueront. Séparés, ils mourront.

Ce que j’en ai pensé :

Cette lecture fût un pur hasard. Je suis tombée dessus et je me suis dit, pourquoi pas? Je ne connaissais ni l’auteur, ni les avis généraux. J’y suis allée à l’aveugle. Le Montana, la neige et le froid, un huit-clos au décor pesant. Une histoire qui garde ses secrets longtemps. On avance mais on ne sait pas vraiment où ni pourquoi. Du moins, on pense comprendre pour finalement avoir un bon revirement de situation. Les personnages sont bien construits bien que malheureusement peu attachants. Si vous avez l’habitude de me lire, vous savez que c’est un élément important voire décisif pour moi. Suivre des protagonistes qui ne me font pas un tantinet vibrer, c’est toujours compliqué. J’ai tout de même fait en sorte de passer au dessus de ça, me concentrant davantage sur l’intrigue en elle-même. Celle-ci est efficace, elle installe un certain suspense qui nous pousse à continuer coûte que coûte. Plusieurs histoires parallèles (qui vont bien sûr s’imbriquer) nous poussent à nous interroger, à chercher le lien.

Si j’ai aimé l’ambiance, le décor et la plume, j’ai moins aimé le manque d’empathie pour les personnages qui finalement, m’aura rattrapée. Quelques longueurs dans la 1ère partie et une accélération beaucoup trop rapide ensuite. La tension est présente, avec des nerfs à vifs pour tout le monde. Peu de place à l’optimisme. C’est aussi froid que la température glaciale du Montana. Ça peut plaire, cette distance peut séduire une grande partie des lecteurs et des lectrices mais ce ne fût pas le cas pour moi. La beauté des paysages n’est pas forcément assez bien peinte, il y avait pourtant matière. Cette nature aussi cruelle que belle aurait pu être un personnage à part entière, de quoi donner davantage de puissance au texte. Choisir un tel lieu sans lui donner la dimension qu’il mérite c’est un peu dommage, à mon sens.

Le point positif reste ce mystère dense qui s’installe dès les premières pages. On ne va pas se mentir, impossible d’abandonner cette lecture sans connaître le mot de la fin. On veut comprendre, coûte que coûte. La fin ne m’a fait aucun effet WAHOU mais elle ne m’a pas déplu non plus.

Pour résumer :

Difficile pour moi d’en dire plus, de faire une chronique plus longue, je ne saurais pas quoi dire d’autre. Je n’ai pas trouvé cette lecture déplaisante mais je l’ai déjà oubliée. Je ne peux pas vous dire que je suis déçue puisque je n’attendais rien de particulier. Juste une lecture d’entre deux. Je suis persuadée qu’elle pourrait plaire à beaucoup, ça n’a pas été un grand moment pour moi mais j’imagine parfaitement que ça pourrait le devenir pour d’autres. Des personnages un peu plus chaleureux (oui, oui c’est possible malgré l’histoire) auraient pu me permettre d’avoir un ressenti différent. Aller, qu’importe, je suis déjà passée à autre chose et je n’en garde aucune amertume.

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