
BILAN LECTURES
Mai aura été un mois particulièrement riche, autant en lectures qu’en émotions.
Avec 17 livres lus et plus de 7 000 pages tournées, j’ai navigué entre thrillers haletants, histoires de famille, récits de reconstruction et quelques romances qui m’ont permis de souffler entre deux lectures plus intenses.
Le mois a également commencé de façon très spéciale puisque j’ai eu la chance, le 5 mai, d’être invitée à un tea time avec Franck Thilliez. Un moment privilégié durant lequel nous avons pu échanger autour de ses romans, de son travail d’écriture et de nombreux autres sujets. Une rencontre passionnante qui a donné une saveur toute particulière à ce mois de lectures.

Ma seule véritable déception aura été Le Livre de la Nuit de Holly Black. J’en attendais énormément. L’univers me séduisait, la promesse aussi. Malheureusement, malgré quelques bonnes idées, les longueurs ont fini par prendre le dessus et mon intérêt s’est progressivement émoussé.
Du côté des bonnes lectures, j’ai passé un excellent moment avec 14 minutes et 2 secondes d’Anouk Shutterberg, un thriller à la construction originale qui m’a tenue en haleine du début à la fin. J’ai également beaucoup aimé découvrir L’île où je ne suis pas morte de Marie Neuser, un roman noir à l’atmosphère écossaise particulièrement réussie.
J’ai aussi pris beaucoup de plaisir avec Daisy Jones & The Six, véritable plongée dans l’univers du rock, ainsi qu’avec Cucul de Camille Emmanuelle, un roman atypique qui utilise l’humour pour questionner certains codes de la romance contemporaine.
Parmi les très bonnes lectures du mois, plusieurs titres se sont démarqués. Mad Majesty m’a offert tout ce que j’attendais d’une romance royale (j’ai d’ailleurs enchainé avec la suite!). J’ai également poursuivi mon aventure dans l’univers d‘Eragon avec L’Aîné. Entre révélations importantes, évolution des personnages et approfondissement de l’univers imaginé par Christopher Paolini, cette lecture m’a donné très envie de poursuivre la saga. J’ai retrouvé avec plaisir la plume de Sophie Jomain dans Journal d’une wedding planner, tandis que Le sourire aux livres de Cynthia Kafka m’a touchée par son humanité et ses personnages cabossés par la vie. Quant à Et la joie de vivre de Gisèle Pelicot, difficile de rester insensible à un témoignage aussi fort.
Le niveau est encore monté d’un cran avec mes lectures à 4,5 étoiles. J’ai adoré découvrir l’histoire du mythique paquebot dans Les Femmes du France de Zoé Brisby. Franck Thilliez m’a une nouvelle fois retourné le cerveau avec L’Autre Moi. Olivier Bal m’a tenue en tension avec Le Piège et Virginie Grimaldi m’a émue avec D’autres printemps et sa relation grand-mère/petite fille particulièrement juste.
Enfin, deux livres ont frôlé le coup de cœur.
Sur la route de Madison reste une histoire d’amour intemporelle qui n’a rien perdu de sa puissance émotionnelle.
Et puis il y a Nous traverserons des orages d’Anne-Laure Bondoux. Une fresque familiale qui m’a accompagnée bien après avoir tourné la dernière page. J’ai vécu auprès des Balaguère, traversé leurs drames, leurs silences, leurs espoirs et leurs blessures. Une lecture immersive, ambitieuse et profondément humaine qui restera sans aucun doute parmi les plus marquantes de mon année.
Au final, ce mois de mai aura été placé sous le signe des histoires de transmission, des liens familiaux, de la résilience et des personnages qui continuent à nous accompagner longtemps après avoir refermé leur livre. Et si je devais retenir une chose, c’est peut-être celle-ci : les meilleures lectures sont souvent celles qui nous donnent l’impression d’avoir vécu un petit morceau de vie supplémentaire.
MEILLEURES LECTURES DU MOIS

Sur la route de Madison – Robert James Waller
J’ai vraiment énormément aimé cette lecture.
C’est un petit roman, mais il contient une quantité folle d’émotions. Et je comprends totalement pourquoi cette histoire continue de traverser les années sans perdre de sa puissance.
Il y a quelque chose de profondément universel dans cette romance. Peut-être parce qu’elle parle autant des choix de vie que de l’amour lui-même.

Nous traverserons des orages – Anne-Laure Bondoux
Nous traverserons des orages est une magnifique saga familiale qui m’a complètement embarquée. Anne-Laure Bondoux raconte un siècle de vie, d’amour, de secrets et de blessures avec une grande justesse. Derrière l’histoire des Balaguère, elle interroge ce que l’on hérite de ceux qui nous ont précédés et ce que l’on transmet à notre tour. Un roman ambitieux, captivant et profondément humain que j’ai eu beaucoup de mal à quitter.
LES TRES BONNES LECTURES

Franck Thilliez fait partie de ces auteurs qui réussissent toujours à me captiver, mais ici il m’a complètement embarquée dans son labyrinthe mental.
J’ai adoré cette sensation permanente de ne plus savoir à quoi me fier. Cette frontière floue entre rêve et réalité. Cette tension psychologique qui monte progressivement jusqu’aux dernières pages.
Et surtout, cette impression d’être manipulée du début à la fin sans jamais réussir à décrocher.

D’autres printemps – Virginie Grimaldi
J’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture.
Même si j’ai déjà énormément aimé plusieurs romans de Virginie Grimaldi, elle réussit encore à me toucher différemment à chaque fois.
Et ici, j’ai retrouvé tout ce que j’aime chez elle : des personnages profondément humains, des émotions sincères, des sujets difficiles abordés avec douceur, et cette petite lumière qu’elle laisse toujours quelque part entre les pages. Ce n’est peut-être pas mon numéro un de l’autrice… mais il n’en est vraiment pas loin.
Et honnêtement, refermer un roman de Virginie Grimaldi donne toujours un peu l’impression de quitter des ami.es.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture.
Si vous aimez les thrillers où la psychologie prend le dessus sur l’action pure,
si vous aimez les histoires qui brouillent les pistes,
et surtout si vous aimez être manipulés en tant que lecteur… Alors clairement, ce roman est fait pour vous.
Parce qu’au fond…
le piège n’est peut-être pas seulement celui de Frank. Il est aussi un peu le nôtre.

Les femmes du France – Zoé Brisby
Avec Les femmes du France, Zoé Brisby signe un roman qui mêle habilement Histoire, secrets de famille, enquête et destins féminins. J’ai découvert avec beaucoup d’intérêt l’histoire du France et de sa dernière traversée, tout en m’attachant profondément à Jane, Charlie et Rose. Une lecture immersive, instructive et portée par des personnages que l’on quitte avec un petit pincement au cœur.

Même si les émotions ont été moins intenses que dans Avant toi, j’ai vraiment beaucoup aimé ce troisième tome. Je crois que ce que j’ai préféré ici, c’est voir Lou enfin se trouver elle-même.
J’ai retrouvé ce mélange de tendresse, d’humour, de mélancolie et d’humanité qui m’avait tant plu dans le premier tome. Et quitter définitivement cette trilogie m’a fait quelque chose. Parce qu’au fil des pages, Lou devient un personnage qu’on a presque l’impression de connaître réellement.

Et la joie de vivre – Gisèle Pelicot
Avec Et la joie de vivre, Gisèle Pelicot livre un témoignage d’une immense dignité, porté par une parole sobre, lucide et profondément humaine.
Bien plus qu’un récit personnel, ce livre devient une réflexion puissante sur l’emprise, la mémoire, la reconstruction et notre regard collectif sur les violences invisibles.
Un texte bouleversant, nécessaire et profondément marquant.

Journal d’une wedding planneur – Sophie Jomain
J’ai passé un très bon moment avec cette lecture.
C’est drôle, rythmé, très visuel et surtout extrêmement facile à lire.
Je me suis vraiment laissée embarquer par les catastrophes de Zélie, ses réactions parfois complètement lunaires et tout cet univers du mariage qui peut rapidement virer au chaos absolu.

Le sourire aux livres – Cynthia Kafka
J’ai passé un très beau moment avec ce roman. Je ne parlerais pas d’une lecture légère tant les thèmes abordés sont parfois douloureux, mais c’est un livre qui fait du bien malgré tout.
Parce qu’il rappelle que même après les pires tempêtes, il existe encore des raisons d’avancer. Parce qu’il célèbre les rencontres, l’entraide et les secondes chances. Parce qu’il nous rappelle aussi que l’on n’est pas obligé de se reconstruire seul.

Eragon, T2 : L’ainé – Christopher Paolini
L’Aîné est exactement ce qu’on attend d’un deuxième tome réussi.
Il ne se contente pas de prolonger l’histoire : il l’approfondit, la complexifie et prépare quelque chose de bien plus grand.
Plus sombre.
Plus intense.
Plus marquant.
Et même s’il prend parfois son temps, c’est pour mieux nous immerger dans un univers qui ne cesse de grandir.
Une suite solide, captivante… et clairement une saga qui confirme tout son potentiel.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture.
Oui, certains éléments donnent une impression de déjà-vu si vous lisez beaucoup de romances royales. Mais honnêtement, cela ne m’a pas empêchée d’être totalement embarquée par l’histoire.
La relation entre Damian et Esmée fonctionne très bien, l’ambiance royale est immersive sans être bling-bling et la plume de Delinda Dane rend le tout extrêmement addictif.
Maintenant, j’ai très envie de découvrir la suite.
LES BONNES LECTURES

Daisy Jones & The Six – Taylor Jenkins Reid
Daisy Jones & The Six, ce n’est pas seulement l’histoire d’un groupe de rock. C’est une plongée dans les relations humaines, dans la création, dans ce que le succès peut révéler… et abîmer.
C’est un roman qui brouille les frontières entre fiction et réalité avec une facilité déconcertante, au point de nous faire croire, le temps de quelques pages, qu’on a vraiment connu Daisy Jones.

L’île où je ne suis pas morte – Marie Neuser
J’ai trouvé ce roman extrêmement fort.
Ce n’est pas une lecture “facile”, ni un thriller au sens classique du terme. On est davantage dans un roman noir psychologique, lent, imprégnant, où l’atmosphère compte autant que l’intrigue.
J’ai aimé cette sensation d’être enfermée avec eux dans cette maison, dans cette île, dans cette mémoire familiale qui refuse de mourir. J’ai aimé la manière dont le passé remonte progressivement, par fragments, par sensations, sans jamais tomber dans quelque chose de démonstratif.
Et surtout, j’ai trouvé le roman profondément humain malgré toute sa noirceur.

14 minutes et 2 secondes – Anouk Shutterberg
J’ai passé un très bon moment avec ce thriller.
La première partie m’a complètement embarquée avec cette sensation d’urgence permanente et cette tension qui grimpe très vite. Et même si le roman change ensuite de rythme, je me suis laissée prendre par toute la mécanique psychologique qui se met progressivement en place.
Ce n’est pas seulement un thriller “d’action” : il y a aussi quelque chose de très humain dans la manière dont les personnages réagissent sous pression, dans leurs failles, leurs choix et leurs dérives.

Cucul est un roman original, drôle et volontairement provocateur qui utilise les codes de la romance pour mieux les questionner. Derrière son humour et son concept complètement loufoque, Camille Emmanuelle propose une réflexion sur la littérature romantique contemporaine, ses dérives, ses fantasmes et son influence. Une lecture qui demande un peu de recul, qui fera sans doute réagir, mais qui a le mérite d’ouvrir la discussion.
UNE DÉCEPTION…

Le livre de la nuit – Holly Black
Je ressors assez mitigée de cette lecture.
Je n’ai pas détesté, mais je n’ai pas vraiment aimé non plus. J’ai trouvé le tout beaucoup trop étiré pour réussir à totalement m’embarquer.
C’est typiquement le genre de livre où je voyais constamment le potentiel incroyable sans jamais réussir à être complètement happée par l’histoire.
Et c’est probablement ce qui est le plus frustrant au final.
IL N’Y A PAS EU QUE LES LIVRES…
Et puis il y a eu une autre obsession ce mois-ci. Une obsession qui ne compte pas dans mes 17 livres lus, mais qui mérite largement sa place dans ce bilan.
J’ai complètement binge-watché la série Off-Campus sur Prime Video. Je ne parle jamais de ça ici mais…
Il faut dire que j’avais adoré la saga d’Elle Kennedy. Résultat ? Les huit épisodes ont défilé à une vitesse folle.
À 36 ans, j’ai eu l’impression de rajeunir de quinze ans tant je me suis prise au jeu. J’ai retrouvé tout ce qui m’avait séduite dans les romans : l’ambiance universitaire, les amitiés, les histoires de cœur, les moments qui font sourire toute seule devant son écran. C’était exactement la parenthèse légère et réconfortante dont j’avais besoin.
Et puis il y a Garrett Graham.
Je l’aimais déjà dans les livres, mais alors en version série… comment dire ? Garrett Graham reste définitivement l’un de mes plus grands bookboyfriends et une véritable méga green flag.
Le plus drôle dans tout ça, c’est que je ne regarde quasiment plus la télévision depuis des mois. Pourtant, face à Off-Campus, impossible de résister. C’est le genre de série doudou dans laquelle on se sent bien et qu’on retrouve avec le même plaisir qu’un livre préféré relu pour la dixième fois.
EN CONCLUSION :
Ce que je retiens surtout, ce sont les émotions. Des familles qui tentent de se reconstruire, des secrets qui ressurgissent, des personnages cabossés par la vie, des femmes fortes, des destins qui se croisent et quelques héros qui continuent de m’accompagner bien après avoir refermé leurs livres. C’est exactement pour cela que j’aime lire : pour voyager, apprendre, ressentir, mais aussi pour rencontrer des personnages qui laissent une empreinte durable.
Juin arrive avec son lot de nouvelles découvertes et quelques lectures que j’attends avec impatience. En attendant, je referme ce mois de mai avec le sourire et une pile à lire qui, contre toute attente, n’a absolument pas diminué. Après tout, certaines traditions méritent d’être respectées.
En attendant le prochain bilan, je vous souhaite un joli mois de lectures, prenez bien soin de vous.






C’est un très beau bilan ! Le Gisèle Pelicot me semble essentiel à lire mais je pense attendre le bon moment vu le sujet.
J’aimeJ’aime
Merci 🙂
Si le Gisèle Pelicot est dur de part son sujet, l’écriture le rend vraiment « accessible » et permet de le lire avec respect sans tomber dans le drama. C’est une prouesse vu l’histoire terrible qu’il relate
J’aimeJ’aime